jeudi 24 novembre 2016

Une transparence féconde en bonheur

Nous sommes toutes et tous confrontés dans notre vie de citoyen-ne, de consommatrice-eur, dans notre vie au travail et même quelques fois dans notre vie sociale et familiale aux méfaits de deux phénomènes qui s'entrecroisent : la triche et l'opacité. Deux phénomènes qui à première vue conduisent à des résultats gagnant-perdants et qui  en réalité et si on voit plus loin que le bout de son nez sont bel et bien perdant-perdants.



J'explique pourquoi je mets le premier au singulier (gagnant ou perdant) et le deuxième au pluriel (perdants). Dans nos interactions entre personnes et dans les activités des groupes qu'elles soient économiques ou non, il y a le singulier mettant en évidence le JE (moi pour moi-même ou moi en tant que groupe). Il y a le pluriel car même si on est engagé dans une interaction avec une seule autre personne, en réalité il y a souvent d'autres personnes ou d'autres groupes qui sont impliqués ou impactés indirectement.

Je vous donne quelques exemples, dont certains précis :

  • hier, le gendarme du nucléaire indiquait que des faux rapports ont été produits sur l'état de certains réacteurs nucléaires en France. Evidemment des rapports mentionnant que tout va bien dans le meilleur des mondes,
  • tout le monde a en mémoire le scandale Volkswagen avec la triche sur des dispositifs indiquant le niveau de pollution des moteurs de certains de ses modèles,
  • nous subissons l'obsolescence programmée avec de multiples objets de notre quotidien,
  • des entreprises florissantes tentent de démontrer par A+B qu'elles ne peuvent faire autrement que de baisser leurs effectifs,
  • les fameux subprimes,
  • des indicateurs de contrôle de gestion qui donnent bien souvent les résultats espérés et ne représentent pas grand chose de la réalité,
  • ...
Dans plusieurs des exemples cités au-dessus, je veux mettre en évidence un troisième phénomène perdant-perdants : celui qui consiste à chercher à gagner sur le dos des autres (éventuellement en leur faisant croire qu'ils vont gagner et donc en trichant et/ou en jouant l'opacité). Certaines organisations gagnent sur le dos des clients, d'autres sur le dos de leurs fournisseurs, d'autres sur le dos des salariés, d'autres sur le dos les habitants du voisinage, d'autres encore sur la nature, d'autres sur les Etats avec une optimisation fiscale qui flirte avec la triche au niveau légal et a carrément franchi la ligne, si on raisonne en terme de responsabilité sociétale et citoyenne. Sachant que certaines organisations jouent à la fois sur le dos des clients, des salariés, de l'Etat avec pour bénéficiaires les dirigeants, les (certains) actionnaires, et des acteurs des marchés spéculatifs.



Regardons un instant l'impact sur une personne au travail de la triche dont il lui est demandé d'être une actrice ou un acteur direct-e ou qui peut se retrouver complice malgré elle/lui :
  • ça te fait quoi de travailler sur un dispositif électronique qui va faire croire que les voitures polluent beaucoup moins qu'elles ne le font concrètement ?
  • ça te fait quoi de savoir que tu fais partie d'une organisation qui vend des plats cuisinés qui contiennent du cheval à la place de la vache ?
  • ça te fait quoi de proposer sur ta carte un rognon de veau à la moutarde alors qu'en fait, c'est un rognon de porc ? et toi qui sert ce rognon au client, et qui est au courant de la supercherie, ça te fait quoi ?
  • ça te fait quoi, toi chercheur, de travailler sur la conception de composants qui doivent ne pas durer plus de X cycles d'utilisation ?
  • ça te fait quoi de vendre des fonds d'investissement tout pourris que bien entendu jamais tu n'achèterais toi-même ?
  • ça te fait quoi toi de faire tomber un poulet cuit par terre, de le mettre de côté et quelques instants plus tard de le mettre sur l'étal ?
  • ça te fait quoi toi de devoir donner des chiffres faux sur ton activité parce qu'on te demande de le faire et que tout le monde fait la même chose ?
  • ça te fait quoi toi de vendre du soit-disant made in France, alors qu'en fait ça a été conçu en France mais fabriqué on ne sait où, dans on ne sait trop quelles conditions, voire on sait trop dans quelles conditions déplorables ?
  • ça te fait quoi de travailler sur une publicité montrant toutes les merveilles d'une chose que jamais tu n'achèterais tellement tu trouves que c'est exactement l'inverse de ce que tu mets en avant ?
  • ça te fait quoi de dire fréquemment à quelqu'un qu'il est nul, alors que ce n'est pas vrai, parce qu'on t'a incité à réduire les effectifs de ton service, de préférence en suscitant des démissions ? 
Comment peut-on être véritablement fier de son travail, de sa vie au travail et de l'organisation dans laquelle on travaille quand on vous demande de participer plus ou moins activement à de la triche et à de l'opacité ? Comment peut-on être véritablement fier quand l'activité à laquelle on participe se réalise sur le dos d'une ou plusieurs parties prenantes ?

