jeudi 31 décembre 2015

Mes voeux de bonheur pour 2016



Il m'est arrivé très souvent d'utiliser les mots "bonheur" ou "heureuse" ou "heureux" dans des vœux de nouvelle année. Souhaiter le bonheur sans autre précision laisse au destinataire choisir le sens qu'il veut y mettre derrière et ce qui pourrait contribuer à ce bonheur dans l'année qui s'ouvre.
Cette année, je vous propose ici mes vœux en vous invitant à deux attitudes qui me semblent favoriser le bien-être psychologique et le niveau de satisfaction par rapport à la vie :
- l'appréciation(1) : elle nécessite indéniablement de prendre le temps et de relativiser
- la bienveillance : il s'agit de l'entendre d'abord dans le mode de pensée; et c'est du mode de pensée qu'en découle notre façon de nous exprimer et de nous comporter.

L'appréciation et la bienveillance sont des attitudes qui favorables à des modes de pensées et à des comportements qui font du bien à soi et aux autres. Avec un effet contagieux que j'ai pu constater par moi-même dans mes différentes sphères de vie (familiale, professionnelle, associative, ...).
D'autant plus que j'ai pu apprécier des contextes où ces deux attitudes sont présentes par comparaison à d'autres où elles étaient nettement moins présentes.

Je voudrais insister sur le confort et le bien-être significatifs qu'induit la bienveillance quand elle est partagée. La bienveillance apporte un réel plaisir. C'est la raison pour laquelle j'ai utilisé dans la carte de vœux "dans la bienveillance" et non pas "avec bienveillance". Il s'agit en effet de faire la différence entre une attitude personnelle de bienveillance et une attitude partagée au sein d'un groupe constituant une valeur commune déclinée concrètement.

Il ne s'agit pas évidemment de réduire le bonheur à ces deux attitudes favorisantes, mais elles me semblent déterminantes et je veux les partager avec vous à l'aube de cette année 2016.
Ces deux attitudes font la différence dans la façon de "recevoir" les événements auxquels nous serons confrontés en 2016 et aussi d'en orienter un certain nombre, en particulier ceux qui naissent des interactions avec autrui.

(1) Le verbe "apprécier" a donné lieu à plusieurs articles sur les verbesdubonheur.fr dont des liens sont donnés dans la liste des verbes

mercredi 23 décembre 2015

Un grand merci aux invisibles de nos fêtes de fin d'année

En cette veille de réveillon, je veux activer mes capacités à l'appréciation et à la gratitude.
Demain, je pourrai remercier les personnes qui seront autour de moi pour les cadeaux que j'aurai reçus et pour leurs contributions au repas de Noël.



Mais aujourd'hui, j'ai envie de consacrer mes pensées et le présent article aux invisibles qui ont contribué et qui contribueront à la réussite de Noël.

Déjà vis-à-vis de celles et ceux qui ont participé à ce que je trouverai demain sur la table, sur et sous le sapin : des producteurs, des artisans, des femmes et des hommes dans des usines, des bureaux, des commerçant.e.s, des personnes qui ont convoyé des constituants et des objets finis, ...
Un certain nombre d'entre elles et d'entre eux ont probablement passé à la vitesse surmultipliée à l'occasion de cette fin d'année pour me satisfaire, moi consommateur.

Demain, certaines et certains travailleront jusque tard avant de pouvoir retourner dans leur foyer pour fêter Noël. D'autres seront carrément au travail pendant que je réveillonnerai : pour assurer notre santé et notre sécurité, pour nous transporter, pour nous assurer l'électricité, pour ravir nos papilles, pour nous émerveiller par leur talent artistique, et pour d'autres choses sûrement essentielles mais qui ne me viennent pas à l'esprit.

J'apprécie tous ces gestes qui font que je pourrai profiter d'un bon Noël

A vous toutes et à vous tous, je vous exprime ma gratitude et vous souhaite un joyeux Noël, que vous le fêtiez classiquement ou en décalé.

dimanche 20 décembre 2015

Apprécier : Souvenirs, souvenirs de l'année 2015 (17)

A l'occasion de cette fin d'année 2015, je vous propose d'activer deux ressources que nous avons en nous qui contribuent à notre bonheur : l'appréciation et la gratitude.

Si cette année 2015 s'est ouverte et s'est refermée sur des événements terroristes et tragiques, elle nous a probablement aussi procuré des émotions positives (certaines même en réaction aux gestes de fraternité suscités au lendemain des dits événements).

Une des pratiques les plus efficaces pour améliorer notre niveau de bonheur consiste à cultiver l'appréciation et la gratitude régulièrement. C'est un des principaux enseignements de la psychologie positive. Cette pratique est l'écriture d'un journal des gratitudes.

Je vous propose pour cette fin d'année que vous élaboriez votre recueil des bons souvenirs de 2015. Par un écrit, un album photo papier, un diaporama, un montage vidéo, ...
Une fois construit ce recueil, vous pouvez exprimer votre gratitude à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ces bons souvenirs. Recueil que vous pouvez ensuite partager en cercle restreint ou avec le plus grand nombre en fonction de son contenu.

Pour ma part, voici celui que je partage avec le plus grand nombre.



J'en profite pour remercier toutes les visiteuses et visiteurs de ce blog, du compte Facebook associé, pour l'intérêt porté à mes écrits et productions. Je remercie toutes les formes de signes de reconnaissance qui m'ont été donnés dans la panoplie des 10 gestes de la reconnaissance au quotidien.

Mon diaporama comporte un message d'invitation à la fin "Et si vous fabriquiez vos bons souvenirs  de fin d'année ?".
Au-delà de ma proposition d'élaboration d'un recueil, on peut y voir aussi adopter une attitude résolument appréciative des fêtes de fin d'année et de co construction de moments de fraternité et de partage.

Bonnes fêtes de fin d'année 2015 !



mercredi 2 décembre 2015

Co construction de WikiBAT, un wiki sur la bonheur au travail

La Fabrique Spinoza, think-tank dont la mission est de redonner au bonheur sa place au coeur de notre société a lancé une initiative pour la co construction d'un Wiki sur le bonheur au travail.
C'est la communauté Les Passeurs du bonheur au travail (communauté au sein de La Fabrique Spinoza) qui coordonne ce projet.



Une première soirée a eu lieu mardi 1er décembre 2015 à l'INSEEC Bachelor pour celles et ceux qui pouvaient être présents physiquement. Il était possible aussi de participer à distance en utilisant des outils collaboratifs. J'ai apporté ma contribution à distance.

Il s'agissait de construire des fiches de bonnes pratiques pour favoriser le bonheur au travail. La co construction continue jusqu'au 14 janvier 2015.
Je vous invite à participer à cette initiative. Pour cela, inscrivez-vous au groupe Facebook dédié. Vous y trouverez toutes les instructions pour participer à la construction de fiches et/ou à leur relecture.

Les fiches seront hébergées sur le site http://bonheurautravail.org/

jeudi 19 novembre 2015

10 gestes de la reconnaissance au quotidien

NB : cette première édition des 10 gestes de la reconnaissance au quotidien est obsolète et est remplacée par la 2ème édition.

Le 18 octobre dernier, je vous proposais un schéma et un diaporama sur la reconnaissance au quotidien. 6 gestes étaient mis en avant. Je remercie toutes celles et tous qui ont porté intérêt à mon article.

Au risque de produire un schéma plus compliqué et de dépasser le fameux seuil de 7 qu'il est préférable de ne pas dépasser pour la mémorisation, j'ai voulu ajouter 4 gestes qui m'ont semblé tout aussi importants en terme de reconnaissance.

