lundi 29 mars 2021

Résumé de l'article "Soyons pressés de bien donner !"

Cette publication constitue un résumé de l'article Soyons pressés de bien donner ! - Chronique sur la Bienveillance - Episode 26

Je pars de mon expérience professionnelle dans le secteur privé. J'y ai constaté que l'efficacité des organisations et le bien vivre ensemble dépendent pour beaucoup d'actes altruistes de formes diverses.

Des actes altruistes qui arrangent bien mais qui ne sont ni pensés, ni reconnus, ni valorisés, ni cultivés par le collectif. Et dès lors, quand une personne est en tension du fait de ses actions altruistes, on la renvoie à sa responsabilité individuelle d'en faire trop ou de faire ce qu'on ne lui a pas demandé de faire. Elle est invitée à arrêter, sauf que bien souvent on continue à solliciter la personne pour ses actions altruistes bien utiles. Et si elle s'arrête vraiment, il se trouve souvent une autre personne (souvent une nouvelle entrante) pour prendre le relais.

Les actes altruistes sont donc instrumentalisés d'une certaine manière dans le secteur privé dans une indifférence envers les personnes concernées dont certaines finissent par un épuisement professionnel (burnout).

On pourrait croire que cette instrumentalisation et ce déficit de culture du don dans le secteur privé est une des caractéristiques d'une économie libérale. Or, ma conviction est que les actes altruistes et la bienveillance envers les personnes qui donnent d'elles-mêmes n'est pas plus pensée et cultivée dans le secteur public et dans le secteur de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS). Et je pose le même constat pour ce que j'en ai vu des écosystèmes de production de communs et des mouvements de transitionS.

Cela me fait mal au cœur de constater que des écosystèmes faisant bienveillance envers des populations, des autres qu'humains, pour la planète ne sont pas capables d'être tout autant bienveillants pour les personnes qui portent ces actions. Je refuse cette forme de fatalité qui fait voir le renouvellement perpétuel dans ces écosystèmes comme une preuve de vitalité (renouvellement entendu comme des personnes qui contribuent jusqu'à l'épuisement remplacées par d'autres personnes qui finissent dans le même état, etc).

Si bien entendu toute personne qui se surengage dans des actes altruistes a sa propre responsabilité, notre société ne doit pas s'arrêter à cette seule responsabilité : il y a aussi une responsabilité interpersonnelle et la responsabilité collective de bienveillance. Il s'agit donc d'une articulation entre ces trois niveaux de responsabilité à faire jouer.

Mon article invite les lectrices et lecteurs autour de ces différents niveaux de responsabilité pour que les écosystèmes dans lesquels nous vivons se saisissent des enjeux de juste engagement, de qualité de vie (au travail) et de reconnaissance. C'est urgent de le faire car face à l'urgence climatique, le sentiment d'urgence nous fera prendre le risque du manque de réflexivité et de reproduire indéfiniment ces sacrifices de l'altruisme ; et donc des écosystèmes manquant singulièrement de bienveillance. 

Au contraire je promeus une vision de la Bienveillance et une Société et des Territoires de la Bienveillance qui portent attention et prennent soin des individus, et notamment celles et ceux qui donnent d'elles-mêmes pour les autres, pour les projets.

Et je restitue maintenant la fin de mon article avec les différents niveaux d'invitation.

Je t'invite toi qui portes tout seul ou avec un tout petit noyau un collectif plus grand dans lequel tout le monde s'accommode bien que tu portes (vous portiez) le collectif malgré ton (votre) épuisement. Je t'invite à poser le stylo et à interpeler le collectif pour travailler collectivement à faire évoluer le mode d'organisation, ou/et les objectifs et/ou le niveau de contribution de chacun·e. Et peut-être qu'en dernier ressort faut-il que le collectif meurt pour renaître de ses cendres (ou pas) pour t'éviter de t'y perdre complètement.

Je t'invite toi qui vois quelqu'un s'épuiser à animer votre collectif . Je t'invite à interagir pour prendre soin d'elle et à interpeler le collectif pour gérer la difficulté ensemble.

