En ce vendredi 20 mars 2026, journée internationale du bonheur (instituée par l'ONU en 2012, et dont la première édition a eu lieu le 20 mars 2013), voici ma publication du jour explorant les liens entre le bonheur, la bienveillance et les relations sociales dans l'édition 2026 du rapport mondial du bonheur publié par l'ONU.
Cette année, l'ONU s'est particulièrement intéressé à l'usage des réseaux sociaux et de ses effets sur le bonheur et la santé mentale.
Voici quelques enseignements qui ressortent du rapport 2026 :
Le bonheur mondial
Les pays nordiques dominent à nouveau le classement du bonheur. La Finlande occupe toujours la première place, suivie d'un trio composé de l'Islande, du Danemark et du Costa Rica. La Suède et la Norvège complètent le top six, suivies des Pays-Bas, d'Israël, du Luxembourg et de la Suisse, qui forment le top dix. La progression du Costa Rica à la 4e place représente le meilleur classement jamais atteint par un pays d'Amérique latine.
La France apparaît à la 35ème position.
Si l'on examine l'évolution du bonheur entre la période de référence 2006-2010 et la période 2023-2025, on constate que près de deux fois plus de pays ont enregistré des gains significatifs (79) que des pertes significatives (41), parmi les 136 pays classés.
Cependant, de manière générale, la plupart des pays industrialisés occidentaux sont aujourd'hui moins heureux qu'entre 2005 et 2010, particulièrement chez les jeunes, avec une réduction de l'écart entre émotions positives et émotions négatives. Globalement, dans la population mondiale, l'être humain perçoit deux fois plus d'émotions positives que d'émotions négatives.
Bonheur et réseaux sociaux
Il est constaté une forme de généralisation et d'homogénéisation de l'usage des réseaux sociaux sur notre planète.
Pour autant, il y a de fortes disparités sur le lien avec l'évaluation de la vie, avec une influence plus forte de leur usage sur la perception de la vie dans les pays anglophones et en Europe occidentale.
Le rapport répond clairement à la question de la sécurité des réseaux sociaux pour les enfants et les adolescents. Sans réelle surprise, la réponse est "Oui". Il est mentionné notamment les préjudices directs tels que le cyberharcèlement et le chantage sexuel, et les effets indirects sur la santé mentale tels que la dépression et l'anxiété.
La rapport répond aussi clairement positivement à la question connexe : "l'adoption rapide et permanente des médias sociaux par les adolescents au début des années 2010 a-t-elle largement contribué à l'augmentation des troubles mentaux observée au milieu des années 2010 dans de nombreux pays occidentaux ?" au vu de "l'ampleur des dommages mis au jour lors de l'étude de la sécurité des produits".
Beaucoup de personnes utilisent les réseaux sociaux par mimétisme. Si leur utilisation était réduite, voire stoppée, de nombreuses personnes s'en porteraient mieux, et elles en sont conscientes.
L'essor d'Internet et des médias sociaux a affecté le bien-être directement, et indirectement en modifiant la confiance, les liens sociaux et les liens affectifs. L'impact est fortement négatif pour la génération Z à comparer avec les autres générations, et encore plus marquée pour les filles.
L'activité sociale perçue a diminué partout et figure parmi les indicateurs les plus fiables de la dégradation du bien-être.
Le rapport note que plus notre réseau social humain est exposé à l'internet plus les effets sont délétères sur notre bonheur. Par contre, l'usage d'internet est bénéfice pour l'humain si son entourage et si les relations restent de proximité.
L’impact d’un usage intensif des réseaux sociaux sur le bonheur dépend de la manière dont ils sont utilisés. "Fréquenter plusieurs plateformes, se fier aux réseaux sociaux comme principale source d’information et suivre des influenceurs sont associés à un stress plus élevé, à une augmentation des symptômes dépressifs et à des comparaisons plus négatives avec la qualité de vie des parents."
Enfin, concernant les politiques que nos sociétés peuvent mettre en œuvre, et notamment en direction des jeunes, on peut noter deux idées :
La rapport alerte sur la façon dont les enseignements sont tirés des différentes études menées sur l'usage des réseaux sociaux. Les auteurs de ce rapport ont remarqué qu'à partir des mêmes sources, des études parviennent à des conclusions et des recommandations très différentes. Ils pointent des manques de rigueur, des inexactitudes, des manques de transparence quant aux lacunes et aux incertitudes.
En terme d'impact sur le bien-être, il est plus efficace de travailler sur le sentiment d'appartenance des enfants à leur école plutôt que d'œuvrer à essayer de faire baisser l'utilisation des réseaux sociaux.
Dans les slogans associés à cette Université Ephémère figuraient deux citations voisines : "Rien de trop !" et "Le mieux est l'ennemi du bien
La première était inscrite sur le fronton du Temple de Delphes (avec "Connais-toi toi-même !") et la deuxième est de la plume de Voltaire dans son conte moral La bégueule, lui-même faisant référence à un "un sage italien".
