mercredi 11 décembre 2013

Le bonheur, c'est ... (D2)


Nouvelle définition du bonheur, basée sur la définition D1 :



Je rappelle que cette "définition" du bonheur m'a été inspirée de la lecture d'un écrit de Joshi Wasundhara, médecin à Mumbay (Inde)

Mise en illustration sur la base d'une photo personnelle.

mercredi 27 novembre 2013

Le bonheur, c'est ... (D1)


Cette "définition" du bonheur m'a été inspirée de la lecture d'un écrit de Joshi Wasundhara, médecin à Mumbay (Inde)

Mise en illustration sur la base d'une photo personnelle.

dimanche 10 novembre 2013

Pratiquer (14) ... le bonheur

Le bonheur ça se pratique, ça n'attend pas et en particulier ça n'attend pas qu'un contexte favorable se mette en place dépendant des autres.

En effet, un des enseignements de la psychologie positive est que le bonheur ne dépend du contexte  qu'à 10%.
Les autres contributeurs au bonheur sont : la génétique pour 50% et les activités intentionnelles pour 40%.

Donc qui dit activités intentionnelles, dit pratique d'activités qui cultivent le bonheur et qui permettent de l'apprécier.

Quand il m'arrive de dire que mon activité de hobby, c'est le bonheur, immanquablement j'ai en retour des réactions interloquées; réactions corporelles ou/et verbales.

Au delà d'un sentiment général et de moments que j'essaye de saisir le plus souvent possible, le bonheur c'est en effet pour moi une capacité que je développe, que je cultive à travers des activités diverses qui me permettent de muscler mes aptitudes à :


  • apprécier le moment présent, même s'il n'est pas forcément des plus exceptionnels, voire même s'il n'est pas agréable
  • m'ouvrir aux autres, m'intéresser à eux, échanger des savoirs sur des domaines variés, comprendre ce qui fait le quotidien des personnes aux environs, ...
  • prendre conscience des bienfaits que l'on me donne et ensuite d'être le plus souvent possible en capacité  de donner ma reconnaissance à celles et ceux qui me les donnent
  • faire face aux contrariétés petites ou grandes, à ne pas laisser mon ego m'entraîner dans de la rumination et de la sur-interprétation
  • être engagé dans différentes activités qui m'épanouissent et dans lesquelles je m'investis complètement sans faire d'autres choses en même temps et sans anticiper les activités suivantes. Ceci en prenant garde d'investir de manière équilibrée dans les différentes sphères de ma vie
  • aborder les événements de manière optimiste mais en restant réaliste dans les objectifs que j'essaye d'atteindre
  • m'attacher à continuer à me développer intérieurement
  • à picorer tous les petits plaisirs qui se présentent à moi, en faisant une place plus grande à ceux qui allient le sens.



mercredi 30 octobre 2013

Réinterpréter (13)

Après les bienfaits de la réinterprétation positive que j'ai évoqués dans mon précédent article Réinterpréter (12), les hasards de la vie m'ont fait observer il y a peu les méfaits de la réinterprétation négative.

Le réinterprétation négative, c'est typiquement la dérive qui se met en oeuvre dans certaines séparations de couples : tout ce que l'on voyait beau, agréable, comme une qualité... et qui était mis au crédit de l'être aimé par un processus de réinterprétation négative devient moche, désagréable, transformé en défaut et mis au discrédit de l'être maintenant détesté.

Comme s'il était nécessaire de refaire l'histoire ... pour  terminer l'histoire.

Pensée illustrée personnelle qui date d'une période
où les divorces à l'amiable n'étaient pas facilités


Peut-être cela facilite-t-il pour certain-e-s  la décision de la rupture, pour charger la barque de telle façon qu'il devienne incontestable et plus qu'évident à soi-même et à son entourage que là c'en est trop.

Y'a-t-il un revers à la médaille ? De mon point de vue, oui, et il n'est pas mince :

  • en toute logique, si l'être détesté a vraiment tous les défauts qu'on lui prête, ce n'est pas très bon pour l'ego de lui avoir accordé l'amour, la confiance, ... D'ailleurs, dans ce type de contexte, on entend quelques fois des phrases du genre "qu'est-ce que j'ai été con-ne de ..."
  • pour celles et ceux qui sont adeptes de la généralisation, le sexe opposé risque de devenir urticant pour quelques temps
  • quand il y a des enfants au milieu, le risque est fort de les prendre à témoin et de démolir l'image de l'autre parent
  • c'est créer de l'injustice vis-à-vis de l'autre puisqu'on lui renvoie une image caricaturalement négative et une revisite du passé qu'il ne risque pas de reconnaître
Alors, quelle autre "stratégie" peut-on adopter lorsqu'on sent qu'une relation, qu'elle soit amoureuse, amicale, professionnelle, ... ne peut que se terminer ?

Etre en pleine conscience de ses pensées et de ses émotions et essayer de faire la part des choses. Comme dit le proverbe, on n'a pas besoin de "jeter le bébé avec l'eau du bain".
Souvent, nul n'est besoin d'en rajouter. Si l'on veut qu'une rupture se déroule de manière apaisée, il faut que chacun soit respecté, et se reconnaisse un minimum dans l'image que véhicule l'autre. 

Etre juste, conserver l'image réelle du passé - et en particulier des bons moments - est une chance que l'on se donne à soi-même et à l'autre de se séparer au mieux.