Au contraire, je suis convaincu que le bonheur au travail ne nourrit d'un "jeu" où l'on recherche délibérément à porter attention et intérêt aux parties prenantes, à viser le gagnant-gagnant, à agir avec transparence, à accepter le droit à l'erreur, à se montrer bienveillant mutuellement et à se faire confiance; bref, à prendre les décisions justes. Un jeu où toutes les parties prenantes coopèrent et se considèrent comme des partenaires.



Comment collectivement et individuellement pourrions nous représenter concrètement ce que pourrait être ce jeu gagnant-gagnant, cette authenticité et cette transparence ? Je vais essayer de donner quelques illustrations, dont les premières sont déjà concrétisées :

  • un restaurant où il n'y a plus de mur entre la salle et la cuisine; ou, s'il y a séparation, elle est vitrée,
  • un atelier artisanal où des visiteurs voient les artisans travailler ... et peuvent éventuellement échanger avec eux
  • une coopérative qui fait travailler ensemble les producteurs et les consommateurs (par exemple Enercoop pour la fourniture d'électricité renouvelable)
  • pour un artisan mobilisé sur une partie de construction de maison, imaginer que le propriétaire serait à ses côtés (mais pas pour le surveiller (1) ) et qu'il serait du même métier que lui. Ou imaginer qu'il construit sa propre maison. 
  • En généralisant le précédent exemple : imaginer dans une organisation, quelle que soit sa fonction, qu'on est en train de concevoir, fabriquer, livrer ... un produit ou un service pour soi-même, et que soi-même en tant que client ne veut pas être trompé sur la marchandise. Qu'on aimerait que le client nous dise "Il est super votre produit/service. Merci et bravo ! Et merci de nous avoir demandé ce dont on avait vraiment besoin"
Si c'est déjà cela que vous vivez, je pense que vous saurez apprécier ce que cela vous apporte, en particulier au niveau du bien-être psychique.

Maintenant si ce n'est pas le cas, imaginez un scénario de ce type qui puisse s'appliquer à votre vie au travail, à votre organisation ? Un scénario où non seulement il y a transparence, mais où vous avez les moyens et le temps de bien faire faire votre travail. Essayez de ressentir les émotions qui pourraient vous envahir !

La responsabilité collective étant bien vis à vis de chacune des personnes qui travaillent dans l'organisation pour qu'elle puisse être fière du résultat de son travail ... et de la façon dont elle le réalise. On peut me rétorquer que cela est illusoire car le niveau d'atteinte du sentiment de fierté est variable. Pour un bon niveau objectif de résultat, la plupart des personnes se sentiront fières, mais il restera forcément des personnes perfectionnistes qui ne seront pas satisfaites.

En réalité, ce qui est important dans cet appel à la transparence, c'est avant tout que c'est une recherche, un processus d'ajustement que l'on met en place de manière délibérée et largement partagée, en remplacement du processus trop répandu du "toujours plus" teinté du principe "la fin justifie les moyens", voire "ma fin justifie les moyens".

Œuvrons toutes et tous, en tant que citoyenne et citoyen, en tant que travailleuse et travailleur, en tant qu'organisation, en tant que groupe pour que la transparence, l'authenticité, la confiance et l'approche gagnant-gagnant constituent le socle d'une société où le bonheur individuel et collectif est à cultiver ensemble.

(1) La transparence évoquée ici n'a nullement vocation à aller dans le sens de la surveillance, de la défiance; au contraire, elle rime avec confiance

dimanche 13 novembre 2016

L'après séisme Trump : 3 façons de l'aborder, en s'inspirant de la Théorie U

Otto Scharmer, le fondateur de la Théorie U (que j'ai évoquée à plusieurs reprises depuis septembre 2016) est l'auteur d'un article sur huffingtonpost.com publié le 11 novembre 2016.

