samedi 29 août 2015

Le Réseau de Sphères

J'ai conçu le concept de Réseau de Sphères en 2008 à une époque où je n'avais pas encore démarré mon activité de consultant sur les sujets de la Qualité de Vie au Travail et du Bonheur au Travail.

J'ai travaillé au concept de Qualité de Vie dans la foulée du DU de gestion des risques psychosociaux que j'ai obtenu à l'Université de Bourgogne mi 2008. J'avais ressenti le besoin de m'intéresser à la bonne santé psychique au travail à travers une approche à la fois plus positive et dans un cadre plus général que celui du travail. En prenant conscience que la vie au travail est une dimension de la vie interagissant avec d'autres domaines de la vie.


J'ai décidé de présenter ce concept sous licence Creative Commons de telle manière à ce qu'il puisse être proposé avec la meilleure accessibilité à qui en trouverait la bonne utilité pour son propre usage et/ou dans une relation d'aide. Pour le deuxième cas, le principe de congruence auquel je tiens beaucoup me fait fortement conseiller à qui voudrait l'utiliser avec un tiers de commencer à le pratiquer pour elle.lui-même.



J'ai retravaillé sur la présentation de ce concept de Réseau de Sphères avec un tout nouveau design à la fois du réseau lui-même et du site qui lui est dédié : a3qualvie.net

Je vous invite à le visiter et à revenir vers moi par email le cas échéant pour plus d'informations sur ce concept et son utilisation.

mardi 18 août 2015

Une vie au travail pouvant contribuer au bonheur en 13 facettes


La dernière édition de cette modélisation est l'édition N°7

En croisant les composantes et facteurs du bien-être mental, du bonheur, de la bonne santé mentale, de la santé mentale au travail, de la santé mentale positive, je vous propose de mettre en exergue 13 facettes (1) d'une vie au travail qui contribuent potentiellement (2) au bonheur.

Le but de cette publication et  des 13 publications à suivre est de tordre le cou à l'idée que le bonheur au travail serait un oxymore.
Il s'agit aussi d'argumenter face aux partenaires sociaux qui ont tendance à considérer que ce n'est pas dans le rôle de l'employeur ni dans celui des représentants des salariés de viser le bonheur des individus au travail.

A travers chacune des 13 facettes que je développerai, je cherche à montrer que le développement de facteurs contribuant au bonheur a aussi un impact positif sur le collectif, sur les conditions de travail et sur la performance durable (le qualificatif durable étant essentiel). En fait, c'est gagnant-gagnant.

C'est aussi une façon de montrer qu'il n'y a pas d'opposition sur le fond entre une vision qui part de l'amélioration des conditions de travail ou celle qui part de la construction du bonheur.
S'il me semble bien légitime que les partenaires sociaux ne veuillent ni ne puissent s'inscrire dans une obligation de résultats ou de moyens en terme de niveau de bonheur des salariés, ce n'est pas pour autant qu'ils ne pourraient pas se saisir des facteurs du bonheur dans leurs actions.
Il ne s'agit pas non plus de mettre le salarié dans une position d'attente passive en terme de bonheur au travail. Le bonheur au travail, comme la Qualité de Vie au Travail (QVT) relève d'une articulation judicieuse entre la responsabilité individuelle et les responsabilités collectives.
Les responsabilités collectives ne relèvent pas que des partenaires sociaux : plusieurs niveaux sont à interroger : l'équipe, le service, l'entité, les parties prenantes externes (clients, usagers, fournisseurs, partenaires, riverains, ...), la branche professionnelle, les organisations sur le même territoire, le département, la région, l'Etat, ... l'ONU. L'ONU qui s'intéresse de près au bonheur depuis quelques années, au même titre que l'OCDE.