Voici donc 10 gestes de la reconnaissance au quotidien, sous la forme d'un schéma et d'un diaporama.






Un merci en particulier à Patrick Rosez et sa critique constructive qui m'a amené à ajouter le geste n°9 qui met justement la critique constructive en geste de reconnaissance.

Accès au pense-pas-bête sur la reconnaissance en 10 gestes du quotidien (pdf)

dimanche 15 novembre 2015

jeudi 12 novembre 2015

La gentillesse ... mille fois YES !

Depuis 2009, Psychologies magazine organise la journée de la gentillesse le 13 novembre de chaque année.

Nouvel opus donc demain vendredi 13 novembre 2015.

En 2011, Psychologie magazine lançait dans le cadre de cette journée un appel à plus de bienveillance au travail. 337 organisations ont signé cet appel depuis son lancement. laqvt.fr et Novéquilibres, deux collectifs auxquels je suis associé ont signé cet appel à son lancement et nous avons à la fois le plaisir et l'action délibérée de concrétiser cette signature dans notre pratique entre nous et avec nos interlocutrices et interlocuteurs.

J'insiste sur le mot "plaisir" car s'il y a bien une chose que je retiens de la pratique de la bienveillance, c'est que cela fluidifie énormément les relations interpersonnelles, rend la vision des autres et de la vie plus positive et favorise les émotions positives.



Je vois la gentillesse à la fois comme une attitude et comme l'addition de petits actes du quotidien dont une partie vont dans le sens du savoir vivre.

Concernant la confiance et de la reconnaissance, j'ai l'habitude de dire que ce sont des sujets qui vont au-delà du monde du travail et qu'il s'agit en réalité de les interroger au niveau sociétal.
Pour la gentillesse, je tiens des propos différents car certaines personnes considèrent que ce sujet n'a pas sa place au travail. En effet, on n'aurait pas le temps, le travail serait un lieu où on se ne ferait pas de cadeau ou tout simplement il y a assimilation du mot "gentil" à "trop gentil". Je note en passant que certaines personnes font le même type de confusion en assimilant la confiance et la confiance aveugle.

L'affirmation de soi et la confiance en soi devrait-elle interdire la gentillesse sous prétexte que certains pourraient en abuser ? En réalité, l'assertivité est un juste équilibre où la gentillesse a toute sa place. On peut être gentil tout en ne se laissant pas marcher sur les pieds.

La gentillesse a bien toute sa place au travail comme dans toutes les autres sphères de vie. Pour reprendre une idée développée par Matthew Crawford dans "L'éloge du carburateur" : nous nous sentons bien dans nos sphères de vie quand nous pouvons avoir une "vie intégrée"; une vie où on est authentique dans chacune des sphères. A contrario, les sphères sont "codépendantes" avec une sphère professionnelle où on enfilerait un uniforme  dans tous les sens du terme, y compris au niveau émotionnel, en terme d'attitude et de comportements, provoquant ainsi des distorsions préjudiciables à la santé psychologique et sociale (et souvent par voie de conséquence à la santé physique).


Quand on crée de la compétition entre les personnes, entre les services, quand on cultive des pratiques de recherche de coupables à la moindre erreur, quand on favorise la délation dans une organisation, nul doute que la gentillesse ne peut trouver  sa place, sauf pour certaines personnes qui irréductiblement ont la capacité de ne pas se laisser contaminer.



En revanche, quand bienveillance, coopération, émotions positives, appréciation, symétrie des attentions et  gratitude sont accueillies sont accueillies et favorisés dans l'organisation, la gentillesse peut fleurir et se répandre largement avec des bénéfices collatéraux sur les parties prenantes externes et sur la société toute entière car la gentillesse au travail appelle à la gentillesse dans les autres sphères de vie.


dimanche 18 octobre 2015

6 gestes de la reconnaissance au quotidien

A combien d’enfants a-t-on seriné depuis des générations : "Dis bonjour !" et "Dis merci !" ?

Si on doit prendre la reconnaissance par ce bout là, ça ne va pas être engageant.

Alors, sur le sujet de la reconnaissance, il s'agit de trouver d'autres modalités et motivations pour adopter des gestes de  reconnaissance au quotidien ...
… au travail, en famille, avec les amis, avec les connaissances, dans la rue.

Je vous propose de considérer la reconnaissance avec 6 gestes du quotidien et dont certains ne nous renvoient pas forcément à notre conception de la reconnaissance.



Regard et sourire
Quand on voit une personne de loin qui s'approche et qu'elle nous fait un grand sourire, en voilà un beau signe de reconnaissance ! Soit elle nous a déjà vu, et on peut facilement l'interpréter comme "Je t'ai reconnu" et "je suis content de te voir".
Soit, c'est une personne qui nous est inconnue - et on a tendance à penser qu'on lui est aussi inconnu, sauf si on est une personnalité publique - et on peut l'interpréter comme "Elle me trouve sympathique".
La sourire est un atout formidable pour le bonheur. Dans notre cerveau, nous avons des neurones un peu particuliers, les neurones miroirs qui instinctivement nous conduisent à reproduire les gestes que l'on voit en face de nous. Donc si une personne nous sourit, nous allons avoir une tendance à lui répondre par un sourire, un peu comme un bâillement appelle à un bâillement.
Alors, maintenant, il y a sourire et sourire. Certains sont forcés et ça peut se voir.
Un sourire authentique se repère par la contraction du muscle orbiculaire de l’œil. Ca a été observé par le neurologiste Duchenne de Boulogne, d'où l'appellation de ce sourire "le sourire de Duchenne".
Pour ma part, je trouve qu'un sourire authentique est aussi observable par l'intensité du regard. 
Régulièrement, j'aborde un sourire engageant dans les files d'attente aux caisses de supermarché et je m'aperçoit très souvent que ça a un effet contagieux.
Maintenant, n'oublions pas un préalable : le sourire nécessite d'abord de se regarder. Une évidence pas tellement évidente quand on se trouve dans une rame de métro ou dans un ascenseur.

Bonjour !
"Bonjour !" est un  signe de reconnaissance en soi, et vraiment au sens premier. Certains commerçants utilisent malignement le bonjour en y accolant notre nom ou prénom pour clairement nous indiquer qu'ils nous ont reconnu.
Dans certaines circonstances, le fait que quelqu'un que l'on connait peu nous appelle par notre nom a un effet positif sur nous : "tiens, il m'a reconnu; je ne pensais pas qu'il se souviendrait de moi". Alors si en plus il nous demande des nouvelles de notre enfant qui était malade la seule fois où on l'a vu, on peut se dire "Au moins celui-là, il écoute vraiment ce qu'on lui dit !"
Le "bonjour" est un signe de reconnaissance à la fois si simple et si compliqué. Si simple car il tient en deux syllabes, car il fait partie des habitudes qu'on nous a inculquées.
Si compliqué, car dans un monde où tout un chacun va plus vite (y compris les retraités) et n'a pas le temps de s'arrêter, un "bonjour" fait prendre le risque d'être en dehors des clous du programme de la journée. ce qui fait que de plus en plus, on fait des impasses. Et puis essayez de dire bonjour quand vous êtes scotché sur votre smartphone en train de marcher dans la rue : on ne peut plus se donner l'opportunité de reconnaître les personnes que l'on croise.
Pour certaines personnes, "bonjour" est un acte difficile parce qu'elles sont timides. Ce qui peut nous faire interpréter de la timidité pour de l'impolitesse, voire un signe volontaire de refuser une interaction.