Je t'invite toi qui vois un de tes proches s'épuiser. Je t'invite à le soutenir dans plusieurs directions possibles qui méritent souvent de se conjuguer : bienveillance envers lui·elle-même, une juste appréhension des enjeux (qui renvoie invariablement à considérer l'humilité), le signalement d'une tension au collectif (éventuellement en posant le stylo pour bloquer le fonctionnement et forcer la réflexivité). Si tu peux éviter le seul "taka taka taka", ce sera déjà bien pour lui·elle.

Je t'invite toi qui trouves plus ou moins insatisfaisant que ton collectif ou ta communauté voit défiler des personnes qui s'engagent jusqu'à l'épuisement. Je t'invite à cristalliser des énergies pour mettre ce sujet sur la table et faire appel à l'intelligence collective pour saisir ce sujet avec détermination, en n'hésitant pas à travailler avec d'autres collectifs qui ont le même type de problématique.

Je t'invite toi représentant·e, élu·e au sein d'une fédération à porter les sujets du juste engagement, de la Qualité de Vie au Travail, de la reconnaissance pour qu'ils soient véritablement investis au niveau fédéral en lien avec le local.

Je t'invite toi qui fais partie d'un écosystème qui s'est résolument saisi des sujets évoqués dans cette chronique ou toi qui a réussi à faire bouger les choses. Je t'invite à témoigner en commentant cet article.

Je te propose ce petit questionnaire pour que je puisse sentir en quoi ce que je viens d'exprimer peut trouver de l'écho.




dimanche 28 mars 2021

Soyons pressés de bien donner ! - Chronique sur la Bienveillance - Episode 26

 




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Voici le 26ème épisode de mes chroniques sur la bienveillance inspirées de l'actualité dans le cadre de mon travail de modélisation d'une Société de la Bienveillance.

Une chronique sur une actualité récente dans ma vie et qui en réalité parle d'une maladie chronique qui fait des ravages. Un véritable enjeu de société et de santé des individus et des écosystèmes humains et autres qu'humains.

Alors ... parlons du don de soi à plus grand que soi (donner du temps, de l'énergie, des compétences, de l'écoute, de l'attention, de l'amour, ...)  et du mot "pressé" que j'entendrai de deux manières : dans le sens "urgence" et dans le sens "citron pressé", plus précisément épuisement/burnout.

Une chronique qui se veut interpellante, et je prends donc le parti de m'adresser aux lectrices et aux lecteurs à la deuxième personne du singulier en les invitant à la réflexivité et à des actions individuelles et collectives déterminées.


mercredi 24 mars 2021

Bienveillance et nuance - Chronique sur la Bienveillance - Episode 25

 


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Voici le 25ème épisode de mes chroniques sur la bienveillance inspirées de l'actualité dans le cadre de mon travail de modélisation d'une Société de la Bienveillance.

C'est une conjugaison de plaisir et de sens qui me fait relayer dans cette chronique une interview vidéo du physicien et philosophe Etienne Klein accordée récemment au média Brut. Un grand merci à lui et à Brut pour cette vidéo.



Vous noterez au passage que la nuance est aussi question de ton de la voix.
Je rebondis sur quelques idées évoquées dans cette vidéo. Je les mets en lien avec des enjeux d'une Société et de Territoires de la Bienveillance.

dimanche 21 mars 2021

Juste engagement dans l'ESS et dans les mouvements de transitionS - Chronique sur la Bienveillance - Episode 24

 


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Voici le 24ème épisode de mes chroniques sur la bienveillance inspirées de l'actualité dans le cadre de mon travail de modélisation d'une Société de la Bienveillance.