Valeria Schiavone et moi avons traduit cet article en français car il nous a semblé intéressant que celles et ceux qui ne maîtrisent pas suffisamment l'anglais et l'américain puissent prendre connaissance de son analyse du résultats des élections présidentielles aux USA et des perspectives qui s'offre à nous, êtres humains sur cette terre.

Voici schématiquement comment il situe le positionnement de Trump et Clinton :


On peut reprendre ce même schéma pour nous interroger sur ce que nous pouvons faire individuellement et collectivement, en particulier nous en France dans la perspective des élections présidentielles ET législatives de 2017.

Nous pouvons :


  • reproduire des habitudes : voter pour le même parti parce qu'on a toujours voté pour lui, voter pour celle ou celui qui nous est annoncé-e comme le vainqueur, ne pas (plus) voter pour des raisons diverses (désintérêt, lassitude, blanc c'est pas blanc, y a plus d'espoir : "je veux voter blanc, mais ça ne sert à rien car les votes blancs ne sont pas comptabilisés dans les suffrages exprimés", ...)
  • aller dans le sens de candidats qui véhiculent des préjugés, de la haine et des peurs, qui annoncent à la fois qu'ils vont tous casser et ériger des murs entre nous et la source dirigée des peurs; c'est la trajectoire haute du schéma passant par l'état d'Absencing
  • entreprendre un voyage du U pour faire émerger à la fois une vraie décision personnelle et un futur émergent collectif
Ce voyage du U en plusieurs étapes. La première étant de sortir des stéréotypes et d'ouvrir notre esprit. Par exemple, connaissez-vous l'initiative Laprimaire.org ? C'est un processus de primaire organisé en dehors des partis politiques qui permet de faire émerger une française ou un français en utilisant l'outil internet. A ce jour, il y a 5 finalistes. L'esprit ouvert et la curiosité, c'est ce qui nous permet ici de ne pas penser que les élections présidentielles, ça se passe toujours de la même façon et qu'on ne s'y retrouve pas. L'esprit ouvert, ça n'est pas facile avec Internet dès lors qu'on utilise les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. Otto Scharmer fait référence dans son article à la bulle de filtres. Cet instrument redoutable utilisé par Facebook et Google nous fait tourner en rond dans notre vision du monde : on ne nous présente que les informations et les personnes qui iront dans le sens de nos opinions, de nos croyances. D'où l'utilisation du mot "bulle" : on nous enferme ou nous nous enfermons dans notre bulle avec l'illusion que notre monde est le monde.

La deuxième étape est de nous intéresser à la réalité de la situation de toutes celles et tous ceux qui ne sont pas dans notre situation. Se mettre à la place des autres. En prêtant attention à ne pas confondre avec le mouvement intellectuel "je pense à la place des autres". Ce n'est pas un mouvement intellectuel mais bien si possible une immersion dans cette réalité. Ce qui nous permet de voir cette situation de manière plus indulgente et avec compassion quand celle-ci est plus lourde à porter que ce qu'on pouvait le voir de loin. C'est l'ouverture du cœur qui nous permet de faire cela.

Avoir l'esprit ouvert et le cœur ouvert ne suffisent pas car l'étape suivante est tout aussi délicate et difficile : celle de ne pas faire machine arrière car on peut se sentir dans l'impuissance ("oui, mais que puis-je y faire moi tout seul ?") ou/et dans la peur de sortir des chemins battus, de s'engager vers quelque chose qui peut nous sembler à la fois inconnu et inconfortable. L'inconfort à cette étape peut ramener au point de départ, pour revenir aux habitudes plus confortables même si elles ne sont pas satisfaisantes, voire destructrices sur certains plans. Et c'est bien à la fois, le courage, la volonté et la patience qui vont nous donner la capacité à lâcher vraiment prise et à entrevoir dans cette étape un futur émergent à co construire. Ce futur émergent qui s'annonce dans l'état de Presencing, un état de grande connexion entre soi, la nature, les autres et sa propre nature.
Ici, pour le sujet qui nous occupe, le projet de société que l'on veut co construire et la part, aussi modeste soit-elle que l'on peut apporter.