L'inverse de ces deux invitations est la fuite en avant, l'encore plus, l'excellence, le mythe de la croissance, l'optimisation, la perfection, le zéro défaut, ... Autant de tendances qui créent de la pression et du risque psychosocial dans toutes les sphères de vie, et en premier lieu dans la sphère professionnelle. Mais les autres sphères sont aussi touchées et notamment dans ce que l'on attend du rôle d'une mère, des études d'un enfant, des performances d'un sportif, ...
Le psychologue américain Barry Schwartz a écrit "Le paradoxe du choix" qui met en évidence en quoi la multiplicité des options, si elle peut créer plus de confort, plus de liberté, a tendance paradoxalement à créer du mal-être. Ci-dessous son intervention à une conférence Ted en 2005.
Dans son livre "Choisir sa vie", Tal Ben-Shahar, spécialiste de la psychologie positive qui a créé le premier enseignement sur le bonheur à Harvard, consacre parmi les 101 expériences qu'il propose, une expérience à la question des options. Il s'agit d'admettre l'acceptable plutôt que d'exiger la perfection. Il est d'ailleurs l'auteur d'un autre livre intitulé "L'apprentissage de l'imperfection" dans lequel il propose une alternative au perfectionnisme : l'optimalisme.
Dans la 54ème expérience "Admettre l'acceptable", il fait référence à Barry Schwartz, le citant : "Contentez-vous d'un choix qui satisfasse vos exigences fondamentales au lieu de rechercher l'insaisissable idéal"
Dans son livre "Le paradoxe du choix - Comment la culture de l'abondance nous éloigne du bonheur", Barry Schwartz opère une distinction entre Monsieur Plus, "maximiseur" et Sam'Suffit "satisfaiseur"
En m'inspirant de ces deux appellations de la traduction française du livre, je préfère troquer personnellement Sam'Suffit par Sam'Vabien pour deux raisons :
le "bien" de Sam'Vabien est en lien avec la citation de Voltaire "Le mieux est l'ennemi du bien" appuyant ainsi une de mes convictions les plus profondes
le terme "suffit" peut avoir pour certains une connotation négative, en particulier en matière de niveau d'ambition (il n'est pas connoté négativement pour moi)
Ceci étant dit, Sam'Vabien prend ses décisions comme Sam'Suffit.
Ce qui est écrit ici en matière de consommation s'entend aussi dans le monde du travail dans la fixation des objectifs et dans les prises de décisions.
Les concepts de "Monsieur Plus" et "Sam'Vabien" s'entendent aussi bien au niveau individuel et collectif. Quand on joue Monsieur Plus au niveau collectif, on attend des individus qu'ils jouent Monsieur Plus également à toutes les strates, en prenant exemple sur le Monsieur Plus du top du top (qui n'est pas forcément au sommet). Une personne Sam'Vabien dans un collectif Monsieur Plus est un vilain petit canard et elle recevra de la pression pour changer de costume. C'est vrai dans la sphère professionnelle comme dans les autres sphères de vie.
Cette distinction est fondamentale entre Monsieur Plus et Sam'Vabien sur deux aspects :
la prise de décision et la fixation des objectifs
l'appréciation, la gratitude et la reconnaissance
Prise de décisions et fixation des objectifs
Voyons comment fonctionnent Monsieur Plus et Sam'Vabien en s'inspirant de "Le paradoxe du choix" et en ayant ajouté mon grain de sel :
Monsieur Plus
Sam'Vabien(ou Sam'Suffit)
Plein de critères qui s'ajoutent au fil de l'eau
Peu de critères
Motivation : le plus possible, le mieux possible, le plus vite possible, sans limite (cf mon article sur le striatum, partie du cerveau : L'insoupçonnable et l'insoutenable)
Ce qui répond à mon (notre) besoin
Activité cérébrale éventuellement lourde et stressante de comparaison entre plusieurs (beaucoup d') options
Recherche la première option qui réunit les critères et Basta !
Logique de coût de l'abandon des opportunités offertes par les options non retenues
Pas de regret à avoir
Focalisation sur les motifs d'insatisfaction de la solution retenue et des opportunités perdues
Focalisation sur les motifs de satisfaction
Tentation de changer rapidement pour une autre option
Investissement de l'option choisie
Tal Ben-Sharar dans "L'apprentissage de la perfection caractérise le perfectionniste et l'optimaliste. En voici une synthèse sous forme de tableau :
On comprend bien au vu de ces deux tableaux en quoi la posture individuelle et collective Monsieur Plus | perfectionniste ou Sam'Vabien | optimaliste a des impacts considérables dans le monde du travail : la raison d'être, les objectifs, la façon de fixer les objectifs, le type de management, le niveau de reconnaissance, le droit à l'échec, le niveau de confiance, la qualité des relations, ...
Le processus de prise de décision par consentement issu de la sociocratie, promu notamment par l'UdN, va bien dans ce sens, puisqu'il s'agit de Si ce processus va par essence dans le sens de trouver une solution satisfaisante, on peut penser qu'il donnera toute son efficacité dès lors que les preneurs de décision sont bien dans une posture de Sam'Vabien et non de Monsieur Plus.
