Une fois n'est pas coutume, je relaie ici un article que je viens de publier sur laqvt.fr (site d'actualité sur la Qualité de Vie au Travail). Il s'intitule Organisations opales par l'exemple : l'association néerlandaise Buurtzorg
Cet article présente l'association néerlandaise Buurtzorg spécialisée dans les soins à domicile.
A contre-courant de la tendance à la rationalisation et aux logiques du toujours plus, avec toujours moins et pour toujours plus de profits (pour le secteur privé sur cette dernière attente), Buurtzorg repose sur un modèle vertueux dont l'intention première est de rendre les patients autonomes le plus rapidement possible et dans les meilleures conditions compte tenu de leur maladie ou handicap.
Sortir de la course au temps pour redonner du temps à la relation. Avec une approche gagnant-gagnant très plurielle : les patients, leur famille, les soignants, la société tout entière et même les acteurs du même secteur qui sont incités par la force du mouvement à rapprocher leurs pratiques de ce mouvement en ras de marée positif.
J'ai découvert cette association dans le livre "Reinventing organizations" de Frédéric Laloux (dont il existe une version française conservant le titre en anglais).
J'ai trouvé ce livre très inspirant et plein d'espoir car il présente plusieurs organisations dans le monde entier, de statuts et de secteurs très divers qui ont suffisamment de recul et de résultats pour démontrer qu'il ne s'agit pas seulement d'une utopie mais réellement de contre-propositions efficaces en terme de bien-être des individus et d'efficacité économique. Elles ont fait leurs preuves.
Buurtzorg m'a particulièrement interpellé par le côté contagieux qu'elle a pu initier et faire vivre, à la fois en terme de développement national, de son impact sur le secteur et de l'intérêt qu'elle suscite dans d'autres pays.
J'espère que vous ressentirez autant d'émotions positives à lire cet article que moi j'ai pu en avoir en découvrant cette association à travers les différentes ressources que j'ai pu trouver à son sujet.
mardi 31 mai 2016
dimanche 22 mai 2016
13 facettes Edition 2
Je proposais en août 2015 13 facettes d'une vie au travail pouvant contribuer au bonheur.
Voici une deuxième édition dans laquelle la principale modification est l'ajout d'un mot clé pour chacune des facettes afin de les mémoriser plus facilement.
Voici un diaporama présentant ces 13 facettes :

"13 facettes de la vie au travail pouvant contribuer au bonheur" de Olivier Hoeffel est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à https://onedrive.live.com/redir?resid=50DE3EADEA2AE04E!712&authkey=!APKI6bXp8O7JqxE&ithint=file%2cpptx.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.lesverbesdubonheur.fr/.
Fin
Voici une deuxième édition dans laquelle la principale modification est l'ajout d'un mot clé pour chacune des facettes afin de les mémoriser plus facilement.
Voici un diaporama présentant ces 13 facettes :

"13 facettes de la vie au travail pouvant contribuer au bonheur" de Olivier Hoeffel est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à https://onedrive.live.com/redir?resid=50DE3EADEA2AE04E!712&authkey=!APKI6bXp8O7JqxE&ithint=file%2cpptx.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.lesverbesdubonheur.fr/.
Fin
dimanche 1 mai 2016
Mon climat ... selon Jacques Gamblin
Je vous souhaite de ressentir les mêmes émotions que celles que j'ai ressenties à la vision de ce discours de Jacques Gamblin acteur ... et auteur.
Dans le cadre du Parlement sensible des écrivains, lors de la journée "Autrement le monde ? Poésies & écologies", le 28 novembre 2015, Lieu unique, Nantes
Dans le cadre du Parlement sensible des écrivains, lors de la journée "Autrement le monde ? Poésies & écologies", le 28 novembre 2015, Lieu unique, Nantes
vendredi 22 avril 2016
Une étude unique liant la vie relationnelle avec le bonheur et la santé
Une étude longitudinale et unique sur le développement adulte a été lancée en 1938 pour suivre deux populations d'hommes : des étudiants d'Harvard et des jeunes hommes du quartier le plus pauvre de Boston.