Le bonheur n'a donc rien de folklorique, ni de fumeux, ni d'utopique. N'ayons pas peur de l'idée du bonheur au travail et prenons conscience que des conditions particulières de la vie au travail contribuent au bonheur au travail et au bonheur plus généralement. Chaque individu ayant bien entendu sa propre vision du bonheur (ou de son bien-être ou de tout concept approchant), ses propres attentes, ses propres stratégies et sa propre évaluation contrastée de son bonheur. Cette évaluation est en effet contrastée puisque le bonheur dépend de quantité de facteurs. Chacun de nous a sa propre pondération et sa perception unique.

Voici sous forme de carte mentale les 13 facettes qui seront donc présentées plus précisément dans des publications à venir :



Ci-dessous également un diaporama présentant rapidement chacune des facettes :

Licence Creative Commons
"13 facettes de la vie au travail pouvant contribuer au bonheur" de Olivier Hoeffel est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à https://onedrive.live.com/redir?resid=50DE3EADEA2AE04E!712&authkey=!APKI6bXp8O7JqxE&ithint=file%2cpptx.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.lesverbesdubonheur.fr/.

Bien entendu, il n'est pas question de considérer qu'une personne ne saurait être heureuse que si elle se sent de répondre positivement à TOUTES ces assertions. Le bonheur, ce n'est définitivement pas du "tout ou rien". Par contre, ce qui me parait important c'est que la vie au travail peut contribuer de manière multiple au bonheur. En précisant que face à un même contexte de vie au travail, deux personnes peuvent évaluer et apprécier différemment ce contexte et ressentir leur bonheur influencé positivement et négativement, plus ou moins ou pas, à travers ces différentes facettes.
Par exemple, 2 personnes face au même poste de travail ne vont pas forcément éprouver le même intérêt pour le travail induit.
Autre exemple : une personne peut se plaindre d'un manque de reconnaissance pour le résultat de son travail et l'autre non; et ceci, alors qu'elles ont le même niveau d'efficacité et qu'elles reçoivent le même niveau de reconnaissance. La deuxième étant plus dans le plaisir et dans une motivation intrinsèque, elle est moins en attente de reconnaissance.

A l'instar de la QVT, réfléchir et évaluer sa vie au travail à travers des dimensions multiples permet de prendre conscience de ce en quoi le travail  apporte du bonheur, du bien-être, ... alors même que l'esprit peut être encombré par des difficultés dans le travail qui masquent les aspects positifs.

Si vous répondez OUI à une assertion, c'est que la facette concernée de votre vie au travail est un facteur protecteur/constructeur de votre bonheur, bien-être, ... indépendamment du fait que d'autres facettes peuvent l'impacter négativement.

Je consacrerai un article sur la façon dont chacune et chacun peut agir individuellement et collectivement après qu'elle.il se soit questionné relativement à chacune de ces assertions.
Là aussi, à l'instar de la QVT, la première façon d'agir sur son bonheur au travail me semble bien être l'auto questionnement. Les 13 assertions que je vous propose ici constituent un moyen d'entreprendre cet auto questionnement.

Que la vie au travail puisse contribuer au bonheur, c'est donc un vrai sujet de société sérieux selon moi. Ce qui mérite intérêt aussi en même temps, c'est en quoi le bonheur impacte la vie au travail. Et c'est bien cette double relation que je vous propose d'interroger.

J'accueillerai avec plaisir vos réactions à la présente publication.

(1) Je précise que je ne prétend pas que les facteurs de bonheur au travail se limitent à ces 13 facettes, ni qu'elles ont forcément à être organisées comme je le propose ici; c'est le fruit d'un travail d'analyse et de compilation personnelle des construits du bien-être hédoniste, du bien-être eudémonique, du bonheur (par le biais de la psychologie positive -en particulier Tal Ben Shahar, Martin Seligman, Mihaly Csikszentmihalyi et son concept de Flux, Sonja Lyubomirsky, par l'ONU), le bien-être psychologique au travail (Véronique Dagenais-Desmarais-chargée de cours à l’Université de Montréal), la santé mentale (OMS), de la santé mentale au travail (Québec), la santé mentale positive (Canada) et de mes compétences sur le  sujet de la Qualité de Vie au Travail