La posture de Sam'Vabien ne doit surtout pas être vue comme manquant d'ambition. Elle vise à réduire l'écart entre la réalité et les objectifs et les attentes. Et en faisant référence à la définition de la Qualité de Vie au Travail par les chercheurs québécois Gilles Dupuis et Jean-Pierre Martel, le niveau de QVT dépend inversement de l'écart entre la réalité et les attentes. On comprend bien en quoi des attentes irréalistes créent du mal-être au travail.
Dans les autres sphères de vie, il s'agit du même enjeu : se fixer des objectifs réalistes qui permettent de se sentir bien. Les attentes irréalistes ou perfectionnistes créent d'autant plus de mal-être que la posture de Monsieur Plus peut conduire à des dynamiques proches du mythe de Sisyphe.
La recherche du réalisme de l'objectif est-il suffisant avec une posture de Sam'Vabien ? Non, car en réalité, il faut aller plus loin : quand on cherche le réalisme, on risque de se frotter néanmoins à une tendance à vouloir aller jusqu'à chercher la meilleure solution réaliste. Au contraire, en bon optimaliste ou satisfaiseur, il s'agit de définir un objectif, une solution qui marche. Voilà tout ... et c'est bien.
Sachant qu'il faut toujours relativiser l'enjeu d'un objectif : un objectif trop ambitieux sera probablement révisé à la baisse à un moment à un autre, alors autant le choisir raisonnable et à la portée dès le départ. Tout processus qui conduira à réduire les ambitions ou à se prendre en pleine figure qu'on ne peut pas atteindre les objectifs peut apporter de la souffrance. Autant s'économiser cette souffrance et la pression d'un objectif qui s'éloigne en prenant individuellement et collectivement la posture de Sam'Vabien et en cultivant cette attitude et cette pratique largement dans toutes les sphères de vie et avec les personnes avec qui on interagit.
Je suis convaincu que le réalisme des objectifs fait partie des deux points cruciaux de la Qualité de Vie [au Travail] avec l'Attention Réciproque.
Appréciation, gratitude et reconnaissance
Avant d'aborder ce trio "appréciation, gratitude et reconnaissance", disons quelques mots sur la qualité des décisions prises par Monsieur Plus et Sam'Vabien.
Monsieur Plus qui cherche à maximiser a de plus grandes chances d'obtenir un résultat meilleur que celui de Sam'Vabien, quand tout fonctionne et que la pression n'a pas créé d'effets délétères sur l'efficacité.
MAIS l'enseignement paradoxal mis en évidence par Barry Schwartz est que le niveau de satisfaction de Monsieur Plus est inférieur au niveau de satisfaction de Sam'Vabien bien que ce dernier ait statistiquement obtenu un résultat, un produit ou service pas aussi bon, pas aussi complet (ou peut-être avec des qualités qui ne seront pas utilisées).
Question : qu'est-ce qui est le plus important : avoir un résultat meilleur objectivement ou être satisfait d'un résultat en ligne avec un objectif raisonnable ? Je suis convaincu que c'est la deuxième option qui participe à un bon niveau de QVT et de Qualité de Vie.
Comme je l'ai évoqué dans mon article "Merci !" naît de l'attention, avec un feu d'artifice d'émotions positives, l'attention portée aux réussites, aux bons moments, aux bons côtés des choses, aux beaux gestes techniques, aux gestes d'altruisme, aux progrès, à l'adaptation face aux problèmes, aux talents, forces et qualité d'autrui ... induit la fréquence et l'intensité de gratitude ressenti puis la fréquence et l'intensité de reconnaissance exprimée. Et indubitablement, au vu des deux tableaux présentés précédemment, Monsieur Plus et perfectionniste a son attention focalisée sur ce qui ne marche pas assez, ce qu'il pourrait avoir plus et ce qu'il a loupé en ne choisissant pas d'autres options. Satisfaction, gratitude et reconnaissance ne sont pas au programme dans ce schéma, que l'on se place au niveau individuel ou au niveau collectif.
Inversement,Sam'Vabien et optimaliste a son attention focalisée sur ce qui marche, sur ce qu'il a et sur ce qui lui a permis d'avoir ce qu'il a, notamment les personnes qui y ont contribué. Satisfaction, gratitude et reconnaissance s'enchaînent en procurant des émotions positives à la fois pour celui qui le vit et à la fois pour les bénéficiaires de ses gestes de reconnaissance.
La transition vers Sam'Vabien en enjeu central
Barry Schwartz, psychologue je le rappelle, met en évidence dans son livre en quoiMonsieur Plus, en tant qu'individu, souffre de la multitude des choix à faire pour avoir le mieux possible et être sûr qu'il a fait le bon choix. D'où le sous-titre "Comment la culture de l'abondance nous éloigne du bonheur". Il souffre aussi et il est en déficit d'émotions positives du fait de l'adaptation hédonique. Son livre est orienté sur les choix de consommation, mais les parallèles à faire dans son livre avec le monde du travail sont fort nombreux et fort pertinents, ainsi que dans les autres sphères de vie.