J'aime !
Le fait qu'on nous dise qu'on aime ce qu'on est, ce qu'on fait, ... est un signe de reconnaissance qui nous fait un bien fou. Comme pour le sourire, il s'agit tout de même que ce soit sincère. S'il y a supercherie dans l'air (pour obtenir quelque chose) ou si le "j'aime" est dénaturé tellement il est utilisé, un peu comme une ponctuation dans les phrases, évidemment sa portée sera différente, voire contre-productive.
A noter que comme pour le "merci" et le "bravo", le "j'aime" peut être conditionnel ou inconditionnel.
Exemple de conditionnel : "j'aime ton dernier tableau"
Exemple d'inconditionnel : "de toutes façons, ça n'est pas compliqué, j'aime tout ce que tu fais".
On a besoin du "j'aime" inconditionnel, mais gare au piège : si je réalise quelque chose qui sort de mes habitudes, dont je suis particulièrement fier, que j'attends un retour sur ce que je viens de faire, et que la personne en face me dise la phrase précédente, je me sentirai probablement frustré.
Avec les réseaux sociaux, nous sommes appelés à exprimer des "j'aime". De ce point de vue, on peut considérer que les réseaux sociaux offrent de nombreuses opportunités de donner et recevoir de la reconnaissance avec la possibilité d'aimer des pages, des articles, des gens avec la prudence de bien considérer le quantitatif et le qualitatif et de ne pas surinterpréter le quantitatif (comme le nombre d'amis sur Facebook, par exemple).

Merci !
C'est un signe important que l'on peut attendre en réaction à nos actes. Un peu comme une balance qu'il s'agirait d'équilibrer. Effectivement  dans notre enfance nous avons été habitués à retourner un "merci" pour les choses qu'on nous donne, pour l'aide qu'on nous apporte. C'est aussi considéré comme une forme de politesse.
Comme pour "bonjour", "merci" est à la fois simple et compliqué.
Simple comme "bonjour" (d'où l'expression, si si je vous assure ça vient de là ! ;-)) avec aussi deux syllabes et le fait que cela peut être intégré dans nos habitudes.
Compliqué, car certaines personnes sont mal à l'aise avec le "merci". Et pas seulement celui qui dit merci. En effet, on a toutes et tous croisé à un moment de notre vie des personnes qui montrent une gêne voire même quelques fois de la mauvaise humeur à être remerciées et encore plus si on veut leur donner en retour.

Bravo !
S'il est vrai que "Bravo" a une proximité avec le "j'aime" dans certaines circonstances, il a tout de même la spécificité de reconnaître un effort, l'atteinte d'un résultat difficile. Il peut s'exprimer de manière bruyante (applaudissements) et donner lieu à un processus de contagion aboutissant à une expression d'un ensemble d'individus. Cela pouvant donner un impact émotionnel de forte intensité.
"Bravo", le superlatif de la reconnaissance ?

Propagation
Il me semble que s'il y a un signe de reconnaissance que l'on évoquera le moins facilement si on interroge quelqu'un sur la reconnaissance, c'est celui de la propagation. Ce sont tous les gestes dont on va bénéficier d'autrui qui va parler de nous, de nos actes, de nos réussites. Avec Internet et en particulier avec les réseaux sociaux, cette forme de reconnaissance prend une ampleur considérable : chaque fois qu'on va relayer un de nos contenus, y compris un contenu que nous-mêmes on a relayé, c'est un signe qu'on s'intéresse à ce qu'on fait et aussi à nos sujets d'intérêts.

Pour finir ... une cerise sur le gâteau
On mérite certainement plus de reconnaissance qu’on en reçoit et quelques fois on se met dans une posture d'attente de cette reconnaissance. Certaines personnes sont entraînées dans une fuite en avant infernale quand elles redoublent d'efforts pour obtenir une reconnaissance qui n'est jamais à la hauteur de ce qu'elles attendent avec une inexorable conséquence : un bain d'amertume.

MAIS la bonne nouvelle, ce qui est super plus efficace, motivant et bénéfique, c’est de faire ce qui est totalement à notre portée et presque sans limite …
DONNER DE LA RECONNAISSANCE
Parce qu’en donnant de la reconnaissance, on se fait un cadeau à soi-même  !
"Comment donc ?" me direz-vous !

Je m'explique : pour donner de la reconnaissance, il faut déjà être en capacité d'apprécier un geste d'autrui. Dès lors qu'on apprécie, on ressent une émotion positive (joie, amusement, émerveillement, ...). Premier cadeau.
Puisqu'on a attribué le geste à une personne ou à un groupe de personne, on va ressentir de la gratitude, autre émotion positive. Deuxième cadeau.

Donc donner de la reconnaissance, c’est bon pour soi, c’est bon pour le bénéficiaire !


Ajout du 19 novembre 2015 : j'ai produit une nouvelle version en ajoutant 4 gestes, portant le tout à 10 gestes de la reconnaissance au quotidien

lundi 14 septembre 2015

Human, volume 1

Après son initiative 6 milliers d'autres, le réalisateur et photographe Yann Arthus-Bertrand poursuit dans l'exploration de l'expression de la vie humaine.
Human est sa nouvelle initiative avec la diffusion de formats vidéo : un film au cinéma, une soirée à la télévision sur France 2 (le mardi 29 septembre à 20h55) et 3 vidéo sur la toile.
Sur internet donc, 3 volumes ont été mis en ligne le 10 septembre dernier.
Les vidéos mêlent plans fixes de personnes du monde entier témoignant sur leur vie et des séquences magnifiques dont Yann Arthus-Bertrand a le secret d'une nature époustouflante vue du ciel (mais aussi quelques fois saccagée) dans laquelle évoluent au ralenti des êtres humains.
Dans ce premier volume sont évoqués l'amour, les difficultés de l'amour, la violence conjugale, le travail, l'argent.
Un volume que j'intitule pour ma part : "L'amour ... une oasis" (en référence à une partie de cette vidéo); vidéo qui m'a provoqué des émotions très contrastées.



Sur le sujet particulier de l'argent, on fait souvent référence au proverbe "l'argent ne fait pas le bonheur". Des études dans le domaine de la psychologie positive vont aussi dans ce sens. Des témoignages de cette vidéo montrent aussi que le manque d'argent met à mal le bonheur. C'est aussi l'enseignement de la psychologie positive : l'argent ne fait pas le bonheur ... à partir d'un seuil minimum.

vendredi 11 septembre 2015

Qu'est-ce qui vous rend heureux ?

Qu'est-ce qui vous rend heureux ?

Voici la question qui a été posée autour du monde à quelques habitants de cette planète particulièrement vitaminés en bonheur et mis en image de façon artistique par l'agence SOS IN BELAIR dans le cadre du projet HAPPY PEOPLE ARE HAPPY dont le financement a été assuré de manière participative.

Ce projet est expliqué sur le site happypeoplearehappy.com dans laquelle vous retrouverez la présentation vidéo de ce projet à l'occasion d'un événement Tedx.

Ci-dessous, pour donner un avant-goût de  ce qui nous attend, voici un format court vidéo (7mn) où l'on fait connaissance de Mio, Archie, Dashka, Edmund et Richard.



samedi 29 août 2015

Le Réseau de Sphères

J'ai conçu le concept de Réseau de Sphères en 2008 à une époque où je n'avais pas encore démarré mon activité de consultant sur les sujets de la Qualité de Vie au Travail et du Bonheur au Travail.

J'ai travaillé au concept de Qualité de Vie dans la foulée du DU de gestion des risques psychosociaux que j'ai obtenu à l'Université de Bourgogne mi 2008. J'avais ressenti le besoin de m'intéresser à la bonne santé psychique au travail à travers une approche à la fois plus positive et dans un cadre plus général que celui du travail. En prenant conscience que la vie au travail est une dimension de la vie interagissant avec d'autres domaines de la vie.