(2) J'écris "potentiellement" dans la mesure où il s'agit de la description de facettes incluant une partie contextuelle favorable dans la vie au travail. Or, en s'inspirant des enseignements de la psychologie positive, le contexte n'est pas la composante la plus importante au bonheur. En fait, elle représente 10%. Ce qui va être déterminant, au delà des aspects génétiques qui pèsent lourd (50%), c'est notre investissement et nos habitudes favorisant le bonheur (40%). Cependant, c'est bien la conjonction du contexte, des gènes, de nos habitudes et de notre investissement qu'il faut prendre en compte.

jeudi 28 mai 2015

Vidéo "Vous êtes super"

Aujourd'hui je vous propose cette vidéo réalisée par Guillaume Desjardins (information reccueillie sur http://bigbrowser.blog.lemonde.fr)


Un compliment gratuit, d'un inconnu, on voit que ça fait plaisir.

On peut remarquer que le "vous êtes super" est tantôt exprimé de manière inconditionnelle, c'est à dire le prendre comme "je suis une personne super", tantôt exprimé pour la façon de s'habiller, pour son adresse avec un skate, ...

Les compliments appellent les compliments : la réciprocité joue bel et bien et on voit que l'interpellant est aussi complimenté pour son initiative originale, pleine de vitalité et de spontanéité.

Alors, vous êtes super, vous devant la caméra, vous derrière la caméra, vous au montage, vous à la production, vous à l'idée originale.

On peut imaginer que certaines personnes ont dû aussi réagir différemment : pas le temps, pas l'esprit à ça, ne pas se sentir digne de ça, ne pas comprendre, ...

Ce n'est pas si facile d'être présent, accueillant, dans le lâcher prise quand on nous complimente.

dimanche 26 avril 2015

Le rapport mondial sur le bonheur 2015 - Enseignements des neurosciences

Le rapport mondial sur le bonheur 2015 a été publié le 23 avril 2015. Il a été relayé sur les médias internet, mais de manière assez anecdotique, en se limitant à un palmarès, avec la Suisse sur la plus haute marche du bonheur mondial et avec une 29ème place pour la France.

De mon point de vue, ce serait dommage de ne pas évoquer d’autres éléments de ce rapport comportant 172 pages.

Je me suis intéressé à deux chapitres : le chapitre 5 sur les neurosciences et le chapitre 6 sur la transformation de la santé mentale des enfants et adolescents.

Mais commençons par quelques mots sur ce classement


Sur quels critères est-il établi ?

Au-delà du critère économique (PIB par habitant) qui ne fait pas le bonheur à lui-seul, et loin s’en faut (des études montrant qu’au-delà d’un certain seuil de revenu, l’argent ne crée plus de bonheur), les autres critères retenus sont :
  • Le support social (pouvoir compter sur quelqu’un en cas de problème)
  • L’espérance de vie en bonne santé
  • La liberté de faire ses choix de vie
  •  La générosité
  • La perception de corruption (au niveau gouvernemental et dans le monde des affaires)

La note moyenne pour la France sur une échelle de 1 à 10 est de 6,575, 1 point en-dessous de la Suisse (7,587/10), numéro 1 de ce palmarès. 

Ce classement a été élaboré sur la période 2012-2014. Par rapport à la période 2005-2007, le niveau moyen de bonheur en France est en baisse de 0,238.

Je note que le niveau de bonheur en France est légèrement supérieur au niveau de Qualité de Vie au Travail ressorti du sondage TNS-Sofrescommandé par l’Anact à l’occasion de la semaine de la QVT en juin 2013 : 6,1/10.

Bonheur et neurosciences

Le chapitre 5 du rapport mondial sur le bonheur 2015 est consacré à des enseignements récents des neurosciences par rapport au bonheur et au bien-être psychologique.