L'intérêt est aussi de relier opportunément la consommation avec la production, de comprendre en quoi notre société de consommation crée du mal-être en tant que consommateur·trice et en tant que travailleur·euse.
L'attitude Monsieur Plus individuelle et collective modèle un cercle vicieux infernal contagieux que l'on peut qualifier aisément de perdant-perdant pour l'individu, les collectifs de travail, le monde associatif, les clients ou usagers, la société et bien souvent la planète. L'attitude Sam'Vabien individuelle et collective modelant un cercle vertueux contagieux gagnant-gagnant pour toutes les parties prenantes. Le seul point commun entre les deux étant la dimension contagieuse.
L'enjeu étant de trouver un modèle gagnant-gagnant pour l'individu qui consomme, celui qui travaille, celui qui investit les différentes sphères de sa vie, la société et la planète.
La transition de Monsieur Plus en Sam'Vabien m'apparaît comme un point commun aux transitions écologique, sociale, économique, politique, intérieure, ... auxquelles l'humanité se doit de s'investir avec détermination.
J'ai fait évoluer ce processus en ajoutant une étape entre l'attribution et le ressenti de gratitude. Il s'agit d'une étape d'appréciation. La motivation d'une nouvelle étape centrée sur l'appréciation alors que l'étape n°2 concernait déjà l'appréciation est la suivante : l'étape n°2 est l'appréciation de la situation vécue. Par exemple, j'apprécie la baguette que je mange au petit déjeuner.
Cette nouvelle étape n°4 est l'appréciation du fait que la situation agréable vécue est attribuable à quelqu'un ou à la chance. Pour reprendre mon exemple : j'apprécie de me dire qu'un certain nombre de personnes ont contribué à mon plaisir (boulanger, agriculteur, ...). Et c'est parce que j'apprécie la contribution que je vais ressentir de la gratitude pour les personnes ayant contribué.
Je vous donne ci-dessous l'animation des deux schémas ainsi que leur image correspondante :
Un des éléments de son livre qui m'a particulièrement marqué est l'analyse d'activité intitulé SPA, pour Sens, Plaisir et Aptitude. Cette analyse permet d'identifier dans ses propres activités actuelles ou que l'on pourrait pratiquer, celles qui allient ces 3 dimensions. L'idée étant de donner le plus de place possible aux activités qui ont du sens; des activités dans lesquelles on prend du plaisir et pour lesquelles on se trouve compétent (ou avec des dispositions).
L'analyse est une déclinaison de sa formule super concise du bonheur : Bonheur = Plaisir + Sens (ou autrement dit, du plaisir chargé de sens).
Ma propre pratique de la culture du bonheur et mes rencontres au niveau professionnel, particulièrement avec des personnes développant une activité professionnelle en solo - soit en statut indépendant, soit dans une Coopérative d'Activité et d'Emploi (CAE) - m'a conduit à un sentiment d'incomplétude avec ces 3 dimensions. Je m'explique : une activité professionnelle combinant ces 3 dimensions SPA se suffit-elle de ces 3 dimensions pour apporter du bien-être ?
Il me semble que non. Pour le moins, d'autres dimensions me sont nécessaires à moi, et je pense ne pas être tout seul à le penser pour avoir interagi avec quelques personnes sur le sujet.
Mes réflexions, observations et interactions m'ont amené à enrichir le modèle SPA pour proposer le modèle SUPAIR qui comporte deux déclinaisons : une pour l'activité professionnelle et une pour les activités hors professionnel.
Version pour une activité professionnelle
Version pour les activités hors prof
J'ai voulu distinguer le Sens et l'Utilité car il y a des cas de figure où l'on trouve complètement du sens à ce que l'on fait mais où le effets de l'activité ne semblent pas à la hauteur du sens que l'on y met, posant ainsi potentiellement la question de l'utilité. Une autre dimension portant sur la capacité de l'activité professionnelle à assurer des revenus suffisantes pour vivre décemment avec sa famille.
Ce modèle SUPAIR qui se décline pour les activités prof et hors professionnels est à relier avec le modèle de Réseau de Sphères que j'ai conçu il y a une dizaine d'années.
J'ai réalisé un outil d'autodiagnostic au format Excel pour chacune des déclinaisons. Une version expérimentale. Je les tiens à disposition à qui exprimera son intérêt et s'engagera à me faire un retour d'expérience de son utilisation.
On entend quelques fois dire « on n’a qu’une vie ». Et ça n’est pas toujours pour dire qu’il faut en prendre soin, mais plutôt qu’on veut la vivre à fond et vivre ses projets à fond.