J'ai décidé de présenter ce concept sous licence Creative Commons de telle manière à ce qu'il puisse être proposé avec la meilleure accessibilité à qui en trouverait la bonne utilité pour son propre usage et/ou dans une relation d'aide. Pour le deuxième cas, le principe de congruence auquel je tiens beaucoup me fait fortement conseiller à qui voudrait l'utiliser avec un tiers de commencer à le pratiquer pour elle.lui-même.



J'ai retravaillé sur la présentation de ce concept de Réseau de Sphères avec un tout nouveau design à la fois du réseau lui-même et du site qui lui est dédié : a3qualvie.net

Je vous invite à le visiter et à revenir vers moi par email le cas échéant pour plus d'informations sur ce concept et son utilisation.

mardi 18 août 2015

Une vie au travail pouvant contribuer au bonheur en 13 facettes


En croisant les composantes et facteurs du bien-être mental, du bonheur, de la bonne santé mentale, de la santé mentale au travail, de la santé mentale positive, je vous propose de mettre en exergue 13 facettes (1) d'une vie au travail qui contribuent potentiellement (2) au bonheur.

Le but de cette publication et  des 13 publications à suivre est de tordre le cou à l'idée que le bonheur au travail serait un oxymore.
Il s'agit aussi d'argumenter face aux partenaires sociaux qui ont tendance à considérer que ce n'est pas dans le rôle de l'employeur ni dans celui des représentants des salariés de viser le bonheur des individus au travail.

A travers chacune des 13 facettes que je développerai, je cherche à montrer que le développement de facteurs contribuant au bonheur a aussi un impact positif sur le collectif, sur les conditions de travail et sur la performance durable (le qualificatif durable étant essentiel). En fait, c'est gagnant-gagnant.

C'est aussi une façon de montrer qu'il n'y a pas d'opposition sur le fond entre une vision qui part de l'amélioration des conditions de travail ou celle qui part de la construction du bonheur.
S'il me semble bien légitime que les partenaires sociaux ne veuillent ni ne puissent s'inscrire dans une obligation de résultats ou de moyens en terme de niveau de bonheur des salariés, ce n'est pas pour autant qu'ils ne pourraient pas se saisir des facteurs du bonheur dans leurs actions.
Il ne s'agit pas non plus de mettre le salarié dans une position d'attente passive en terme de bonheur au travail. Le bonheur au travail, comme la Qualité de Vie au Travail (QVT) relève d'une articulation judicieuse entre la responsabilité individuelle et les responsabilités collectives.
Les responsabilités collectives ne relèvent pas que des partenaires sociaux : plusieurs niveaux sont à interroger : l'équipe, le service, l'entité, les parties prenantes externes (clients, usagers, fournisseurs, partenaires, riverains, ...), la branche professionnelle, les organisations sur le même territoire, le département, la région, l'Etat, ... l'ONU. L'ONU qui s'intéresse de près au bonheur depuis quelques années, au même titre que l'OCDE.

Le bonheur n'a donc rien de folklorique, ni de fumeux, ni d'utopique. N'ayons pas peur de l'idée du bonheur au travail et prenons conscience que des conditions particulières de la vie au travail contribuent au bonheur au travail et au bonheur plus généralement. Chaque individu ayant bien entendu sa propre vision du bonheur (ou de son bien-être ou de tout concept approchant), ses propres attentes, ses propres stratégies et sa propre évaluation contrastée de son bonheur. Cette évaluation est en effet contrastée puisque le bonheur dépend de quantité de facteurs. Chacun de nous a sa propre pondération et sa perception unique.

Voici sous forme de carte mentale les 13 facettes qui seront donc présentées plus précisément dans des publications à venir :



Ci-dessous également un diaporama présentant rapidement chacune des facettes :

Licence Creative Commons
"13 facettes de la vie au travail pouvant contribuer au bonheur" de Olivier Hoeffel est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à https://onedrive.live.com/redir?resid=50DE3EADEA2AE04E!712&authkey=!APKI6bXp8O7JqxE&ithint=file%2cpptx.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.lesverbesdubonheur.fr/.

Bien entendu, il n'est pas question de considérer qu'une personne ne saurait être heureuse que si elle se sent de répondre positivement à TOUTES ces assertions. Le bonheur, ce n'est définitivement pas du "tout ou rien". Par contre, ce qui me parait important c'est que la vie au travail peut contribuer de manière multiple au bonheur. En précisant que face à un même contexte de vie au travail, deux personnes peuvent évaluer et apprécier différemment ce contexte et ressentir leur bonheur influencé positivement et négativement, plus ou moins ou pas, à travers ces différentes facettes.
Par exemple, 2 personnes face au même poste de travail ne vont pas forcément éprouver le même intérêt pour le travail induit.
Autre exemple : une personne peut se plaindre d'un manque de reconnaissance pour le résultat de son travail et l'autre non; et ceci, alors qu'elles ont le même niveau d'efficacité et qu'elles reçoivent le même niveau de reconnaissance. La deuxième étant plus dans le plaisir et dans une motivation intrinsèque, elle est moins en attente de reconnaissance.

A l'instar de la QVT, réfléchir et évaluer sa vie au travail à travers des dimensions multiples permet de prendre conscience de ce en quoi le travail  apporte du bonheur, du bien-être, ... alors même que l'esprit peut être encombré par des difficultés dans le travail qui masquent les aspects positifs.

Si vous répondez OUI à une assertion, c'est que la facette concernée de votre vie au travail est un facteur protecteur/constructeur de votre bonheur, bien-être, ... indépendamment du fait que d'autres facettes peuvent l'impacter négativement.

Je consacrerai un article sur la façon dont chacune et chacun peut agir individuellement et collectivement après qu'elle.il se soit questionné relativement à chacune de ces assertions.
Là aussi, à l'instar de la QVT, la première façon d'agir sur son bonheur au travail me semble bien être l'auto questionnement. Les 13 assertions que je vous propose ici constituent un moyen d'entreprendre cet auto questionnement.

Que la vie au travail puisse contribuer au bonheur, c'est donc un vrai sujet de société sérieux selon moi. Ce qui mérite intérêt aussi en même temps, c'est en quoi le bonheur impacte la vie au travail. Et c'est bien cette double relation que je vous propose d'interroger.

J'accueillerai avec plaisir vos réactions à la présente publication.

(1) Je précise que je ne prétend pas que les facteurs de bonheur au travail se limitent à ces 13 facettes, ni qu'elles ont forcément à être organisées comme je le propose ici; c'est le fruit d'un travail d'analyse et de compilation personnelle des construits du bien-être hédoniste, du bien-être eudémonique, du bonheur (par le biais de la psychologie positive -en particulier Tal Ben Shahar, Martin Seligman, Mihaly Csikszentmihalyi et son concept de Flux, Sonja Lyubomirsky, par l'ONU), le bien-être psychologique au travail (Véronique Dagenais-Desmarais-chargée de cours à l’Université de Montréal), la santé mentale (OMS), de la santé mentale au travail (Québec), la santé mentale positive (Canada) et de mes compétences sur le  sujet de la Qualité de Vie au Travail

(2) J'écris "potentiellement" dans la mesure où il s'agit de la description de facettes incluant une partie contextuelle favorable dans la vie au travail. Or, en s'inspirant des enseignements de la psychologie positive, le contexte n'est pas la composante la plus importante au bonheur. En fait, elle représente 10%. Ce qui va être déterminant, au delà des aspects génétiques qui pèsent lourd (50%), c'est notre investissement et nos habitudes favorisant le bonheur (40%). Cependant, c'est bien la conjonction du contexte, des gènes, de nos habitudes et de notre investissement qu'il faut prendre en compte.

jeudi 28 mai 2015

Vidéo "Vous êtes super"

Aujourd'hui je vous propose cette vidéo réalisée par Guillaume Desjardins (information reccueillie sur http://bigbrowser.blog.lemonde.fr)


Un compliment gratuit, d'un inconnu, on voit que ça fait plaisir.

