jeudi 27 décembre 2018

6 capacités qui méritent d'être cultivées pour développer le bonheur

Cet article contient une (des) ressource(s) mise(s) en commun par Olivier Hoeffel
En m'inspirant de la psychologie positive, j'ai publié à plusieurs reprises une liste de capacités qui méritent d'être cultivées pour développer le bonheur.
Contrairement à d'autres travaux de modélisation où j'ai ajouté au fur et à mesure des items, j'ai eu ici une dynamique inverse : réduire la liste. J'avais commencé par une liste à 9 items, puis à 8.

Voici donc la dernière version en 6 items avec la particularité de deux items qui regroupent les mêmes types d'enjeu : l'item 2 concerne les enjeux vis-à-vis d'autrui et de la planète. L'item 6 reprend les mêmes types d'enjeux pour soi-même; ce qui rejoint une idée que l'on retrouve dans la Théorie U mais aussi dans les mouvements qui visent à construire des bons équilibres sociaux et écologique : un triple niveau de connexion entre soi et ses propres aspirations, entre soi et autrui, et entre soi et la nature.

A l'instar des autres modélisations que je réalise, il ne s'agit de dire que ce sont LES 6 dimensions du bonheur. Ce sont 6 grandes capacités qui me semblent importantes d'après différents enseignements, notamment ceux de la psychologie positive et que j'ai croisées avec mon propre vécu.

Voici donc cette modélisation en 6 dimensions :

6 dimensions à cultiver pour développer le bonheur - lesverbesdubonheur.fr


Je balaye rapidement chacune de ces capacités.

1/ L'attention au moment présent et l'appréciation de ce que l'on vit et des bienfaits qui nous sont donnés. Comme j'ai pu le mettre en exergue dans les deux schémas sur le processus de gratitude, cette capacité est centrale car elle constitue une des conditions nécessaires à la gratitude (capacité N°3). C'est la raison pour laquelle elle porte le n°1. En revanche, il ne faut pas voir un ordre particulier dans la numérotation des autres capacités.

2/ La capacité à se relier aux autres et à la planète à travers plusieurs types d'enjeux que l'on retrouve à l'identique pour la capacité N°6 :

  • Etre bienveillant envers autrui et la planète, en décomposant le mot "bienveillant" en "bien" et "veillant", ce qui donne le sens  "veiller au bien" que je donne à cette notion souvent galvaudée.
  • Porter délibérément attention à autrui et à la planète, malgré les urgences, les priorités, les pressions à voir à court terme, ...
  • Donner à autrui, donner de son temps à la préservation de la planète. La psychologie positive a mis en évidence que donner crée beaucoup plus de bien-être psychologique que de recevoir.
  • Apprendre sur les autres et sur la planète. Pour être relié de manière forte, on ne peut faire l'économie d'apprendre, de s'imprégner.
  • Prendre soin d'autrui et de la planète. Il ne suffit pas de porter attention car le risque est de rester au niveau des intentions. Prendre soin nous met dans l'action.
  • Faire plaisir ... tout en prenant soin pour éviter une approche qui serait uniquement sur le plaisir. Je vous renvoie à l'idée de Tal Ben Shahar qui définit le bonheur comme étant du plaisir chargé de sens. Une focalisation sur le plaisir constitue une approche hédoniste qui est souvent contre-productive en matière de bonheur.
  • Faire confiance en autrui et avoir confiance en l'avenir. En terme d'éducation et dans le monde du travail, il a été démontré qu'une confiance bien gérée est source de motivation et entretient un cercle vertueux gagnant-gagnant.
3/ Gratitude et reconnaissance font du bien à la fois pour l'émetteur et pour le bénéficiaire. Les personnes de ma génération ont "appris" la gratitude essentiellement sous l'angle de la morale, du savoir-vivre voire de la spiritualité. La psychologie positive a mis en évidence une motivation beaucoup plus intrinsèque pour investir la gratitude : c'est une émotion positive. Concernant la reconnaissance, qui est plus large que la gratitude, je vous renvoie à ma modélisation 13 gestes de reconnaissance au quotidien (la gratitude constituant un des gestes de reconnaissance).

4/ L'engagement dans des activités qui ont du sens. Pouvoir pour certaines d'entre elles se sentir utile à la société ou plus humblement à autrui. Un engagement de manière équilibrée pour assurer une bonne harmonie entre les sphères de vie de façon à ne pas se perdre et/ou s'oublier dans l'activité. Cela renvoie en partie à la notion de Flux (Flow en anglais) modélisée par Mihály Csíkszentmihályi (un des fondateurs de la psychologie positive). Cela inclut aussi l'idée de pouvoir utiliser et cultiver ses talents dans sa vie.

5/ L'optimisme. J'ai ajouté "versant réaliste" car l'optimiste qui refuse de prendre en compte la réalité peut créer du tension avec son entourage, en particulier s'il entraîne avec lui son entourage en leur faisant prendre des risques inconsidérés. Cela recouvre l'idée de penser positif, mais pas dans le sens de la pensée positive (méthode Coué). L'optimisme réaliste sait considérer les éléments négatifs tout en ne se laissant pas submergé ou entraîné dans de la rumination.

6/ Se relier à soi. Les différents enjeux évoqués pour autrui et pour la planète sont aussi valables pour la connexion entre soi et ses propres aspirations. A noter pour cette dimension, l'attention portée à la santé résumée par le sigle SABA :
  • Sommeil et bonne gestion des rythmes de vie,
  • Alimentation équilibrée,
  • Bouger. On évoque souvent le sport, mais en réalité toute activité physique suffisante convient très bien
  • Apaiser le corps et l'esprit. Le corps, par exemple par la relaxation. L'esprit, par exemple par la méditation ou toute autre activité de divertissement qui est effectivement génératrice de bien-être mental.





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