Si pendant de nombreuses années, émotion et raison ont été considérées comme associées à des parties cérébrales distinctes, les travaux par imagerie médicale sur le cerveau ont mis en évidence au cours des deux dernières décennies qu’il existe en réalité des interactions entre ces parties.

Face à nos expériences de vie, celles qui sont agréables et celles où l’on est exposé à l’adversité et au stress, le cerveau est amené à se transformer au niveau plastique (neuro-plasticité du cerveau), à la fois aux niveaux structure et fonctionnement. Ces changements impactent clairement notre bien-être.

La neuro-plasticité est également mise en jeu dans toutes les activités d’apprentissage et d’entraînement visant à cultiver notre bien-être.

Autrement dit, la neuro-plasticité fonctionne à l’insu de notre plein gré (pour reprendre une formulation cycliste célèbre) dans notre vie de tous les jours, et également à travers nos actes intentionnels de culture de notre bonheur.

Quatre éléments constitutifs majeurs du bien-être sont rapportés :
  • La durabilité des émotions positives ;
  • La résilience, la capacité à surmonter rapidement de l’adversité ;
  • Le développement de l’empathie, de la compassion et de l’altruisme ;
  • La pleine conscience et la capacité d’attention.


Durabilité des émotions positives

Les émotions positives mettent en jeu deux parties du cerveau : le cortex préfrontal ventral et le striatum ventral.



Le maintien dans la durée des émotions positives dépend de la bonne activité de ces régions et du bon niveau de connectivité entre ces deux parties. Il a été démontré sur des populations de personnes déprimées que l’utilisation d’un antidépresseur renforce l’activité du striatum permettant aux personnes de ressentir plus d’affects positifs.

Les impacts des émotions positives sont différents selon le type de contexte : recevoir une récompense n’est pas prédictif de plus de bien-être de manière durable. En revanche, apporter de l’aide à quelqu’un apporte non seulement une émotion positive mais impacte plus durablement le bien-être.

Cela renvoie aux deux niveaux de bien-être :
  •  Le bien-être dit hédonique, nourri par le plaisir, la réduction des émotions désagréables et la satisfaction de vie. Ce type de bien-être est impacté par le processus d’adaptation hédonique.
  • Le bien-être dit eudémonique (ou psychologique) conditionné par le sens de sa vie, la croissance personnelle, l’acceptation de soi, l’autonomie, la qualité des relations interpersonnelles et le contrôle de son environnement.


Résilience


Il s’agit de pouvoir maintenir un niveau élevé de bien-être face à l’adversité et de récupérer rapidement suite à un stimulus négatif.



L’amygdale est la partie centrale du cerveau dans ce processus de résilience. Mais la régulation des émotions négatives met en jeu la région préfrontale du cerveau.

L’apprentissage de stratégies de régulation des émotions, en particulier dans des situations de niveau modéré d’adversité, contribue à l’amélioration du bien-être.

Empathie, compassion et altruisme

L'un des meilleurs prédicteurs du bien-être d’un individu est la qualité de ses relations sociales, quel que soit l’âge, et ceci uniformément dans toutes les cultures.


Il est à noter qu’un cercle vertueux se met en place : un comportement pro-social augmente le bien-être, ce qui favorise le comportement social.

Le comportement pro-social nécessite un préalable : l’activation de l’empathie. Elle va permettre à un individu à la fois de reconnaître les émotions de l’autre et de les partager.
De là pourra naître (ou pas) le mouvement d’aider l’autre (corrélation entre l’empathie et l’altruisme).

Les parties du cerveau engagées dans l’empathie sont les mêmes que dans l’expérience de nos propres émotions.

L’intensité de l’empathie dépend du niveau de proximité avec la(es) personne(s) en face.