On peut remarquer que le "vous êtes super" est tantôt exprimé de manière inconditionnelle, c'est à dire le prendre comme "je suis une personne super", tantôt exprimé pour la façon de s'habiller, pour son adresse avec un skate, ...

Les compliments appellent les compliments : la réciprocité joue bel et bien et on voit que l'interpellant est aussi complimenté pour son initiative originale, pleine de vitalité et de spontanéité.

Alors, vous êtes super, vous devant la caméra, vous derrière la caméra, vous au montage, vous à la production, vous à l'idée originale.

On peut imaginer que certaines personnes ont dû aussi réagir différemment : pas le temps, pas l'esprit à ça, ne pas se sentir digne de ça, ne pas comprendre, ...

Ce n'est pas si facile d'être présent, accueillant, dans le lâcher prise quand on nous complimente.

dimanche 26 avril 2015

Le rapport mondial sur le bonheur 2015 - Enseignements des neurosciences

Le rapport mondial sur le bonheur 2015 a été publié le 23 avril 2015. Il a été relayé sur les médias internet, mais de manière assez anecdotique, en se limitant à un palmarès, avec la Suisse sur la plus haute marche du bonheur mondial et avec une 29ème place pour la France.

De mon point de vue, ce serait dommage de ne pas évoquer d’autres éléments de ce rapport comportant 172 pages.

Je me suis intéressé à deux chapitres : le chapitre 5 sur les neurosciences et le chapitre 6 sur la transformation de la santé mentale des enfants et adolescents.

Mais commençons par quelques mots sur ce classement


Sur quels critères est-il établi ?

Au-delà du critère économique (PIB par habitant) qui ne fait pas le bonheur à lui-seul, et loin s’en faut (des études montrant qu’au-delà d’un certain seuil de revenu, l’argent ne crée plus de bonheur), les autres critères retenus sont :
  • Le support social (pouvoir compter sur quelqu’un en cas de problème)
  • L’espérance de vie en bonne santé
  • La liberté de faire ses choix de vie
  •  La générosité
  • La perception de corruption (au niveau gouvernemental et dans le monde des affaires)

La note moyenne pour la France sur une échelle de 1 à 10 est de 6,575, 1 point en-dessous de la Suisse (7,587/10), numéro 1 de ce palmarès. 

Ce classement a été élaboré sur la période 2012-2014. Par rapport à la période 2005-2007, le niveau moyen de bonheur en France est en baisse de 0,238.

Je note que le niveau de bonheur en France est légèrement supérieur au niveau de Qualité de Vie au Travail ressorti du sondage TNS-Sofrescommandé par l’Anact à l’occasion de la semaine de la QVT en juin 2013 : 6,1/10.

Bonheur et neurosciences

Le chapitre 5 du rapport mondial sur le bonheur 2015 est consacré à des enseignements récents des neurosciences par rapport au bonheur et au bien-être psychologique.

Si pendant de nombreuses années, émotion et raison ont été considérées comme associées à des parties cérébrales distinctes, les travaux par imagerie médicale sur le cerveau ont mis en évidence au cours des deux dernières décennies qu’il existe en réalité des interactions entre ces parties.

Face à nos expériences de vie, celles qui sont agréables et celles où l’on est exposé à l’adversité et au stress, le cerveau est amené à se transformer au niveau plastique (neuro-plasticité du cerveau), à la fois aux niveaux structure et fonctionnement. Ces changements impactent clairement notre bien-être.

La neuro-plasticité est également mise en jeu dans toutes les activités d’apprentissage et d’entraînement visant à cultiver notre bien-être.

Autrement dit, la neuro-plasticité fonctionne à l’insu de notre plein gré (pour reprendre une formulation cycliste célèbre) dans notre vie de tous les jours, et également à travers nos actes intentionnels de culture de notre bonheur.

Quatre éléments constitutifs majeurs du bien-être sont rapportés :
  • La durabilité des émotions positives ;
  • La résilience, la capacité à surmonter rapidement de l’adversité ;
  • Le développement de l’empathie, de la compassion et de l’altruisme ;
  • La pleine conscience et la capacité d’attention.


Durabilité des émotions positives

Les émotions positives mettent en jeu deux parties du cerveau : le cortex préfrontal ventral et le striatum ventral.



Le maintien dans la durée des émotions positives dépend de la bonne activité de ces régions et du bon niveau de connectivité entre ces deux parties. Il a été démontré sur des populations de personnes déprimées que l’utilisation d’un antidépresseur renforce l’activité du striatum permettant aux personnes de ressentir plus d’affects positifs.

Les impacts des émotions positives sont différents selon le type de contexte : recevoir une récompense n’est pas prédictif de plus de bien-être de manière durable. En revanche, apporter de l’aide à quelqu’un apporte non seulement une émotion positive mais impacte plus durablement le bien-être.

Cela renvoie aux deux niveaux de bien-être :
  •  Le bien-être dit hédonique, nourri par le plaisir, la réduction des émotions désagréables et la satisfaction de vie. Ce type de bien-être est impacté par le processus d’adaptation hédonique.
  • Le bien-être dit eudémonique (ou psychologique) conditionné par le sens de sa vie, la croissance personnelle, l’acceptation de soi, l’autonomie, la qualité des relations interpersonnelles et le contrôle de son environnement.


Résilience


Il s’agit de pouvoir maintenir un niveau élevé de bien-être face à l’adversité et de récupérer rapidement suite à un stimulus négatif.



L’amygdale est la partie centrale du cerveau dans ce processus de résilience. Mais la régulation des émotions négatives met en jeu la région préfrontale du cerveau.

L’apprentissage de stratégies de régulation des émotions, en particulier dans des situations de niveau modéré d’adversité, contribue à l’amélioration du bien-être.

Empathie, compassion et altruisme

L'un des meilleurs prédicteurs du bien-être d’un individu est la qualité de ses relations sociales, quel que soit l’âge, et ceci uniformément dans toutes les cultures.


Il est à noter qu’un cercle vertueux se met en place : un comportement pro-social augmente le bien-être, ce qui favorise le comportement social.

Le comportement pro-social nécessite un préalable : l’activation de l’empathie. Elle va permettre à un individu à la fois de reconnaître les émotions de l’autre et de les partager.
De là pourra naître (ou pas) le mouvement d’aider l’autre (corrélation entre l’empathie et l’altruisme).

Les parties du cerveau engagées dans l’empathie sont les mêmes que dans l’expérience de nos propres émotions.

L’intensité de l’empathie dépend du niveau de proximité avec la(es) personne(s) en face.

L’étude par l’imagerie médicale de l’altruisme a montré une activité dans les mêmes régions (aire tegmentale ventrale et dorsale et striatum ventral) que l’on reçoive de l’argent ou qu’on en donne.
L’activité s’est révélée plus forte dans l’acte de donner que dans celui de recevoir. Cela permettant de confirmer l’adage « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir».

La compassion a aussi été étudiée. Elle est définie comme un sentiment de souci de l'autre, avec un désir d’améliorer son bien-être.

