Ah l'interprétation !
L'être humain est très fort en interprétations. Il est beaucoup moins fort pour ce qui est factuel.
De ce point de vue ... appelez-nous la fée des faits !
L'interprétation est bien souvent négative et suscite des émotions selon un processus décrit dans les techniques comportementales et cognitives et dans un certain nombre d'ouvrages sur le stress, que je vous illustre par une situation de travail qui peut impacter ensuite la vie personnelle, et en particulier le temps passé en dehors du travail :
Quand on prend conscience qu'on est en train de tourner en rond, de ruminer, de stresser, de s'angoisser, il est toujours temps d'essayer de casser le cercle vicieux des pensées négatives.
Il est temps de réinterpréter l'événement et trouver des interprétations plus positives, ce qu'on pourrait appeler le bon côté des choses, ou tout simplement s'éloigner de l'interprétation et revenir à quelque chose de plus factuel.
Voici un exemple :
Le résultat : des émotions positives, des comportements plus efficaces et la fin du cercle vicieux.
Le cercle vicieux de la rumination est néfaste au bonheur et précipite puis enferme l'être humain dans la dépression.
Alors, passons de l'automatisme des pensées négatives à l'automatisme de la rétinterprétation positive !
Passons de Ressasser à Réinterpréter !
jeudi 3 octobre 2013
mardi 3 septembre 2013
Ressasser (11)
Une fois n'est pas coutume, voici un verbe à l'orientation négative ... et avec une spécificité : c'est un palindrome (qui se lit dans les deux sens) : RESSASSER.
C'est une publication de Brigitte Barateau sur son compte Facebook qui m'a donné l'idée d'illustrer ce verbe et de l'évoquer ici.
L'illustrer pour mettre en image l'idée de tourner en rond.
Ressasser est une action anti-bonheur. Elle favorise l'anxiété et la dépression.
Elle est aussi néfaste pour les relations interpersonnelles : ressasser fait prendre souvent une ampleur exagérée à des événements et des interactions avec les autres.
Je vous présenterai très prochainement sur ce site une méthode qui permet de faire face aux situations qui peuvent provoquer des ruminations et d'essayer de sortir d'une rumination en cours.
Sortir des ruminations, c'est se donner plus de temps pour être attentif aux petits bonheurs de la vie, les apprécier et les cultiver.
C'est une publication de Brigitte Barateau sur son compte Facebook qui m'a donné l'idée d'illustrer ce verbe et de l'évoquer ici.
L'illustrer pour mettre en image l'idée de tourner en rond.
Ressasser est une action anti-bonheur. Elle favorise l'anxiété et la dépression.
Elle est aussi néfaste pour les relations interpersonnelles : ressasser fait prendre souvent une ampleur exagérée à des événements et des interactions avec les autres.
Je vous présenterai très prochainement sur ce site une méthode qui permet de faire face aux situations qui peuvent provoquer des ruminations et d'essayer de sortir d'une rumination en cours.
Sortir des ruminations, c'est se donner plus de temps pour être attentif aux petits bonheurs de la vie, les apprécier et les cultiver.
vendredi 21 juin 2013
Ralentir (10)
En ce 21 juin 2013, journée internationale de la lenteur, je nous propose de profiter plus lentement de cette journée où le soleil sera à l'apogée - derrière les nuages peut-être - , et puis en musique, la fête de la Musique nous y invitant.
Ralentir, c'est l'invitation, voire l'injonction que nous pouvons recevoir quand nous conduisons sur la route.
Pour quoi faire ? Pour se préserver et pour préserver les autres. Aussi pour préserver notre monture.
D'ailleurs quand notre monture avait quatre pattes et non quatre roues, il fallait bien la ménager, ralentir et même, s'arrêter.
Plus on nous donne du temps, plus on accélère. C'est bien le paradoxe. Nous passons largement moins de temps au travail que nos grands aînés, et pourtant notre frustration de manque de temps est probablement plus manifeste.
Voici quelques bienfaits que nous apporte le ralentissement :
Ralentir, c'est l'invitation, voire l'injonction que nous pouvons recevoir quand nous conduisons sur la route.
Pour quoi faire ? Pour se préserver et pour préserver les autres. Aussi pour préserver notre monture.
D'ailleurs quand notre monture avait quatre pattes et non quatre roues, il fallait bien la ménager, ralentir et même, s'arrêter.