L’étude par l’imagerie médicale de l’altruisme a montré une activité dans les mêmes régions (aire tegmentale ventrale et dorsale et striatum ventral) que l’on reçoive de l’argent ou qu’on en donne.
L’activité s’est révélée plus forte dans l’acte de donner que dans celui de recevoir. Cela permettant de confirmer l’adage « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir».

La compassion a aussi été étudiée. Elle est définie comme un sentiment de souci de l'autre, avec un désir d’améliorer son bien-être.

Un entraînement à la compassion montre une augmentation de la connexion entre le cortex préfrontal dorsolatéral et le noyau accumbens (partie du striatum ventral). L’augmentation de cette connexion pourrait permettre à l'individu de se dégager plus efficacement de la souffrance de l'autre (pour éviter la contagion émotionnelle) et de gérer sa propre réponse émotionnelle afin d'avoir plus de ressources pour l'orienter efficacement vers une action d'aide (corrélation entre compassion et altruisme).

Une personne entraînée à la compassion peut développer des émotions positives dans un contexte où il est témoin d’émotions négatives.

A remarquer que lorsque des personnes sont entraînées uniquement à l’empathie, elles sont contaminées par les émotions négatives et sont moins en position de pouvoir apporter efficacement de l’aide.

La pleine conscience et le développement de l’attention

Des études se sont intéressées au vagabondage de l’esprit. Les personnes dans cet état se considèrent significativement plus malheureuses  que si elles sont concentrées sur l’activité du moment.

Les jeunes générations ont beaucoup de difficultés à rester seules, même quelques minutes. Elles préfèrent s’engager dans des activités, même banales, voire recevoir des stimulations négatives. Ce qui est vécu le plus péniblement, ce sont les pensées pendant l’inactivité.

Sans activité, le cerveau voit son activité augmenter dans plusieurs régions (dont le cortex préfrontal médian et le cortex cingulaire postérieur) dès lors que l’esprit vagabonde.

L’entraînement à la méditation en pleine conscience entraîne une diminution de l’activité de ces mêmes régions de ce mode par défaut. Mettant fin ainsi au vagabondage de l’esprit.



La pleine conscience peut ainsi améliorer le bien-être.

Ces quatre constituants permettent d’assurer globalement le bien-être

En terme de bien-être eudémonique, ils sont particulièrement impactant sur deux de ses dimensions : le sens de la vie et la qualité des relations sociales.

Une conclusion importante soulignée dans ce rapport est la suivante : le bien-être peut être amélioré par l’expérience et la formation, induisant une transformation plastique du cerveau.

Des études ont montré que des programmes de formation pour développer nos compétences au bien-être et au bonheur, même aussi courts que 2 semaines, peuvent conduire à des changements mesurables dans le cerveau.

Conclusion


J’en conclus que si le bonheur dépend bien de conditions objectives de vie nécessitant que la société prenne ses responsabilité pour les améliorer dès lors qu’elles n’ont pas atteint un niveau suffisant, nous avons bel bien, nous individus, les capacités d’améliorer notre bonheur en cultivant des attitudes et des comportements qui nous permettent d’être plus en prise aux émotions positives, plus résilients face aux difficultés (mais aussi moins sensibles aux petites contrariétés), plus dans la compassion et l’altruisme, plus concentrés sur notre activité du moment, et dans une attitude plus sereine face à l’inactivité.

Il s’agit alors de trouver la bonne articulation entre sa propre responsabilité (décider de cultiver le bonheur, de se lancer et de persévérer) et les responsabilités collectives facilitant l’information, l’accès et le soutien aux citoyen.ne.s, quel que soit leur âge, à des dispositifs d’apprentissage et d’entraînement au bonheur, en se référant, entre autres, aux 4 constituants évoqués dans ce rapport.