Cette chronique fait écho à un module du MOOC Transition Intérieure produit par le mouvement Colibris. MOOC que je vous conseille vivement et qui n'est pas encore terminé.
Il s'agit précisément de la vidéo suivante dans laquelle s'exprime Michel Maxime Egger, sociologue, écothéologien, responsable du Laboratoire de Transition Intérieure et auteur de plusieurs livres sur le sujet de l'écopsychologie et l'écospiritualité. 
Le titre de la vidéo "Le·la méditant·e-militant·e : une autre manière de s’engager", au sein du module "10. Se relier à plus grand que soi : devenir des méditant.es-militant.es" :


Vidéo de l'Université des Colibris sous licence Creative Commons CC BY-SA

lundi 15 mars 2021

Coopération ouverte et 4 dimensions de bienveillance - Chronique sur la Bienveillance - Episode 23

 

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Voici le 23ème épisode de mes chroniques sur la bienveillance inspirées de l'actualité dans le cadre de mon travail de modélisation d'une Société de la Bienveillance.

Cette chronique fait écho à l'article Partage sincère, "tragédie du LSD", fonctionnement en archipel : dialogue autour de la coopération ouverte avec Laurent Marseault", un dialogue fécond entre Laurent Marseault et Michel Briand publié le 12 mars dernier.

La coopération ouverte vise à faire intercoopérer les collectifs autour de l'idée de partage sincère. Elle concrétise un sentiment d'appartenance à quelque chose de plus grand que le collectif lui-même. Ce quelque chose commun où l'on cherche à développer et co-cultiver des communs.

dimanche 14 mars 2021

Point sur les I sur les points de vue - Chronique sur la Bienveillance - Episode 22

 

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Voici le 22ème épisode de mes chroniques sur la bienveillance inspirées de l'actualité dans le cadre de mon travail de modélisation d'une Société de la Bienveillance.

Une fois n'est pas coutume, cette chronique ne fait pas référence à une actualité de médias, mais à une actualité de ma vie sociale qui fait récurrence en réalité.

Je suis très régulièrement frappé dans les discussions (duo ou groupe) de l'expression de points de vue qui se positionnent en opposition, par l'un et/ou par l'autre (par les uns ou/et les autres).

Souvent, ça démarre comme cela : une personne s'exprime, et la personne suivante prend le relais avec une formule du type "Je ne suis pas d'accord avec toi". 

La première remarque est qu'il est mieux et plus juste de dire "Je ne suis pas d'accord avec ce que tu viens de dire" puisque dans le premier cas on exprime quelque chose  d'inconditionnel alors que la contre-proposition est conditionnelle.

Une image inspirante

L'image illustrant ce billet montre 9 vues de la Statue de la Liberté : une du dessus, 8 en faisant le tour des points cardinaux.
Imaginons que l'on demande à 9 personnes réparties sur chacun de points de vue représentés dans cette illustration de dire aux autres ce qu'elle voit ou a vu. La première prend la parole et dit ce qu'elle voit, puis la seconde. etc.
Peut-être que chacune à partir de la deuxième se positionnera en partie par rapport à la personne ou une autre personne précédente : "je vois en plus de toi ...", "par contre, je ne vois pas ...", ...

Par contre, je n'imagine pas qu'une personne prenne la parole par un "Je ne suis pas d'accord avec toi".
Elle serait incongrue, puisque toutes sont conscientes de présenter leur point de vue d'une même réalité.
Chacun des points de vue rapporté peut être plus ou moins complet, fiable, ... mais dans un climat de confiance et de curiosité, chacune des personnes va porter intérêt et attention à ce que les autres personnes vont partager. Ce qui sera rapporté par chacune n'aura pas forcément la même valeur pour les autres. Probablement que la personne qui voit la Statue de la Liberté de derrière trouvera plus de choses intéressantes dans ce qui sera rapporté par les autres, que celle qui sera placée devant la face de la statue.

Une telle conception du point de vue, fait qu'une interaction autour de points de vue devient une source de partage, d'acquisition de connaissance, de curiosité, de rassemblement, de co-construction, ... Une interaction qui nourrit et qui fait coopération et appréciation. Une interaction du bien-vivre ensemble.