Seulement, si on s’inspire des êtres vivants, en général, ils se ménagent des temps de récupération. Si on revient à l’humain, c’est l’adage « qui veut aller loin ménage sa monture »
Je vous propose le diaporama ci-dessous pour poser l’enjeu important de recharger ses batteries pour se sentir bien. Sachant que quelques fois l’enjeu devient plus crucial : celui d’éviter le burnout, un vieillissement accéléré et des maladies. En dessous du diaporama, dans la suite de l'article, vous trouverez la transcription.
Je
vous propose d’utiliser une métaphore : celle d’une réserve d’eau.
Il
y a un robinet d’eau en bas de la réserve qui représente l’énergie qu’on
puise tout au long de la journée, et en particulier au travail.
Et
puis un robinet qui permet de reconstituer les réserves : à travers le
sommeil, l’alimentation, les loisirs, le fait de pouvoir se décontracter.
Donc
sur une journée de travail, on dépense nos réserves et on les reconstitue. Au
final, le solde de la journée est plutôt négatif, et c’est pour cela qu’on a
besoin des we
pour reconstituer en bonne partie les réserves. Je dis presque, parce que ce
n’est pas tout à fait le cas et c’est pour cela qu’on a besoin de vacances pour
recharger totalement les batteries.
Ca,
c’est en régime … normal.
Maintenant,
il y a d’autres situations où ça se corse.
D’abord, ce que j’appelle la situation de vigilance. Dans cette situation, on a à
peu près les mêmes conditions de ressourcement
que pour la situation normale, MAIS
On tire plus sur l’énergie
consommée, sur la quantité d’eau qu’on prélève dans notre réserve. Et à long
terme, on risque de vider le réservoir car de manière récurrente, on prélève
plus qu’on réalimente.
Et
puis il y a plus grave : la situation d’alerte qui se caractérise par un double phénomène :
d’une
part, la dépense d’énergie va être beaucoup plus forte, on va passer
beaucoup de temps au travail et on va ressentir un stress intense (même si on a
l’impression qu’il est positif),
d’autre
part, nos capacités de ressourcement vont être très amoindries : en terme
de sommeil, d’alimentation, de relaxation, on n’a plus de temps pour s’activer
physiquement.
En notant une relation
directe de cause à effet : par exemple, c’est le fait que je travaille plus qui
impacte ma sphère des loisirs. Et puis autre exemple : je suis stressé et ça
peut impacter négativement mon sommeil car je vais ruminer et avoir du mal à
m’endormir.
Quand
on observe ces 3 situations, émerge un enjeu d’importance :
contrairement à une batterie de téléphone, ou au réservoir de carburant de sa
voiture, où il n’est pas gênant d’aller au bout de la réserve puisqu’il suffit
de reconstituer la réserve en plusieurs minutes ou en plusieurs heures. Pour
l’être humain, aller dans l’orange ou dans le rouge, c’est une prise de risque
pour sa santé et pour son avenir.
Ici
l’enjeu est bel et bien de prêter attention à ne pas se retrouver dans la zone
orange, et encore moins dans la zone rouge.
Quels
sont les risques quand on est dans la zone rouge ? L’épuisement
professionnel (ce qu’on appelle le burnout), le vieillissement prématuré, des
maladies.
Parlons d'ailleurs à cette occasion des télomères : ce sont des régions aux extrémités des chromosomes.
Des télomères courts sont associés à un risque plus élevé de maladies liées à l’âge.
Et les télomères raccourcissent avec l’âge, l’inflammation … et le stress. Et donc, le surengagement et le stress chronique diminuent l'activité télomérique, avec des impacts négatifs sur la santé.
A noter que la méditation a un effet de préservation des télomères, voire de régénération (Source Matthieu Ricard)
Donc
finalement, par rapport à cet enjeu de recharger les batteries, on peut
considérer qu’il y a 3 phénomènes de masquage :
le premier est lié à l’observation du niveau de la batterie; jusqu’à
maintenant, je vous ai schématisé une réserve transparente dont on pouvait voir
le niveau d’eau. En fait les choses sont plus compliquées que cela car la réserve est en fait
opaque. Et donc, on a beaucoup de mal à savoir dans quelles mesures on a puisé
dans nos réserves. C’est le cas en particulier quand on est dans la zone rouge; on a quelques fois
tendance à penser qu’il en reste toujours suffisamment pour faire face aux
prochaines échéances. Alors que ce n’est peut-être pas le cas et qu’on est en réalité au bord du
burnout ou plus généralement d’un problème de santé grave
Le 2ème niveau de masquage, c’est que
lorsqu’on est engagé dans un stress chronique, il est possible qu’une maladie
de développe de manière masquée. Et le jour où l’on commence voir observer des
symptômes, c’est quelques fois un peu tard, voire trop tard pour réagir
Et le 3ème niveau de masquage, c’est celui du
déni. C’est-à-dire que quelques fois, les symptômes, ils existent bien, mais on
ne veut pas les voir. Et même si nos proches nous alertent, on fait la sourde
oreille. Ou alors, on écoute bien gentiment, on réagit en disant « tu as
raison, je vais faire attention », généralement en ajoutant « de
toutes façons, je te rassure, je n’ai plus que 2 ou 3 semaines à tenir et
ensuite ça va se calmer ». Et 3 mois après, on y encore, avec des
symptômes encore plus marqués, parce qu’on n’a pas bougé d’1 millimètre sur sa façon
de gérer sa journée.