Un entraînement à la compassion montre une augmentation de la connexion entre le cortex préfrontal dorsolatéral et le noyau accumbens (partie du striatum ventral). L’augmentation de cette connexion pourrait permettre à l'individu de se dégager plus efficacement de la souffrance de l'autre (pour éviter la contagion émotionnelle) et de gérer sa propre réponse émotionnelle afin d'avoir plus de ressources pour l'orienter efficacement vers une action d'aide (corrélation entre compassion et altruisme).

Une personne entraînée à la compassion peut développer des émotions positives dans un contexte où il est témoin d’émotions négatives.

A remarquer que lorsque des personnes sont entraînées uniquement à l’empathie, elles sont contaminées par les émotions négatives et sont moins en position de pouvoir apporter efficacement de l’aide.

La pleine conscience et le développement de l’attention

Des études se sont intéressées au vagabondage de l’esprit. Les personnes dans cet état se considèrent significativement plus malheureuses  que si elles sont concentrées sur l’activité du moment.

Les jeunes générations ont beaucoup de difficultés à rester seules, même quelques minutes. Elles préfèrent s’engager dans des activités, même banales, voire recevoir des stimulations négatives. Ce qui est vécu le plus péniblement, ce sont les pensées pendant l’inactivité.

Sans activité, le cerveau voit son activité augmenter dans plusieurs régions (dont le cortex préfrontal médian et le cortex cingulaire postérieur) dès lors que l’esprit vagabonde.

L’entraînement à la méditation en pleine conscience entraîne une diminution de l’activité de ces mêmes régions de ce mode par défaut. Mettant fin ainsi au vagabondage de l’esprit.



La pleine conscience peut ainsi améliorer le bien-être.

Ces quatre constituants permettent d’assurer globalement le bien-être

En terme de bien-être eudémonique, ils sont particulièrement impactant sur deux de ses dimensions : le sens de la vie et la qualité des relations sociales.

Une conclusion importante soulignée dans ce rapport est la suivante : le bien-être peut être amélioré par l’expérience et la formation, induisant une transformation plastique du cerveau.

Des études ont montré que des programmes de formation pour développer nos compétences au bien-être et au bonheur, même aussi courts que 2 semaines, peuvent conduire à des changements mesurables dans le cerveau.

Conclusion


J’en conclus que si le bonheur dépend bien de conditions objectives de vie nécessitant que la société prenne ses responsabilité pour les améliorer dès lors qu’elles n’ont pas atteint un niveau suffisant, nous avons bel bien, nous individus, les capacités d’améliorer notre bonheur en cultivant des attitudes et des comportements qui nous permettent d’être plus en prise aux émotions positives, plus résilients face aux difficultés (mais aussi moins sensibles aux petites contrariétés), plus dans la compassion et l’altruisme, plus concentrés sur notre activité du moment, et dans une attitude plus sereine face à l’inactivité.

Il s’agit alors de trouver la bonne articulation entre sa propre responsabilité (décider de cultiver le bonheur, de se lancer et de persévérer) et les responsabilités collectives facilitant l’information, l’accès et le soutien aux citoyen.ne.s, quel que soit leur âge, à des dispositifs d’apprentissage et d’entraînement au bonheur, en se référant, entre autres, aux 4 constituants évoqués dans ce rapport.


A venir, un prochain article dédié au chapitre 6 du rapport sur la transformation de la santé mentale des enfants et adolescents, abordant également une logique d’articulation des responsabilités collectives.

mercredi 15 avril 2015

Rémunération et bonheur : une histoire de réduction de grand écart

Dan Price, dirigeant de la société Gravity Payment, employant 120 personnes, a annoncé lundi dernier une nouvelle spectaculaire à ses salariés : il réduit à 0 le grand écart entre son propre salaire et le salaire minimum, qu'il porte à 70 000$ sur une année. Son salaire annuel actuel : 1 million de $.



Plus d'explications dans l'article Bonheur et niveau de rémunération : un dirigeant américain passe à l’action sur laqvt.fr

Un des enseignements de la psychologie positive confirme le proverbe "L'argent ne fait pas le bonheur".
Mais il y a un MAIS : l'argent contribue au bonheur jusqu'à un niveau de revenu qui permette de faire face correctement aux coûts de la vie.
Reste à savoir comment sont constitués ces coûts. Cela varie en fonction du pays, du lieu de résidence et des habitudes de consommation et de vie de chaque famille.

La sobriété heureuse porté par Pierre Rahbi tend à réduire ces coûts tout en assurant à la fois notre bonheur et les ressources de notre planète.

Quand on y réfléchit bien, en actionnant nos capacités à l'appréciation et à la gratitude, il s'agit bien d'un enjeu gagnant-gagnant.

On arrive donc à la promotion de deux mouvements :

  • la réduction de le consommation fébrile et dévastatrice pour l'environnement
  • l'augmentation des revenus des populations au niveau de vie le plus faible, niveau de vie actuel impactant négativement leur bien-être physique et psychique.


jeudi 9 avril 2015

Encore !

J'ai eu le plaisir de vous présenter l'année dernière un nouveau mode d'expression de ma conception que j'ai intitulé "Schémas & Pensées".

Je vous l'avais fait découvrir pour une première idée : les vertus d'un Bravo - signe de reconnaissance - qui peut être à l'origine de signes de reconnaissance en cascade.

Voici une  deuxième idée développée. Il s'agit de considérer le fameux verre à moitié vide, mais  d'une manière un peu particulière.
En effet, il n'est pas question de savoir s'il est à moitié vide ou à moitié plein. Une autre question se pose, et je vous propose de la découvrir dans le diaporama suivant.

Il s'agit d'un diaporama animé : le schéma se découvre au fil de vos clics sur l'espace d'affichage du schéma et se termine par l'énoncé de la pensée associé.

Bonne lecture et n'hésitez pas à exprimer vos réactions.

Licence Creative Commons
Schéma et Pensée : "Encore un verre" de Olivier Hoeffel est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à https://onedrive.live.com/view.aspx?cid=50DE3EADEA2AE04E&resid=50DE3EADEA2AE04E%21559&app=PowerPoint.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.lesverbesdubonheur.fr/.

vendredi 3 avril 2015

Où il est question de Velcro et de Teflon

Rick Hanson auteur du livre Le cerveau de Bouddha utilise la double métaphore suivante :

le cerveau agit avec les expériences négatives comme une bande Velcro et avec les expériences positives comme du Teflon®.


Pour plus de bonheur, l'intérêt serait d'inverser ces deux tendances :

Pour les expériences positives, nous pouvons œuvrer pour que l'esprit s'accroche à elles pour ressentir plus d'émotions positives. Une prise de conscience plus grande d'un moment positive permet non seulement de mieux l'apprécier mais aussi de ressentir de la gratitude qui pourra donner lieu à l'expression de la reconnaissance dès lors qu'on peut l'attribuer à une ou plusieurs personnes.
S'accrocher plus aux expériences positives permettra aussi de les accrocher dans notre mémoire.

Pour les expériences négatives, s'il ne s'agit pas de nier leur existence et de refouler les émotions, il s'agit en revanche d'œuvrer pour que nos pensées ne soient pas occupées pendant des heures ou des jours. La méditation en pleine conscience est une technique qui permet d'avancer dans cette direction.

vendredi 20 mars 2015

Ce vendredi 20 mars 2015 : journée internationale du bonheur

Le 20 mars a été institué journée internationale du bonheur par l'ONU dans une résolution du 28 juin 2012.

Ce vendredi 20 mars 2015, il s'agit de la 3ème édition.

Peut-on dire que cette édition est "light" ?