Pendant plus de 75 ans la vie de ces hommes, puis pour certains de leur femme et leur famille a été étudiée et continue à être étudiée.
Sur les 724 hommes sélectionnés, 60 sont encore en vie, dépassant les 90 ans.
Robert Waldinger est le 4ème directeur de cette étude exceptionnelle.
Voici une conférence Tedx où il donne les conclusions de cette étude ;
Les 3 enseignements concernent la prégnance des relations humaines sur le bonheur et la bonne santé :
Ce qui ne change pas depuis 1938 : argent, célébrité restent souvent le moteur du jeune adulte. La réussite devant conduire au bonheur.
Or un des enseignements de la psychologie positive montre la relation inverse : en quoi le bonheur influence la réussite.
Pendant plus de 75 ans la vie de ces hommes, puis pour certains de leur femme et leur famille a été étudiée et continue à être étudiée.
Sur les 724 hommes sélectionnés, 60 sont encore en vie, dépassant les 90 ans.
Robert Waldinger est le 4ème directeur de cette étude exceptionnelle.
Voici une conférence Tedx où il donne les conclusions de cette étude ;
Les 3 enseignements concernent la prégnance des relations humaines sur le bonheur et la bonne santé :
- bienfaits d'avoir une vie relationnelle active et ne pas être frustré dans la solitude
- bienfaits d'avoir une vie relationnelle riche (qualitativement Vs quantitativement)
- l'impact positif est non seulement sur la santé physique mais aussi sur la mémoire
Ce qui ne change pas depuis 1938 : argent, célébrité restent souvent le moteur du jeune adulte. La réussite devant conduire au bonheur.
Or un des enseignements de la psychologie positive montre la relation inverse : en quoi le bonheur influence la réussite.
dimanche 27 mars 2016
Le jour où je me suis aimé pour vrai
Voici le texte lu par Charlie Chaplin à l'occasion de son 70ème anniversaire.
Il est attribué par Kim McMillen, femme écrivain américaine.
Que du bonheur !
Il est attribué par Kim McMillen, femme écrivain américaine.
Que du bonheur !
jeudi 24 mars 2016
Le positif dans les zones de turbulence
"Oui, mais ...", on la connait bien cette expression qui bien souvent se poursuit par "... ça ne va pas marcher" ou "... ça n'était pas top" ou "... on pourrait faire (encore) mieux" ou "... ça n'est pas si grave" quand l'auteur de cette objection exprime face à une suggestion d'action que l'objet de sa plainte est à relativiser; par exemple :
" - Je me sens très fatigué
- Va chez le médecin !
- Oui, mais bon, ce n'est qu'un petit coup de fatigue, ça ira mieux demain"
Oui, mais, il y a un "Oui, mais" plus positif, celui utilisé quand on est confronté à des zones de turbulence, qu'on en prend acte et que par ailleurs, on arrive à être en conscience que des événements positifs sont aussi présents, voire constater que ça aurait pu être pire. Et ceci, sans pour autant que cela relève de la méthode Coué.
Je donne quelques exemples qui me sont arrivés :
- On a cambriolé notre domicile. Oui, mais ... on a eu la chance de ne pas le retrouver vandalisé
- Mon avion a été annulé avec la grève des contrôleurs. Oui, mais ... j'ai eu de la chance de pouvoir trouver un billet pas trop cher pour revenir le lendemain en train
- Mon train allait partir quand une annonce du conducteur nous prévient que la tractrice connaît un problème de frein. Oui, mais ... le problème a finalement pu être réglé et au bout du compte je ne suis arrivé qu'avec une heure de retard, ce qui n'a pas été préjudiciable par rapport à mon agenda du jour
J'ai partagé d'autres turbulences ces temps ci, plus intimes, plus chargées émotionnellement, carrément selon la fameuse loi des séries. Ce n'est pas le lieu ici pour moi de les évoquer, mais à chaque moment de turbulence, j'ai pu apprécier qu'il y avait toujours une situation, un événement, une personne pour me faciliter la confrontation à la turbulence et d'une certaine façon à l'amortir.