CONCLUSION
Quel que soit notre projet professionnel, il devrait passer en terme de priorité derrière le projet premier de tout être humain :
gérer son capital santé, le considérer comme un cadeau dont on a conscience et envie de prendre soin.
La bonne réalisation de ce projet premier donnant plus de réussite à nos autres projets.
C’est aussi apprécier les merveilles de ce que notre corps et notre mental nous permettent d’être et de faire.
Ceci en triple connexion avec nos aspirations profondes, avec les autres et avec la planète dont nous faisons partie intégrante.
Prendre soin à la fois de soi, des autres et de la planète, dans une logique gagnant-gagnant.
Ce n’est ni de la morale, ni de l’hygiénisme : c’est du bon sens allant dans le sens du bonheur, en faisant écho à deux maximes qui étaient inscrites sur le fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même » et « Rien de trop »
Le journal télévisé de 20H de France 2 du jeudi 8 décembre 2016 a consacré un reportage au pays qui est au top des enquêtes mondiales sur le bonheur et le bien-être des citoyens : il s'agit du Danemark.
Le secret de ce bien-être serait celui d'une population et d'une culture baignant dans la confiance dans toutes les sphères de vie.
Certaines personnes, des mamans en particulier, pourront être choquées que l'on puisse laisser son bébé tout seul dans son landau - qui plus est dans le froid - pendant que maman est devant une boisson chaude au café; le landau tout de même à portée de vue devant la vitrine. Des parents pourront être choqués que la cour de l'école soit la rue. Et c'est bien le risque à voir ce type de reportage : faire un transfert direct dans sa propre réalité et raisonner émotionnellement :"mais c'est irresponsable !". Probablement comme pourraient le faire certains dirigeants dans la culture de défiance vis à vis de leurs salariés à qui on montrerait une entreprise sans pointeuse, sans horaires et sans indicateurs à remplir pour prouver qu'ils travaillent réellement.
La confiance est investie de manière symétrique : je fais confiance à autrui et je me comporte comme une personne de confiance.
Quels sont les leviers de la confiance évoqués dans le reportage ?Un effet tribu (les gens se connaissent et se reconnaissent) et une posture plus égalitaire.
Les bénéfices de cette culture sont plus de sérénité, les personnes dès leur plus jeune âge sont plus responsabilisés, plus autonomes, plus d'empathie et de gentillesse, moins de corruption, plus d'esprit civique (c'est pourtant le pays le plus imposé du monde), contrat de confiance avec l'Etat, moins de turnover dans les entreprises, meilleure fidélité des clients.
Prenons conscience que la confiance est un cercle vertueux alors que la défiance est un cercle vicieux qui sclérose et pourrit une société. La défiance ayant un coût immense en terme de contrôle, de dépense d'énergie inutile, en déresponsabilisation et en impacts négatifs sur la santé mentale, sur le morale et sur l'humeur.
Voici le troisième épisode de mon carnet de voyage en Théorie U que j'ai entrepris à l'occasion du MOOC u.lab: Leading From the Emerging Future qui a démarré le 8 septembre dernier.
La Théorie U est une méthode qui aide à la transformation des organisations, de la société et des individus pour créer une connexion plus forte au niveau écologique (entre soi et la nature), social (entre soi et les autres) et spirituel (entre soi et soi). J'ai mis mon grain de sel en ajoutant une référence au corps (santé physique et mentale) dans une animation commentée qui fait l'objet de ce 3ème épisode.
Voici ci-dessous un diaporama pour le troisième épisode de ce voyage.
Pour celles et ceux qui seraient intéressés pour partager ce MOOC sur la région de Bordeaux, j'ai créé un Hub qui se réunira pour la première fois le jeudi 27 octobre 2016 apm à l'écosystème Darwin.
Voici le deuxième épisode de mon carnet de voyage en Théorie U que j'ai entrepris à l'occasion du MOOC u.lab: Leading From the Emerging Future qui a démarré le 8 septembre dernier.
La Théorie U est une méthode qui aide à la transformation des organisations, de la société et des individus pour créer une connexion plus forte au niveau écologique (entre soi et la nature), social (entre soi et les autres) et spirituel (entre soi et soi).
Cette méthode participe à l'amélioration du bien-être psychologique et des relations interpersonnelles. C'est donc bien naturellement que j'ai décidé d'héberger ce carnet sur mon blog sur le bonheur.
Voici ci-dessous un diaporama pour le deuxième épisode de ce voyage.
Pour celles et ceux qui seraient intéressées pour partager ce MOOC sur la région de Bordeaux, j'ai créé un Hub cette semaine. Plus avoir plus d'informations. A voir comment on pourra lui donner vie, en coopération, bien sûr !