Seulement, et vous pourrez le constatez vous-mêmes autour de vous - probablement, tombez-vous aussi dans ce piège comme cela m'arrive à moi - nous baignons dans une société où les points de vue sont affirmés avec force, en opposition avec d'autres points de vue, voire en dévalorisation et/ou délégitimation d'autres points de vue alors que c'est totalement inutile dans les cas où il s'agit d'évoquer chacun un fragment d'une même réalité.

Des points de vue faussement antagonistes

Intéressons-nous donc à ce fléau - et je pèse ce mot - pour le bien-vivre ensemble et pour le bien-être psychologique (soi et autrui) : opposer inutilement des points de vue, notamment sur les façons de faire transition, alors même qu'il s'agirait de cristalliser des énergies diverses dans des directions diverses qui se conjuguent et peuvent inter-coopérer.

Voyons quatre pièges classiques qui conduisent à des points de vue faussement antagonistes.

MON point de vue

Le premier tient peut-être dans le manque de reconnaissance donné dans notre société à l'individu, notamment dans la sphère professionnelle. Mon analyse est que plus la reconnaissance est déficitaire, plus certaines personnes vont se sentir obligées de sur-jouer, de gesticuler pour se faire entendre.
Depuis quelques années, les réseaux sociaux constituent un terrain de jeu pour donner - plutôt, essayer d'imposer - son point de vue. Une manifestation potentiellement assourdissante de l'ego. 
Et pour être entendu, quoi de mieux que de se positionner de manière radicalement opposée sur le fond par rapport à d'autres points de vue. Une radicalité qui se joue généralement aussi dans la forme. Ce qui peut aboutir à une surenchère d'invectives, voire des actions de "cancel" (cancel culture).

MON point de vue de vérité, et ton point de vue dans le faux

Et dès lors qu'on se positionne par rapport à autrui, se crée souvent une dynamique d'antagonisme et de surenchère où celui qui s'exprime par rapport à l'autre se considère comme étant dans LA vérité alors que l'autre est étiqueté comme étant diversement dans le faux, le mensonge, la stupidité, la fausse bonne idée, le mal, le mauvais français, ...

Le grand méchant OU

Il y a un autre piège que je constate très fréquemment à la fois sur les points de vue et pour les prises de décisions : cela ne peut être que l'un ou l'autre, une logique exclusive voire d'exclusion. Alors, que bien souvent :
  • pour les points de vue, il s'agit de plusieurs fragments d'une même réalité (comme je l'explique en début de chronique), ou de plusieurs perceptions qu'il est important de prendre en compte
  • pour les prises de décisions, on peut s'engager sur plusieurs pistes d'actions en mode exploratoire. Ou alors s'il faut n'en choisir qu'une, on peut panacher plusieurs pistes pour en faire une.
Et donc gare au grand méchant OU qui hurle autour de nous un peu partout et préférons-lui l'inclusif ET.

"Observation", dites-vous ?

Commençons par un petit test : regarder la vidéo suivante et écrivez sur une feuille de papier ou sur un support électronique ce que vous observez. 
Je vous invite à ne pas poursuivre la lecture de ce billet avant d'avoir vu la vidéo pour ne pas fausser le test.





Si vous avez noté des choses du type "le point rouge entre dans la carré", "le triangle rouge se déplace vers la bas", ... vous avez respecté la consigne : vous avez observé.
Si vous avez noté de choses du type "le méchant triangle rouge s'est attaqué au plus petit triangle", ... alors vous êtes passé en mode interprétation car notre cerveau a l'habitude de chercher un sens aux choses et à (se) raconter des histoires.

Alors question : quand vous exprimez un point de vue sur une réalité, est-ce une observation ou une interprétation ? Et bien souvent, le problème c'est qu'on pense rapporter une observation alors qu'en réalité c'est une interprétation. Et de la même façon, quand quelqu'un exprime un point de vue, on ne l'écoute pas pleinement, on le confronte à son propre système de valeurs et de croyances ; on se crée ainsi sa propre histoire de ce qui vient d'être dit - ce qui mobilise le cerveau au détriment de l'écoute - et on réagit de manière subjective en pensant le faire de manière très objective.