Plus on nous donne du temps, plus on accélère. C'est bien le paradoxe. Nous passons largement moins de temps au travail que nos grands aînés, et pourtant notre frustration de manque de temps est probablement plus manifeste.
Voici quelques bienfaits que nous apporte le ralentissement :
- plus de temps pour apprécier, et l'appréciation est un fort contributeur au bonheur
- conséquence du premier point : plus d'opportunités pour gratifier, donner de la reconnaissance
- plus d'opportunités pour créer du lien et cultiver les relations
- c'est meilleur pour la santé physique et psychique
Comment passer des bonnes intentions à l'action de ralentir. Voici quelques idées à essayer, combiner :
- être dans le présent de l'action du moment, sans anticiper les suivantes ni ruminer à propos des précédentes
- oublier volontairement la montre sur la table de chevet - je le fais presque systématiquement -
- accepter de ne pas faire tout ce qu'on voulait faire, y compris ce qu'on aurait bien aimé faire.
- être à l'écoute de ses sensations
- capitaliser dans un journal les bienfaits du ralentissement
- se stimuler à plusieurs pour ralentir et échanger sur les trucs qui marchent et les bienfaits
- ne pas enchaîner les actions les unes après les autres en se ménageant des pauses, même petites
- choisir une ou deux activités qui nécessitent et donnent leur efficicacité dans la lenteur
- couper son téléphone ou au moins supprimer les alertes
Je m'en vais maintenant ralentir mon rythme de la matinée et faire le tour lentement de mon potager.
jeudi 30 mai 2013
Eclairer à distance (9)
Pour être honnête, mon intention première était de vous faire partager mon petit bonheur du soleil couchant et de l'éclairage du soleil couchant sur les choses et les paysages
Et puis, l'idée m'est venue d'utiliser une photo prise récemment pour construire une métaphore.
Le bonheur durable ce n'est pas forcément, et même rarement, de chercher la pleine lumière, encore plus quand elle est artificielle (celle des sunlights).
La lumière à distance crée de la perspective, de l'ombre et une vision modifiée qui attire l'oeil.
Rester à distance de la lumière et observer à distance de la lumière font voir notre monde et les autres différemment et d'un oeil neuf.
Et puis, l'idée m'est venue d'utiliser une photo prise récemment pour construire une métaphore.
Le bonheur durable ce n'est pas forcément, et même rarement, de chercher la pleine lumière, encore plus quand elle est artificielle (celle des sunlights).
La lumière à distance crée de la perspective, de l'ombre et une vision modifiée qui attire l'oeil.
Rester à distance de la lumière et observer à distance de la lumière font voir notre monde et les autres différemment et d'un oeil neuf.
mercredi 15 mai 2013
Apprécier l'impuissance (8)
Nous sommes tous confrontés plus ou moins consciemment à l'impuissance.
L'impuissance face à la nature, l'impuissance face à la maladie, l'impuissance face à ceux qui sont plus forts que nous, l'impuissance face à ce que l'on ne contrôle plus ou pas et que l'on veut s'efforcer de contrôler.
Evidemment, apprécier l'impuissance face à quelque chose qui ne nous met pas en danger ou qui ne nous contrarie pas n'est pas des plus difficiles.
En revanche, face à l'impuissance qui nous bouscule, apprécier est plus difficile.
Qu'y a-t-il à apprécier dans l'impuissance ?
- la puissance de ce qui est en face (apprécier, à entendre a minima comme l'évaluation de la force en présence),
- sa propre vulnérabilité et sa position toute relative dans le monde,
- le lâcher prise que l'on peut réaliser et qui peut nous rendre plus serein.
A titre personnel, j'ai appris l'impuissance face à des événements sur lesquels je n'ai pas pu avoir prise. J'ai appris aussi à apprécier mon impuissance pour une plus grande sérénité, une des dimensions du bonheur.
L'impuissance, ça s'apprend et ça s'apprécie.
Article lié : "Apprécier : un levier puissant du bonheur"
dimanche 21 avril 2013
Nourrir en retour (7)
Céline Bou Séjean, une de mes coéquipières de Novéquilibres et membre du comité éditorial de laqvt.fr (notre site d'actualité sur la Qualité de Vie au Travail) a proposé un article sur laqvt.fr jeudi 18 avril 2013 intitulé Feedback.