Otto Scharmer le concepteur de la Théorie U dit dans une de ses vidéos :
"Nous créons collectivement des résultats que personne ne veut, mais la question est, pourquoi ? Personne, ni vous, ni moi, ne se lève le matin et en se regardant dans le miroir dit : OK, aujourd’hui, une fois de plus, je vais détruire la nature, causer un préjudice et/ou de la violence sur d'autres personnes, et augmenter mon propre degré de malheur. Personne ne fait cela. Pourtant, collectivement, c’est exactement ce que nous faisons aujourd'hui."
(Traduction française).
Je vous propose de partager avec vous le voyage que j'entreprends avec la Théorie U à l'occasion du MOOC u.lab: Leading From the Emerging Future qui a démarré le 8 septembre dernier.
La Théorie U est une méthode qui aide à la transformation des organisations, de la société et des individus pour créer une connexion plus forte au niveau écologique (entre soi et la nature), social (entre soi et les autres) et spirituel (entre soi et soi).
Cette méthode participe à l'amélioration du bien-être psychologique et des relations interpersonnelles. C'est donc bien naturellement que j'ai décidé d'héberger ce carnet sur mon blog sur le bonheur.
Voici ci-dessous un diaporama pour le premier épisode de ce voyage.
Après son initiative 6 milliers d'autres, le réalisateur et photographe Yann Arthus-Bertrand poursuit dans l'exploration de l'expression de la vie humaine.
Human est sa nouvelle initiative avec la diffusion de formats vidéo : un film au cinéma, une soirée à la télévision sur France 2 (le mardi 29 septembre à 20h55) et 3 vidéo sur la toile.
Sur internet donc, 3 volumes ont été mis en ligne le 10 septembre dernier.
Les vidéos mêlent plans fixes de personnes du monde entier témoignant sur leur vie et des séquences magnifiques dont Yann Arthus-Bertrand a le secret d'une nature époustouflante vue du ciel (mais aussi quelques fois saccagée) dans laquelle évoluent au ralenti des êtres humains.
Dans ce premier volume sont évoqués l'amour, les difficultés de l'amour, la violence conjugale, le travail, l'argent.
Un volume que j'intitule pour ma part : "L'amour ... une oasis" (en référence à une partie de cette vidéo); vidéo qui m'a provoqué des émotions très contrastées.
Sur le sujet particulier de l'argent, on fait souvent référence au proverbe "l'argent ne fait pas le bonheur". Des études dans le domaine de la psychologie positive vont aussi dans ce sens. Des témoignages de cette vidéo montrent aussi que le manque d'argent met à mal le bonheur. C'est aussi l'enseignement de la psychologie positive : l'argent ne fait pas le bonheur ... à partir d'un seuil minimum.
Voici la question qui a été posée autour du monde à quelques habitants de cette planète particulièrement vitaminés en bonheur et mis en image de façon artistique par l'agence SOS IN BELAIR dans le cadre du projet HAPPY PEOPLE ARE HAPPY dont le financement a été assuré de manière participative.
Ce projet est expliqué sur le site happypeoplearehappy.com dans laquelle vous retrouverez la présentation vidéo de ce projet à l'occasion d'un événement Tedx.
Ci-dessous, pour donner un avant-goût de ce qui nous attend, voici un format court vidéo (7mn) où l'on fait connaissance de Mio, Archie, Dashka, Edmund et Richard.
La dernière édition de cette modélisation est l'édition N°7
En croisant les composantes et facteurs du bien-être mental, du bonheur, de la bonne santé mentale, de la santé mentale au travail, de la santé mentale positive, je vous propose de mettre en exergue 13 facettes (1) d'une vie au travail qui contribuent potentiellement (2) au bonheur.
Le but de cette publication et des 13 publications à suivre est de tordre le cou à l'idée que le bonheur au travail serait un oxymore.
Il s'agit aussi d'argumenter face aux partenaires sociaux qui ont tendance à considérer que ce n'est pas dans le rôle de l'employeur ni dans celui des représentants des salariés de viser le bonheur des individus au travail.
A travers chacune des 13 facettes que je développerai, je cherche à montrer que le développement de facteurs contribuant au bonheur a aussi un impact positif sur le collectif, sur les conditions de travail et sur la performance durable (le qualificatif durable étant essentiel). En fait, c'est gagnant-gagnant.
C'est aussi une façon de montrer qu'il n'y a pas d'opposition sur le fond entre une vision qui part de l'amélioration des conditions de travail ou celle qui part de la construction du bonheur.
S'il me semble bien légitime que les partenaires sociaux ne veuillent ni ne puissent s'inscrire dans une obligation de résultats ou de moyens en terme de niveau de bonheur des salariés, ce n'est pas pour autant qu'ils ne pourraient pas se saisir des facteurs du bonheur dans leurs actions.
Il ne s'agit pas non plus de mettre le salarié dans une position d'attente passive en terme de bonheur au travail. Le bonheur au travail, comme la Qualité de Vie au Travail (QVT) relève d'une articulation judicieuse entre la responsabilité individuelle et les responsabilités collectives.