C'est aussi une chance que l'on se donne de lever des malentendus et éviter une rupture pour consolider la relation. A l'inverse, la réinterprétation négative, c'est interdire cette voie possible.

C'est enfin une chance de ne pas ressasser, de rester enfermer dans des émotions négatives de colère, de  rancoeurs, voire de vengeance bien inutiles puisque toutes ces émotions sont fondées sur une part plus ou moins importante de constructions de la pensée et non de la réalité.

La rétinterprétation négative salit, l'autre et finalement soi-même et ne constitue pas une voie rapide pour reconstruire du bonheur.
Le bonheur se construisant beaucoup par la gratitude, pourquoi ne pas aborder la rupture aussi avec la gratitude pour tous les bons moments passés et en anticipant la gratitude pour une réaction apaisée de l'autre ?

jeudi 3 octobre 2013

Réinterpréter (12)

Ah l'interprétation !
L'être humain est très fort en interprétations. Il est beaucoup moins fort pour ce qui est factuel.
De ce point de vue ... appelez-nous la fée des faits !

L'interprétation est bien souvent négative et suscite des émotions selon un processus décrit dans les techniques comportementales et cognitives et dans un certain nombre d'ouvrages sur le stress, que je vous illustre par une situation de travail qui peut impacter ensuite la vie personnelle, et en particulier le temps passé en dehors du travail :




Quand on prend conscience qu'on est en train de tourner en rond, de ruminer, de stresser, de s'angoisser, il est toujours temps d'essayer de casser le cercle vicieux des pensées négatives.
Il est temps de réinterpréter l'événement et trouver des interprétations plus positives, ce qu'on pourrait appeler le bon côté des choses, ou tout simplement s'éloigner de l'interprétation et revenir à quelque chose de plus factuel.
Voici un exemple :



Le résultat : des émotions positives, des comportements plus efficaces et la fin du cercle vicieux.

Le cercle vicieux de la rumination est néfaste au bonheur et précipite puis enferme l'être humain dans la dépression.

Alors, passons de l'automatisme des pensées négatives à l'automatisme de la rétinterprétation positive !

Passons de Ressasser à Réinterpréter !

mardi 3 septembre 2013

Ressasser (11)

Une fois n'est pas coutume, voici un verbe à l'orientation négative ... et avec une spécificité : c'est un palindrome (qui se lit dans les deux sens) : RESSASSER.



C'est une publication de Brigitte Barateau sur son compte Facebook qui m'a donné l'idée d'illustrer ce verbe et de l'évoquer ici.

L'illustrer pour mettre en image l'idée de tourner en rond.

Ressasser est une action anti-bonheur. Elle favorise l'anxiété et la dépression.

Elle est aussi néfaste pour les relations interpersonnelles : ressasser fait prendre souvent une ampleur exagérée à des événements et des interactions avec les autres.

Je vous présenterai très prochainement sur ce site une méthode qui permet de faire face aux situations qui peuvent provoquer des ruminations et d'essayer de sortir d'une rumination en cours.

Sortir des ruminations, c'est se donner plus de temps pour être attentif aux petits bonheurs de la vie, les apprécier et les cultiver.



vendredi 21 juin 2013

Ralentir (10)

En ce 21 juin 2013, journée internationale de la lenteur, je nous propose de profiter plus lentement de cette journée où le soleil sera à l'apogée - derrière les nuages peut-être - , et puis en musique, la fête de la Musique nous y invitant.



Ralentir, c'est l'invitation, voire l'injonction que nous pouvons recevoir quand nous conduisons sur la route.
Pour quoi faire ? Pour se préserver et pour préserver les autres. Aussi pour préserver notre monture.

D'ailleurs quand notre monture avait quatre pattes et non quatre roues, il fallait bien la ménager, ralentir et même, s'arrêter.

Plus on nous donne du temps, plus on accélère. C'est bien le paradoxe. Nous passons largement moins de temps au travail que nos grands aînés, et pourtant notre frustration de manque de temps est probablement plus manifeste.

Voici quelques bienfaits que nous apporte le ralentissement :

  • plus de temps pour apprécier, et l'appréciation est un fort contributeur au bonheur
  • conséquence du premier point : plus d'opportunités pour gratifier, donner de la reconnaissance
  • plus d'opportunités pour créer du lien et cultiver les relations
  • c'est meilleur pour la santé physique et psychique
Comment passer des bonnes intentions à l'action de ralentir. Voici quelques idées à essayer, combiner :
  • être dans le présent de l'action du moment, sans anticiper les suivantes ni ruminer à propos des précédentes
  • oublier volontairement la montre sur la table de chevet - je le fais presque systématiquement -
  • accepter de ne pas faire tout ce qu'on voulait faire, y compris ce qu'on aurait bien aimé faire.
  • être à l'écoute de ses sensations
  • capitaliser dans un journal les bienfaits du ralentissement
  • se stimuler à plusieurs pour ralentir et échanger sur les trucs qui marchent et les bienfaits
  • ne pas enchaîner les actions les unes après les autres en se ménageant des pauses, même petites
  • choisir une ou deux activités qui nécessitent et donnent leur efficicacité dans la lenteur
  • couper son téléphone ou au moins supprimer les alertes
Je m'en vais maintenant ralentir mon rythme de la matinée et faire le tour lentement de mon potager.