C'est aussi une question d'interprétation des situations auxquelles on est confronté. J'ai vécu une autre forme de turbulence il y a quelques semaines, cette fois en avion. J'imagine que la plupart d'entre-nous trouvent cela inconfortable. Moi, aussi. Je me suis fait une réflexion qui ne m'avait jamais traversé l'esprit : les secousses vécues désagréablement en avion, certaines personnes vont en chercher des plus violentes dans les manèges de fêtes foraines ou autres parcs d'attraction. Et pourquoi ne pas fermer les yeux en avion en cas de turbulence et s'imaginer dans un grand huit ?
Bon, j'avoue que pour moi, ça ne m'aiderait pas à grande chose car je n'aime pas ces sensations.
Et pourtant, le fait de m'être fait cette réflexion m'a mis dans un état d'esprit qui m'a permis de vivre moins inconfortablement les turbulences qu'auparavant.
samedi 16 janvier 2016
Une citation, un ancien soldat, une fillette et 1 000€
En regardant le JT de France 2 de 20H vendredi 15 janvier 2016, j'ai été frappé par l'interview de Rob Lawrie, ancien soldat britannique jugé jeudi 24 janvier 2016 pour avoir tenté de faire entrer clandestinement en Angleterre Bahar Ahmadi, une fillette Afghane (à partir de 20mn39sec).
Rob Lawrie, qui menait une action humanitaire dans la jungle de Calais, avait plusieurs fois dû refuser au père qui lui demandait d'emmener sa fille dont il s'était pris d'affection. Elle devait être accueillie en Angleterre par de la famille de la fillette déjà installée en Angleterre.
Et c'est impulsivement, sans prévenir sa femme, qu'il a franchis le pas de ce geste à la fois altruiste et illégal selon les lois françaises et anglaises. C'est sa propre enfance dans un foyer d'accueil où il aurait bien aimé être secouru qui est remonté à la surface et a contribué à son geste impulsif.
Rob Lawrie, interviewé, exprime ses regrets d'un geste qu'il paye fort cher et qu'il aurait pu payer encore plus cher puisqu'il était menacé de passer par la case Prison. Tout en exprimant sa gratitude à la justice française pour le verdict clément de 1 000€ avec sursis.
Des regrets, non seulement parce qu'il considère avoir fait quelque chose de "mal et illégal", mais parce qu'il considère avoir ruiné sa vie et il appelle celles et ceux qui l'écoutent à ne pas suivre son exemple.
"Vous ne pouvez pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu'un".
Telle est la phrase qui m'interpelle particulièrement en l'écoutant. Vous savez, une forme d’uppercut qui sonne comme une évidence et une direction. Je me suis fait immédiatement la réflexion qu'il me fallait noter cette phrase et en faire quelque chose.
Ce matin, par curiosité, j'ai utilisé un moteur de recherche sur Internet pour voir s'il pouvait s'agir d'une citation, proverbe ou autre. Et effet, oui, il s'agit d'une citation attribuée à Ronald Reagan.
Certaines personnes aiment bien relayer des proverbes, citations, métaphores, verbalement ou par écrit, quelques fois illustrées par une belle photo. On en voit souvent circuler sur les réseaux sociaux. Elles peuvent faire du bien et nous rappeler à des évidences et influencer nos attitudes et nos comportements. Quelques fois, certaines peuvent nous interpellent particulièrement, voire font effet de révélation.
Rob Lawrie, lui a fait plus que citer, il est l'incarnation de ce proverbe. Et c'est à la fois avec tristesse et admiration que je l'ai vu exprimer des regrets alors même qu'un tribunal par sa clémence lui avait envoyé un message explicite de reconnaissance (oui c'était illégal, mais oui c'était aussi un geste humanitaire).
Rob Lawrie a payé cher cette période à Calais et son geste illégal : 30 000€ (une bonne partie de ses économies), il a perdu sa famille, sa femme qui l'a quitté (il ne lui en veut pas car il ne lui avait pas demandé son avis). Il se trouve a posteriori stupide mais sans pour autant renier son combat humanitaire. Il refuse ostensiblement le statut de héros ce qui me le rend d'autant plus sympathique.