Un futur émergent qui pourra se traduire dans les étapes de remontée du U par des actes qui nous changeront de nos habitudes, des petits pas, peut-être maladroits, qui n'iront pas forcément dans la bonne direction, mais il sera possible d'ajuster les suivants.

Tout l'enjeu de ce voyage du U étant de conserver cette présence qui nous permet d'avoir l'esprit, le cœur et la volonté ouverts et un fort niveau de connexion avec la nature, les autres et notre vraie nature.

Tout l'enjeu pour les élections qui se profilent étant que chacun-e de nous puisse se considérer comme actrice et acteur d'un futur émergent qui nous enthousiasme, qui soit réaliste et qui nous engage. Un futur qui mette le bien-être physique, psychique et social et le bonheur délibérément dans l'ADN de notre société.

dimanche 23 octobre 2016

10 gestes de la reconnaissance au quotidien (Edition 2)

Actualisation : la dernière version des gestes de reconnaissances au quotidien propose 15 gestes. Accès à l'article présentant ces 15 gestes de reconnaissance.

Le 19 novembre 2015, je vous proposais un schéma et un diaporama sur la reconnaissance au quotidien en 10 gestes. Auparavant, j'avais édité une première version où 6 gestes étaient mis en avant. Je remercie toutes celles et tous qui ont porté intérêt à mes deux articles.

Voici la 2ème édition de ces 10 gestes de la reconnaissance au quotidien avec une nouvelle forme et dans laquelle j'ai ajouté un astérisque pour les gestes de valorisation. Il s'agit de mettre en évidence que la reconnaissance est amplifiée quand elle va au delà du style télégraphique "merci" ou "bravo" ou "j'aime".

J'en ai fait l'expérience récemment avec Isabelle Sentkar que je remercie publiquement ici pour l'inspiration qu'elle m'a donnée : elle m'a fait un retour argumenté et valorisant d'une action sociétale que nous venons de lancer avec mes compères du comité éditorial de laqvt.fr et de Novéquilibres. Quand j'ai lu le feedback écrit qu'elle m'a fait, je me suis fait la réflexion suivante "Elle a parfaitement compris et retranscrit l'essence de cette initiative. Elle a compris et nous valorise sur le pourquoi, le comment et le quoi de cette initiative". J'ai ressenti une émotion beaucoup forte que si elle m'avait exprimé : "super, bravo pour votre initiative" comme d'autres ont pu le faire par ailleurs. Indéniablement, je me suis senti très intensément reconnu pour le travail réalisé. Et cette intensité en terme de reconnaissance m'a conduit encore plus à ressentir de la gratitude pour son geste et à exprimer à mon tour ma reconnaissance.
Je renvoie à un article précédent mettant en évidence le jeu de ping pong de la reconnaissance.

Voici donc 10 gestes de la reconnaissance au quotidien, sous la forme d'un schéma et d'un diaporama.








Accès au pense-pas-bête sur la reconnaissance en 10 gestes du quotidien (pdf)

lundi 17 octobre 2016

Coopération, reconnaissance, gratitude ... et miel

Dans la conférence TEDxNante intitulée "La monnaie Eutopique", Massimo AMATO, économiste, historien, philosophe a tenu les propos présentés dans l'illustration suivante :



La coopération, telle qu'il l'évoque ici n'est pas celle sur laquelle je travaille fréquemment à savoir celle qui nous fait travailler ensemble sur un même objet dans un même but. Il parle de la coopération qui nous fait travailler les uns pour les autres, dans le respect et l'attention mutuelle.

Celle qui fait par exemple que je vais acheter du miel à un apiculteur. Apiculteur qui, en passant, lui-même coopère avec des abeilles qui elles-mêmes coopèrent entre elles.

En achetant du miel, j'achète le fruit du travail de l'apiculteur et des abeilles. Je reconnais son travail en lui payant le prix juste de son travail. Je peux aussi le féliciter pour la qualité de son miel, pour son amabilité.

Je peux lui apporter encore plus de reconnaissance en lui posant des questions sur son métier, en me donnant du temps pour comprendre la réalité de son travail et en prenant conscience encore plus du juste prix de tout le travail qu'il fournit pour la production de son miel et pour sa commercialisation, y compris en me redonnant la monnaie de ma pièce (billet en l'occurrence). Et j'aurai envie probablement de lui donner plus que ma reconnaissance financière : le remercier pour tout son travail qui me permet de déguster du miel, avec un métier qui devient de plus en plus dur et de plus en plus aléatoire avec les impacts de la pollution.