C'est un peu mon avis :
  • l'Onu met cette édition sous le signe de la chanson : "Quelle est votre chanson préférée sur le bonheur ?"
  • La France, aussi bien au niveau de ses institutions que des ONG ne s'est pas saisie de cette date

Maintenant, il reste les citoyens pour s'en saisir. Comment ?
Fêter le bonheur, en parler autour de soi et agir chacun.e et ensemble pour le cultiver.

Parler du bonheur est déjà un défi en soi. Pourquoi ? Je vous renvoie à mon article "Et si on parlait du bonheur ?"

Cela fait plusieurs jours que les médias relaient l'information de l'éclipse solaire, tout le monde considérant que bien entendu le ciel serait clément.
Et pourtant, il lui arrive au ciel de voiler le soleil.

Ne serait-ce pas une métaphore sur le bonheur et la vie ?

Le bonheur, c'est aussi la capacité de voir les choses positives de la vie, malgré (avec) les contrariétés.
Alors probablement qu'aujourd'hui l'éclipse du soleil ne sera pas visible comme on l'aurait voulu. Et pourquoi ne pas transformer un moment de déception en moment de partage sur le bonheur ?

Heureuse journée à vous.


dimanche 15 mars 2015

vendredi 13 mars 2015

Et si on parlait du "bonheur" ?

Incontestablement, il existe plusieurs façons de réagir à cette invitation.
En voici quelques-unes, de manière non exhaustive.

D'abord des réactions négatives ou défensives :


Ces réactions mettent en évidence la difficulté de pouvoir parler sereinement de la question du bonheur en France car le mot est fortement connoté, et ceci pour des raisons diverses.

Et puis tout de même (ouf !), des réactions positives ou ouvertes.
Vous retrouverez pour chacune des réactions négatives ou défensives, une alternative plus positive qui permet d'échanger sur le bonheur :




Vous voulez parler "bonheur" ? Commencez par en parler avec celles et ceux qui seront dans une posture d'ouverture. Espérons que notre culture du bonheur en France évoluera dans les années à venir et que par un phénomène de contagion nous pourrons abordé cette question sérieuse et joyeuse de manière sérieuse et joyeuse dans une approche gagnant-gagnant et dans la co construction en prenant conscience d'une idée et d'une réalité de base : l'interdépendance.


Vendredi 20 mars 2015, 3ème édition de la journée internationale du bonheur

L'ONU a décidé dans une résolution du 28 juin 2012 d'instituer le 20 mars comme Journée internationale du bonheur.



Elle invite les Etats, les organisations non gouvernementales et nous autres habitants de cette terre à fêter ce jour (heureux, forcément) et à sensibiliser sur l'importance "d'envisager la croissance économique dans une optique plus large, plus équitable et plus équilibrée, qui favorise le développement durable, l’élimination de la pauvreté, ainsi que le bonheur et le bien-être de tous les peuples"

Les États Membres, les organismes des Nations Unies et les autres organisations internationales et régionales ainsi que la société civile, y compris les organisations non gouvernementales et les particuliers, sont invités à célébrer comme il se doit la Journée internationale du bonheur, notamment dans le cadre d’initiatives éducatives et d’activités de sensibilisation.

J'ai créé pour cette occasion une page Facebook :
20 mars 2015, 3e édition de la journée internationale du bonheur

dimanche 1 mars 2015

Christophe Dejours dans une vision plus optimiste du travail

Christophe Dejours, psychiatre, psychanalyste, professeur titulaire de la chaire de psychanalyse-santé-travail au CNAM et directeur du laboratoire de psychologie du travail et de l'action donne dans son nouveau livre "Le choix, souffrir au travail n'est pas une fatalité" une vision du travail plus positive qu'il ne l'avait fait dans ses précédents livres (le plus connu étant "Souffrance au travail").

Il présente des modèles alternatifs qui font leur preuve. L'ingrédient : la coopération.

Lien vers un article sur les inrocks.com 

Je pense que nous sommes à un tournant de la vision du travail avec, depuis 2012 l'orientation Qualité de Vie au Travail prise par les partenaires sociaux et l'Anact en contre-proposition de l'approche RPS, et l'idée du bonheur au travail qui a fait beaucoup de bruit médiatique ces jours derniers avec le documentaire "Le bonheur au travail" diffusé le 24 février sur Arte.

Cela me rappelle le mouvement qui a eu lieu fin des années 90 aux USA avec la naissance du mouvement de la psychologie positive qui avait décidé de comprendre, valoriser et cultiver le bien-être psychologique alors qu'avant la plupart des écoles de psychologie s'intéressaient à la souffrance et comment y faire face.
Ce qui ne veut pas dire bien entendu nier la souffrance au travail ni les modèles délétères.

Mais étudier, valoriser, promouvoir et faciliter le déploiement de modèles alternatifs qui sont de meilleurs terreaux pour la culture du bonheur au travail et de la Qualité de Vie au Travail, avec des bénéfices sociétaux semble devenir un mouvement plus fort.

Avoir un terreau plus favorable, c'est une chose; le cultiver, c'en est une autre et il est important de combiner les deux.

Je vous suggère de vous abonner au site laqvt.fr (1), site d'actualité sur la QVT, ou de venir le visiter de temps en temps. Il va dans le sens évoqué dans mon présent message depuis juin 2011 et vous trouverez de la matière en terme de QVT - et ce avec une vision plus panoramique que dans l'Accord sur la QVT et l'Egalité Professionel du 19 juin 2013. Nous traitons aussi du sujet du bonheur au travail. (1) je suis responsable éditorial de ce site et nous le faisons vivre en action sociétale avec une partie de l'équipe Novéquilibres à laquelle j'appartiens

jeudi 26 février 2015

Réaction au documentaire "Le bonheur au travail"

Après avoir visionné le documentaire "Le bonheur au travail" sur Arte diffusé le 24/02/2015, j'ai publié un article sur laqvt.fr, site d'actualité sur la Qualité de Vie au Travail (QVT) intitulé : QVT et Bonheur au Travail, même défi ? Je vous engage à voir ce documentaire qui montre que des organisations ont réussi à prendre le contre-pied de modèles de travail trop répandus peu centrés sur l'humain.

samedi 21 février 2015

Moins vite, mieux dans la vie

Je relaie ici une animation que j'ai réalisée pour promouvoir une décélération et des rythmes plus harmonieux à la fois dans notre vie au travail mais aussi au-delà.


jeudi 22 janvier 2015

Pensée positive ... question de formulation

La pensée positive, la méthode Coué, ça peut aider, mais il s'agit aussi de choisir une formulation aidante.

JE VAIS BIEN, TOUT VA BIEN

Par exemple, voici deux formulations :

  • "J'ai tout pour être heureux ou heureuse, donc je le suis"
  • "J'ai beaucoup de choses pour être heureux ou heureuse, donc je je le suis"
Qu'en pensez-vous ? Une formulation est-elle plus propice à inscrire la pensée positive dans le temps et dans la concrétisation ?

La première formulation représente-t-elle la réalité ou même une vision réaliste ? Je vous souhaite bien entendu que ce soit le cas, mais pour madame et monsieur tout le monde, bien sûr que la vie n'est pas un long fleuve tranquille et que nous avons aussi des éléments de contexte, des façons de penser, des attitudes et des comportements qui ne vont pas dans le sens du bonheur.
Donc assez rapidement la réalité de la vie va user, voire percuter cette pensée positive, la remettre en question avec le risque qu'une fois lâchée, elle soit remplacée au pire par la pensée négative "j'ai tout pour être malheureux ou malheureuse ... donc je le suis".
Par ailleurs, la première formulation a un côté culpabilisant.