Exemple : la sobriété heureuse

Je m'inspire ici librement d'un point de vue que j'ai entendu exprimé récemment de manière antagoniste autour de la sobriété heureuse. 

Imaginons une personne X bénévole dans une association humanitaire œuvrant pour des personnes défavorisées.  Elle ne supporte pas d'entendre le proverbe "L'argent ne fait pas le bonheur". Elle est urticante : comment peut-on dire à une personne en grande pauvreté qu'un peu plus d'argent ne lui rendrait pas la vie plus douce ? Elle considère aussi que le mouvement Colibris fait fausse route avec son idée de "sobriété heureuse" qui ne s'adresse qu'à des bobos.

Maintenant, complétons ce proverbe "L'argent ne fait pas le bonheur ... autant qu'on en ait suffisamment pour vivre décemment". C'est d'ailleurs non seulement le fruit d'une forme de bon sens, mais aussi l'enseignement de nombreuses études qui ont été réalisées sur le sujet.

Une telle formulation fait apparaître alors deux dynamiques qui se conjuguent, trouvent des points d'intersection et méritent de s'articuler et de se respecter et valoriser mutuellement :
  • une dynamique autour de la réduction de la pauvreté, où il faut que les personnes les plus pauvres puissent se retrouver à vivre décemment
  • une dynamique autour de la sobriété pour toutes les personnes qui surconsomment et/ou construisent leur vie autour de l'accumulation de biens et d'argent
Des dynamiques qui interpellent les responsabilités et des enjeux individuels, collectifs, politiques, sociétaux, culturels, éducatifs, psychologiques, de citoyenneté, de fraternité, de spiritualité, ...

Des enjeux de bienveillance envers les personnes, les communautés, les collectifs, la planète, les autres qu'humains. C'est ce qui transparaît, je l'espère, dans ma vision de la bienveillance.

Donc en effet, on peut viser une sobriété heureuse dans le sens le plus inclusif, intégrant notamment les questions de pauvreté.

Vertus de la prévention et d'une bienveillance multidimensionnelle

Une opposition inutile de points de vue conduit après pourrissement à trouver des solutions de gestion de conflits. On se trouve alors dans les mêmes situations que sur beaucoup de sujets où l'on essaye de réparer sans se donner vraiment les moyens de la prévention. On en vient même à valoriser l'existence de conflits sous prétexte qu'ils seraient nourriciers. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas toujours le cas et que c'est accepter de se faire beaucoup de mal pour espérer peut-être au bout de compte se faire du bien.

En cela, la bienveillance, l'empathie, la communication non violente, la gentillesse, l'affirmation de soi bienveillante (assertivité) sont autant de moyens de prévention.

A l'instar de la dynamique du zéro déchet dont l'enjeu est résumé comme suit "le meilleur déchet est celui qu'on ne produit pas", considérons que la dynamique pour les points de vue peut se résumer comme "le meilleur conflit est celui qu'on ne produit pas par manque de bienveillance et d'écoute".

Plutôt que de s'écharper ou même de manifester des raisons d'être en opposition à ceux qui font autrement mais dans une vision globalement commune, les énergies qui vont dans le sens de transitions méritent de chercher des convergences et la bienveillance mutuelle. 

Il y a quatre dimensions de bienveillance qui méritent d'être conjuguées : 
  • une dimension de singularité (Moi Je)
  • une dimension d'appartenance à plus grand que soi (individuellement et collectivement) (Moi dans des Nous)
  • où les autres parties prenantes sont considérées sous le sceau de la fraternité, de la parité, de la diversité et de la coopération (Toi et Moi)
  • et où ce qui fait partie de nous doit faire l'objet d'attention et de soin (Vous en Moi).



Une carte mentale en pense-bête

Voici ci-dessous une carte mentale comme pense-bête résumé de cette chronique :



Note ajoutée le 23/03/2021 : Je signale que Jean-Michel Cornu, spécialiste de l'intelligence collective dans les grands groupes, a publié le 22/03/2021 une vidéo sur un sujet voisin.