Les responsabilités collectives ne relèvent pas que des partenaires sociaux : plusieurs niveaux sont à interroger : l'équipe, le service, l'entité, les parties prenantes externes (clients, usagers, fournisseurs, partenaires, riverains, ...), la branche professionnelle, les organisations sur le même territoire, le département, la région, l'Etat, ... l'ONU. L'ONU qui s'intéresse de près au bonheur depuis quelques années, au même titre que l'OCDE.
Le bonheur n'a donc rien de folklorique, ni de fumeux, ni d'utopique. N'ayons pas peur de l'idée du bonheur au travail et prenons conscience que des conditions particulières de la vie au travail contribuent au bonheur au travail et au bonheur plus généralement. Chaque individu ayant bien entendu sa propre vision du bonheur (ou de son bien-être ou de tout concept approchant), ses propres attentes, ses propres stratégies et sa propre évaluation contrastée de son bonheur. Cette évaluation est en effet contrastée puisque le bonheur dépend de quantité de facteurs. Chacun de nous a sa propre pondération et sa perception unique.
Voici sous forme de carte mentale les 13 facettes qui seront donc présentées plus précisément dans des publications à venir :
Ci-dessous également un diaporama présentant rapidement chacune des facettes :
Bien entendu, il n'est pas question de considérer qu'une personne ne saurait être heureuse que si elle se sent de répondre positivement à TOUTES ces assertions. Le bonheur, ce n'est définitivement pas du "tout ou rien". Par contre, ce qui me parait important c'est que la vie au travail peut contribuer de manière multiple au bonheur. En précisant que face à un même contexte de vie au travail, deux personnes peuvent évaluer et apprécier différemment ce contexte et ressentir leur bonheur influencé positivement et négativement, plus ou moins ou pas, à travers ces différentes facettes. Par exemple, 2 personnes face au même poste de travail ne vont pas forcément éprouver le même intérêt pour le travail induit. Autre exemple : une personne peut se plaindre d'un manque de reconnaissance pour le résultat de son travail et l'autre non; et ceci, alors qu'elles ont le même niveau d'efficacité et qu'elles reçoivent le même niveau de reconnaissance. La deuxième étant plus dans le plaisir et dans une motivation intrinsèque, elle est moins en attente de reconnaissance.
A l'instar de la QVT, réfléchir et évaluer sa vie au travail à travers des dimensions multiples permet de prendre conscience de ce en quoi le travail apporte du bonheur, du bien-être, ... alors même que l'esprit peut être encombré par des difficultés dans le travail qui masquent les aspects positifs.
Si vous répondez OUI à une assertion, c'est que la facette concernée de votre vie au travail est un facteur protecteur/constructeur de votre bonheur, bien-être, ... indépendamment du fait que d'autres facettes peuvent l'impacter négativement.
Je consacrerai un article sur la façon dont chacune et chacun peut agir individuellement et collectivement après qu'elle.il se soit questionné relativement à chacune de ces assertions.
Là aussi, à l'instar de la QVT, la première façon d'agir sur son bonheur au travail me semble bien être l'auto questionnement. Les 13 assertions que je vous propose ici constituent un moyen d'entreprendre cet auto questionnement.
Que la vie au travail puisse contribuer au bonheur, c'est donc un vrai sujet de société sérieux selon moi. Ce qui mérite intérêt aussi en même temps, c'est en quoi le bonheur impacte la vie au travail. Et c'est bien cette double relation que je vous propose d'interroger.
J'accueillerai avec plaisir vos réactions à la présente publication.
(1) Je précise que je ne prétend pas que les facteurs de bonheur au travail se limitent à ces 13 facettes, ni qu'elles ont forcément à être organisées comme je le propose ici; c'est le fruit d'un travail d'analyse et de compilation personnelle des construits du bien-être hédoniste, du bien-être eudémonique, du bonheur (par le biais de la psychologie positive -en particulier Tal Ben Shahar, Martin Seligman, Mihaly Csikszentmihalyi et son concept de Flux, Sonja Lyubomirsky, par l'ONU), le bien-être psychologique au travail (Véronique Dagenais-Desmarais-chargée de cours à l’Université de Montréal), la santé mentale (OMS), de la santé mentale au travail (Québec), la santé mentale positive (Canada) et de mes compétences sur le sujet de la Qualité de Vie au Travail (2) J'écris "potentiellement" dans la mesure où il s'agit de la description de facettes incluant une partie contextuelle favorable dans la vie au travail. Or, en s'inspirant des enseignements de la psychologie positive, le contexte n'est pas la composante la plus importante au bonheur. En fait, elle représente 10%. Ce qui va être déterminant, au delà des aspects génétiques qui pèsent lourd (50%), c'est notre investissement et nos habitudes favorisant le bonheur (40%). Cependant, c'est bien la conjonction du contexte, des gènes, de nos habitudes et de notre investissement qu'il faut prendre en compte.