dimanche 21 avril 2013

Nourrir en retour (7)

Céline Bou Séjean, une de mes coéquipières de Novéquilibres et membre du comité éditorial de laqvt.fr (notre site d'actualité sur la Qualité de Vie au Travail) a proposé un article sur laqvt.fr jeudi 18 avril 2013 intitulé Feedback.

Cela m'a donné l'idée de rebondir par un article sur lesverbesdubonheur.fr

Pour commencer, et puisque nous sommes sur lesverbesdubonheur.fr, il me fallait choisir un ... verbe.
J'ai hésité : réagir, rétroagir, retourner, ... et finalement après une petit aparté lors du comité éditorial de laqvt.fr, j'ai décidé tout simplement de traduire mot pour mot le terme feedback : nourrir en retour.

Photo de Craig Maccubin - Licence Creative Commons


Cette merveilleuse idée de nourrir en retour m'a fait penser à deux choses :

  • le poids de l'indifférence
  • la ligne de losada

Le poids de l'indifférence

Des études ont été faites il y a quelques années sur des rats de laboratoire que l'on mettait dans 3 contextes différents en terme de stimulation :
  1. des stimulations positives (caresses, ...)
  2. des stimulations négatives (décharges électriques)
  3. aucune stimulation, ni positive, ni négative
Lequel des trois rats est décédé le premier : le troisième.

L'être humain, en tant qu'animal social, a besoin de stimulations. Il y a toutes sortes de situations de stimulation et l'une d'elle est le retour que peut attendre ou qu'attend un être humain en réaction à ses actes.

Quel que soit notre age, quelle que soit la sphère de vie (familiale, amicale, professionnelle, loisirs, ...) nous avons besoin d'un retour qui puisse nous confirmer ou nous freiner ou nous réorienter par rapport à nos actions. Nous avons aussi besoin de reconnaissance. C'est d'ailleurs une des dimensions essentielles de la Qualité de Vie au Travail.

L'indifférence nous fait du mal, nous désoriente, nous fait nous interroger, nous fait douter et peut aussi nous faire douter des autres, de la vie.

Moi, je vous le dis, l'indifférence, c'est un tue-le-bonheur.

La ligne de Losada : 3 sourires contre une grimace

Marcial Losada est un psychologue italien qui s'est intéressé à l'impact des ratios stimulations positives / stimulations négatives sur le performance des équipes.

En-dessous d'un ratio de 3 (2,9 exactement), les performances sont dégradées. Le niveau le plus haut est d'environ 11,6

En résumé, pour un bon niveau de performance en équipe au travail, il faut que les stimulations positives soient 3 fois plus nombreuses que les stimulations négatives.

Au sein d'un couple, le ratio doit être plus élevé : 5 est le seuil pour faciliter le bonheur au sein d'un couple.

Conclusion

Le bonheur se construit par des quantités de gestes.
Ces gestes nécessitent de prendre le temps et de les faire en conscience.

Prendre conscience des actions des personnes autour de nous, les apprécier, ou non et faire un retour approprié nourrit ces personnes à l'origine de ces actions et nous nourrit aussi.
Prendre le soin du feedback passe forcément par une prise de conscience préalable de tout les bienfaits que l'on reçoit.

Nourrir en retour, c'est aussi nourrir son bonheur et celui des autres.



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