Cela m'a donné l'idée de rebondir par un article sur lesverbesdubonheur.fr
Pour commencer, et puisque nous sommes sur lesverbesdubonheur.fr, il me fallait choisir un ... verbe.
J'ai hésité : réagir, rétroagir, retourner, ... et finalement après une petit aparté lors du comité éditorial de laqvt.fr, j'ai décidé tout simplement de traduire mot pour mot le terme feedback : nourrir en retour.
Cette merveilleuse idée de nourrir en retour m'a fait penser à deux choses :
Ces gestes nécessitent de prendre le temps et de les faire en conscience.
Prendre conscience des actions des personnes autour de nous, les apprécier, ou non et faire un retour approprié nourrit ces personnes à l'origine de ces actions et nous nourrit aussi.
Prendre le soin du feedback passe forcément par une prise de conscience préalable de tout les bienfaits que l'on reçoit.
Nourrir en retour, c'est aussi nourrir son bonheur et celui des autres.
Cela m'a donné l'idée de rebondir par un article sur lesverbesdubonheur.fr
Pour commencer, et puisque nous sommes sur lesverbesdubonheur.fr, il me fallait choisir un ... verbe.
J'ai hésité : réagir, rétroagir, retourner, ... et finalement après une petit aparté lors du comité éditorial de laqvt.fr, j'ai décidé tout simplement de traduire mot pour mot le terme feedback : nourrir en retour.
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| Photo de Craig Maccubin - Licence Creative Commons |
Cette merveilleuse idée de nourrir en retour m'a fait penser à deux choses :
- le poids de l'indifférence
- la ligne de losada
Le poids de l'indifférence
Des études ont été faites il y a quelques années sur des rats de laboratoire que l'on mettait dans 3 contextes différents en terme de stimulation :
- des stimulations positives (caresses, ...)
- des stimulations négatives (décharges électriques)
- aucune stimulation, ni positive, ni négative
Lequel des trois rats est décédé le premier : le troisième.
L'être humain, en tant qu'animal social, a besoin de stimulations. Il y a toutes sortes de situations de stimulation et l'une d'elle est le retour que peut attendre ou qu'attend un être humain en réaction à ses actes.
Quel que soit notre age, quelle que soit la sphère de vie (familiale, amicale, professionnelle, loisirs, ...) nous avons besoin d'un retour qui puisse nous confirmer ou nous freiner ou nous réorienter par rapport à nos actions. Nous avons aussi besoin de reconnaissance. C'est d'ailleurs une des dimensions essentielles de la Qualité de Vie au Travail.
L'indifférence nous fait du mal, nous désoriente, nous fait nous interroger, nous fait douter et peut aussi nous faire douter des autres, de la vie.
Moi, je vous le dis, l'indifférence, c'est un tue-le-bonheur.
La ligne de Losada : 3 sourires contre une grimace
Marcial Losada est un psychologue italien qui s'est intéressé à l'impact des ratios stimulations positives / stimulations négatives sur le performance des équipes.
En-dessous d'un ratio de 3 (2,9 exactement), les performances sont dégradées. Le niveau le plus haut est d'environ 11,6
En résumé, pour un bon niveau de performance en équipe au travail, il faut que les stimulations positives soient 3 fois plus nombreuses que les stimulations négatives.
Au sein d'un couple, le ratio doit être plus élevé : 5 est le seuil pour faciliter le bonheur au sein d'un couple.
Conclusion
Le bonheur se construit par des quantités de gestes.Ces gestes nécessitent de prendre le temps et de les faire en conscience.
Prendre conscience des actions des personnes autour de nous, les apprécier, ou non et faire un retour approprié nourrit ces personnes à l'origine de ces actions et nous nourrit aussi.
Prendre le soin du feedback passe forcément par une prise de conscience préalable de tout les bienfaits que l'on reçoit.
Nourrir en retour, c'est aussi nourrir son bonheur et celui des autres.
mardi 2 avril 2013
Article consacré sur laqvt.fr à ma conférence du 23 mars 2013 au salon Vivre Autrement
Céline Bou Séjean et Caroline Rome, deux de mes compères de Novéquilibres et du comité éditorial de laqvt.fr ont consacré un article à la conférence que j'ai tenue au salon Vivre Autrement le samedi 23 mars 2013 entre 12h00 et 13h30 au Parc floral à Paris sur le sujet "Le travail peut rendre heureux et être heureux, ça se travaille".
Lien vers l'article.
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