La deuxième formulation, dès lors qu'elle s'appuie un minimum sur la réalité, permet de chausser les lunettes de l'optimisme qui font ressortir les choses agréables de la vie. Elle n'est pas dans le déni des choses qui peuvent contrarier, des problèmes. Elle indique qu'on peut s'appuyer sur des éléments de contexte positifs, des façons positives de penser, des attitudes positives et des comportements positifs.





mardi 13 janvier 2015

A vos stylos, albums photos et vidéos, carnets de gratitude pour ancrer la journée du 11 janvier 2015

Le 11 janvier 2015 et les jours précédents en remontant au 7 janvier 2015, la plupart d'entre nous ont vécu, j'imagine, un bouleversement émotionnel, cognitif (des pensées, des pensées, des pensées) jusqu'à nos attitudes et comportements.

Beaucoup de tristesse et de colère face à ces attentats.
Mais aussi des émotions positives liées à un aspect aussi bouleversant :
on s'est (re)découvert humain, entouré d'humains dans toute leur humanité et faisant preuve de fraternité !
C'est magique et magnifique, non ?
Seulement, bien sûr qu'on aurait préféré éviter qu'il y ait des victimes.


Photo Creative Commons - Stephan L

Dès le soir du 11 janvier, on a vu émerger une question, une crainte : "Et demain ?"

Certains ont compris : "demain, on fait quoi en terme de sécurité ?"

Moi, j'ai plutôt envie qu'on se pose la question : "dis Monsieur Plus (référence à une publicité de ma jeunesse), est-ce qu'on pourrait prolonger un peu ces moments magiques ?". Surtout ces moments où on a ressenti et vécu de la fraternité, de la bienveillance, de la reconnaissance, de la légèreté malgré le poids tellement lourd du moment et de l'enjeu.
Qu'a répondu Monsieur Plus ? Il a dit : "Mais, sers toi mon grand ! L'abondance est à portée de main. Seulement ... c'est à toi de les créer ... avec d'autres !"

Je vous propose déjà dans un premier temps de procéder à une action à la fois vitale et de vitalité : ancrons fortement ce moment. Non seulement pour pouvoir s'en souvenir dans un an, 2 ans, ... 10 ans.
Non seulement pour pouvoir témoigner dans longtemps : "j'y étais ... "
Mais aussi pour que vous n'ayez pas la nostalgie de continuer de ces mots : "... et c'est quelque chose que je n'ai vécu qu'une seule fois dans ma vie".

Ce que je vous propose c'est d'ancrer cette journée dans votre mémoire pour vous donner chaque jour qui vient l'envie de faire votre part pour que cette journée perdure et que les valeurs, attitudes et comportements se prolongent et peu à peu s'inscrivent dans notre quotidien.

Vous êtes partant.e.s ?

Etape 1 : le plus tôt possible, et si vous ne l'avez pas déjà fait, prenez votre plume pour écrire ce que vous avez vécu, les émotions que vous avez ressenti, ce que vous avez trouvé de changer en vous et chez les autres. Focalisez-vous sur vos émotions et pensées positives, ce que vous avez vécu et observé en terme de bienveillance, fraternité, reconnaissance, légèreté, coopération, ...
Et puis, il y a aussi la mémoire visuelle. Alors celles et ceux qui ne veulent pas prendre la plume, rassemblez les photos que vous avez prises et les vidéos et constituez vous un dossier sur votre ordinateur, votre tablette, votre téléphone. Celles et ceux qui auront écrit peuvent bien évidemment illustrer leur écrit par les photos et faire aussi l'ancrage avec les photos et les vidéos.

Etape 2 : chaque matin, levez-vous avec la volonté de vivre une journée qui pourrait tendre vers celle du 11 janvier 2015. Le contexte ne sera pas le même, les autres ne seront pas les mêmes, mais chaque jour individuellement et collectivement, on peut se rapprocher de cette journée modèle.
Et puis, essayez tout au long de la journée de prendre conscience et d'apprécier les effets de votre sourire et de votre attitude bienveillante, fraternelle, solidaire, confiante, ouverte, disponible, ...

Etape 3 : chaque soir, dans un premier temps, puis régulièrement le soir, écrivez dans un journal de gratitude (dont la pratique est issue de la psychologie positive). Qu'y mettre ?
Je vous propose d'y écrire :

  • l'événement fort de votre journée (le plus positif, mais pas forcément)
  • une liste de choses que vous avez appréciées ce jour (au moins 3) et si ces choses sont attribuables à quelqu'un d'autre (ou à plusieurs personnes), mettez en face le nom de cette personne (ou de ces personnes). Indiquez aussi si vous avez eu l'occasion de la (les) remercier
    Si cela n'a pas été le cas, vous pouvez décider de la (les) remercier le lendemain ou dès que possible
  • en quoi cette journée vous a rapproché de vos bons souvenirs de la journée du 11 janvier 2015
Si ça vous dit, essayez et venez témoigner des impacts positifs et aussi des inévitables difficultés.
Et puis, relayez cet article ... s'il vous parle.




mardi 6 janvier 2015

Des résolutions en ce début d'année 2015

Mes résolutions en ce début d'année 2015 :



1/ être réaliste dans mes résolutions
2/ pour cela, me remémorer mes anciennes résolutions et ce qu'elles sont devenues
3/ m'exclamer d'un "ouaaah" pouvant avoir deux significations différentes que je vous laisse deviner
4/ m'interroger quelques secondes sur l'intérêt d'adopter de bonnes résolutions en 2015
5/ finalement éliminer le tentation de limiter ma liste à une résolution : ne pas en faire
6/ focaliser sur ce qui participerait vraiment à une meilleure année 2015 pour moi et mon entourage
7/ en évitant une liste à rallonge

Résultat : J'en ai déjà 7 ... ça suffit ! Non ?
Je serai fin prêt pour aborder efficacement mes bonnes résolutions de 2016.

D'un autre côté, je reconnais que c'est un peu facile, et que les bonnes résolutions ça peut avoir du bon.
Alors, trêve de plaisanteries !

Mais plutôt que vous donner les miennes, voici quelques astuces que j'utilise pour établir mes résolutions et les suivre autant que possible :

- le réalisme, en privilégiant la technique des petits pas
- trouver du plaisir à réaliser la bonne résolution qui doit au maximum être issue d'une motivation qui m'est propre
- rechercher des conseils et faire le tri
- trouver d'autres personnes partageant la même résolution pour nous stimuler mutuellement
- apprécier chaque petit pas, ce qui me motive à persévérer
- me donner le droit à l'erreur; je n'abandonne pas à la première défaillance; j'essaye d'être indulgent avec moi-même, mais pas trop non plus; la tentation étant de tout envoyer balader au premier accroc
- ne pas m'étonner et m'inquiéter du phénomène 1 pas en avant, 3 pas en arrière quand j'y suis confronté
- ne pas hésiter à faire évoluer la façon de m'y prendre si nécessaire
- solliciter un soutien si j'ai envie de laisser tomber
- regarder la vérité en face, sans culpabiliser ni l'évacuer trop vite si elle me dérange


Petite précision : bien entendu, je suis aussi faillible, mes bonnes résolutions ne se concrétisant pas toutes comme souhaité.

lundi 5 janvier 2015

Du bonheur pour 2015

A l'occasion de cette nouvelle année, voici une petite composition personnelle à l'attention de celles et ceux qui suivent lesverbesdubonheur.fr.


Je vous souhaite tout simplement de cultiver votre bonheur et d'en récolter régulièrement les fruits et d'en donner à votre entourage.