A venir, un prochain article dédié au chapitre 6 du rapport sur la transformation de la santé mentale des enfants et adolescents, abordant également une logique d’articulation des responsabilités collectives.

mercredi 15 avril 2015

Rémunération et bonheur : une histoire de réduction de grand écart

Dan Price, dirigeant de la société Gravity Payment, employant 120 personnes, a annoncé lundi dernier une nouvelle spectaculaire à ses salariés : il réduit à 0 le grand écart entre son propre salaire et le salaire minimum, qu'il porte à 70 000$ sur une année. Son salaire annuel actuel : 1 million de $.



Plus d'explications dans l'article Bonheur et niveau de rémunération : un dirigeant américain passe à l’action sur laqvt.fr

Un des enseignements de la psychologie positive confirme le proverbe "L'argent ne fait pas le bonheur".
Mais il y a un MAIS : l'argent contribue au bonheur jusqu'à un niveau de revenu qui permette de faire face correctement aux coûts de la vie.
Reste à savoir comment sont constitués ces coûts. Cela varie en fonction du pays, du lieu de résidence et des habitudes de consommation et de vie de chaque famille.

La sobriété heureuse porté par Pierre Rahbi tend à réduire ces coûts tout en assurant à la fois notre bonheur et les ressources de notre planète.

Quand on y réfléchit bien, en actionnant nos capacités à l'appréciation et à la gratitude, il s'agit bien d'un enjeu gagnant-gagnant.

On arrive donc à la promotion de deux mouvements :

  • la réduction de le consommation fébrile et dévastatrice pour l'environnement
  • l'augmentation des revenus des populations au niveau de vie le plus faible, niveau de vie actuel impactant négativement leur bien-être physique et psychique.


jeudi 9 avril 2015

Encore !

J'ai eu le plaisir de vous présenter l'année dernière un nouveau mode d'expression de ma conception que j'ai intitulé "Schémas & Pensées".

Je vous l'avais fait découvrir pour une première idée : les vertus d'un Bravo - signe de reconnaissance - qui peut être à l'origine de signes de reconnaissance en cascade.

Voici une  deuxième idée développée. Il s'agit de considérer le fameux verre à moitié vide, mais  d'une manière un peu particulière.
En effet, il n'est pas question de savoir s'il est à moitié vide ou à moitié plein. Une autre question se pose, et je vous propose de la découvrir dans le diaporama suivant.

Il s'agit d'un diaporama animé : le schéma se découvre au fil de vos clics sur l'espace d'affichage du schéma et se termine par l'énoncé de la pensée associé.

Bonne lecture et n'hésitez pas à exprimer vos réactions.

Licence Creative Commons
Schéma et Pensée : "Encore un verre" de Olivier Hoeffel est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à https://onedrive.live.com/view.aspx?cid=50DE3EADEA2AE04E&resid=50DE3EADEA2AE04E%21559&app=PowerPoint.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.lesverbesdubonheur.fr/.

vendredi 3 avril 2015

Où il est question de Velcro et de Teflon

Rick Hanson auteur du livre Le cerveau de Bouddha utilise la double métaphore suivante :

le cerveau agit avec les expériences négatives comme une bande Velcro et avec les expériences positives comme du Teflon®.


Pour plus de bonheur, l'intérêt serait d'inverser ces deux tendances :

Pour les expériences positives, nous pouvons œuvrer pour que l'esprit s'accroche à elles pour ressentir plus d'émotions positives. Une prise de conscience plus grande d'un moment positive permet non seulement de mieux l'apprécier mais aussi de ressentir de la gratitude qui pourra donner lieu à l'expression de la reconnaissance dès lors qu'on peut l'attribuer à une ou plusieurs personnes.
S'accrocher plus aux expériences positives permettra aussi de les accrocher dans notre mémoire.

Pour les expériences négatives, s'il ne s'agit pas de nier leur existence et de refouler les émotions, il s'agit en revanche d'œuvrer pour que nos pensées ne soient pas occupées pendant des heures ou des jours. La méditation en pleine conscience est une technique qui permet d'avancer dans cette direction.