Et peut-être que l'apiculteur aura de la reconnaissance pour moi de m'être intéressé à son travail, la reconnaissance devenant symétrique.

Je ne prends pas cet exemple au hasard : c'est bien le fruit - voire le nectar - d'une amitié avec un couple d'apiculteurs.

dimanche 16 octobre 2016

Carnet de voyage en Théorie U - Episode 3

Voici le troisième épisode de mon carnet de voyage en Théorie U que j'ai entrepris à l'occasion du MOOC u.lab: Leading From the Emerging Future qui a démarré le 8 septembre dernier.

La Théorie U est une méthode qui aide à la transformation des organisations, de la société et des individus pour créer une connexion plus forte au niveau écologique (entre soi et la nature), social (entre soi et les autres) et spirituel (entre soi et soi). J'ai mis mon grain de sel en ajoutant une référence au corps (santé physique et mentale) dans une animation commentée qui fait l'objet de ce 3ème épisode.

Voici ci-dessous un diaporama pour le troisième épisode de ce voyage.





Pour celles et ceux qui seraient intéressés pour partager ce MOOC sur la région de Bordeaux, j'ai créé un Hub qui se réunira pour la première fois le jeudi 27 octobre 2016 apm à l'écosystème Darwin.

lundi 3 octobre 2016

Quelle surprise ?

Et si le mot de votre semaine était "surprise" ?

Bon, mais quelle surprise ? Bonne ou mauvaise ? Ce qui est sûr, c'est que la surprise n'admet pas de milieu entre excellente surprise et épouvantable surprise.

Selon le caractère, si je vous annonce une surprise pour cette semaine, peut-être que certaines personnes feront le dos rond, d'autres vont avoir les yeux qui vont pétiller.

Probablement que peu de personnes comprendront à mon annonce que la surprise, en fait c'est à elle de la construire pour d'autres ou tout simplement de voir elles-mêmes leur quotidien avec plus d’acuité et d'y découvrir des choses inattendues.

Mettre plus de surprises dans notre quotidien permet de voir la vie plus belle, plus remplie.

Par ailleurs, ça cultive les liens avec autrui. Pourquoi  ?

Si nous décidons de faire des petites ou grandes (bonnes) surprises à d'autres personnes, cela va probablement leur procurer de la joie et de la gratitude.

Si nous décidons de prendre le temps de vivre le quotidien avec un œil neuf, alors nous décèlerons probablement plusieurs choses surprenantes qui nous feront voir des personnes différemment, qui vous feront ressentir de la gratitude envers elles et leur exprimer de la reconnaissance.

Bref, (se) créer des surprises, c'est gagnant-gagnant : des émotions positives pour soi et pour autrui.

Alors, plutôt que d'attendre des surprises d'autres personnes ou de la providence, c'est encore mieux d'être actif en la matière, car c'est à notre portée.

Ci-dessous une petite surprise qui m'a été faite par la nature (et que je me suis faite en l'observant) au cours d'une promenade


En passant, il est vrai que les téléphones portables, qui font aussi appareil à photo, nous permettent de saisir très facilement et quand on le veut les choses qui nous surprennent et de pouvoir les revoir après. C'est ce qui s'est passé hier avec ces espèces de trèfles avec la rosée du matin concentrée en petites gouttes aux extrémités des feuilles.

dimanche 18 septembre 2016

Carnet de voyage en Théorie U - Episode 2

Voici le deuxième épisode de mon carnet de voyage en Théorie U que j'ai entrepris à l'occasion du MOOC u.lab: Leading From the Emerging Future qui a démarré le 8 septembre dernier.

La Théorie U est une méthode qui aide à la transformation des organisations, de la société et des individus pour créer une connexion plus forte au niveau écologique (entre soi et la nature), social (entre soi et les autres) et spirituel (entre soi et soi).

Cette méthode participe à l'amélioration du bien-être psychologique et des relations interpersonnelles. C'est donc bien naturellement que j'ai décidé d'héberger ce carnet sur mon blog sur le bonheur.

Voici ci-dessous un diaporama pour le deuxième épisode de ce voyage.





Pour celles et ceux qui seraient intéressées pour partager ce MOOC sur la région de Bordeaux, j'ai créé un Hub cette semaine. Plus avoir plus d'informations. A voir comment on pourra lui donner vie, en coopération, bien sûr !