Si le tribunal a eu un verdict clément, peut-être peut-on l'attribuer en partie au soutien dont Rob Lawrie a été lui-même bénéficiaire à travers des pétitions (dont une sur change.org ayant rallié 125 000 signatures) qui ont circulé de chaque côté de la Manche.
Puissent les soutiens perdurer permettant à Rob Lawrie de sortir de son sentiment actuel selon lequel il a ruiné sa vie.
En remarquant que d'autres lieux, d'autres lois, d'autres temps, d'autres mises en perspective en feraient/font un tableau où les regrets ne devraient pas avoir leur place.
Rob Lawrie, qui menait une action humanitaire dans la jungle de Calais, avait plusieurs fois dû refuser au père qui lui demandait d'emmener sa fille dont il s'était pris d'affection. Elle devait être accueillie en Angleterre par de la famille de la fillette déjà installée en Angleterre.
Et c'est impulsivement, sans prévenir sa femme, qu'il a franchis le pas de ce geste à la fois altruiste et illégal selon les lois françaises et anglaises. C'est sa propre enfance dans un foyer d'accueil où il aurait bien aimé être secouru qui est remonté à la surface et a contribué à son geste impulsif.
Rob Lawrie, interviewé, exprime ses regrets d'un geste qu'il paye fort cher et qu'il aurait pu payer encore plus cher puisqu'il était menacé de passer par la case Prison. Tout en exprimant sa gratitude à la justice française pour le verdict clément de 1 000€ avec sursis.
Des regrets, non seulement parce qu'il considère avoir fait quelque chose de "mal et illégal", mais parce qu'il considère avoir ruiné sa vie et il appelle celles et ceux qui l'écoutent à ne pas suivre son exemple.
"Vous ne pouvez pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu'un".
Telle est la phrase qui m'interpelle particulièrement en l'écoutant. Vous savez, une forme d’uppercut qui sonne comme une évidence et une direction. Je me suis fait immédiatement la réflexion qu'il me fallait noter cette phrase et en faire quelque chose.
Ce matin, par curiosité, j'ai utilisé un moteur de recherche sur Internet pour voir s'il pouvait s'agir d'une citation, proverbe ou autre. Et effet, oui, il s'agit d'une citation attribuée à Ronald Reagan.
Certaines personnes aiment bien relayer des proverbes, citations, métaphores, verbalement ou par écrit, quelques fois illustrées par une belle photo. On en voit souvent circuler sur les réseaux sociaux. Elles peuvent faire du bien et nous rappeler à des évidences et influencer nos attitudes et nos comportements. Quelques fois, certaines peuvent nous interpellent particulièrement, voire font effet de révélation.
Rob Lawrie, lui a fait plus que citer, il est l'incarnation de ce proverbe. Et c'est à la fois avec tristesse et admiration que je l'ai vu exprimer des regrets alors même qu'un tribunal par sa clémence lui avait envoyé un message explicite de reconnaissance (oui c'était illégal, mais oui c'était aussi un geste humanitaire).
Rob Lawrie a payé cher cette période à Calais et son geste illégal : 30 000€ (une bonne partie de ses économies), il a perdu sa famille, sa femme qui l'a quitté (il ne lui en veut pas car il ne lui avait pas demandé son avis). Il se trouve a posteriori stupide mais sans pour autant renier son combat humanitaire. Il refuse ostensiblement le statut de héros ce qui me le rend d'autant plus sympathique.
Si le tribunal a eu un verdict clément, peut-être peut-on l'attribuer en partie au soutien dont Rob Lawrie a été lui-même bénéficiaire à travers des pétitions (dont une sur change.org ayant rallié 125 000 signatures) qui ont circulé de chaque côté de la Manche.
Puissent les soutiens perdurer permettant à Rob Lawrie de sortir de son sentiment actuel selon lequel il a ruiné sa vie.
En remarquant que d'autres lieux, d'autres lois, d'autres temps, d'autres mises en perspective en feraient/font un tableau où les regrets ne devraient pas avoir leur place.
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